Star malgré lui de la Coupe du Monde Sud Africaine, la vuvuzela fait bien plus de bruit qu’elle ne l’aurait cru. Le bourdonnement de cet instrument incommode les joueurs, les entraîneurs et mêms les téléspectateurs. Les gardien ne se font plus entendre, les appels de joueurs non plus.
Quand aux entraîneurs, ils leur est impossible de donner leurs consignes. Côté téléspectateurs, la tentation de couper le son est grande tant le bourdonnement du vuvuzela pendant plus d’une heure et demi est assommant. Seul effet positif pour certains commerces, les bouchons d’oreilles sont en rupture de stock.
L’étymologie du nom est imprécise, soit du mot zoulou pour « faire du bruit », soit d’une onomatopée (« vou-vou ») imitant le son produit
Fabriquée à l’origine en étain, la vuvuzela s’est popularisée en Afrique du Sud dans les années 1990. En 2001, l’entreprise sud-africaine Masincedane Sport a commencé à commercialiser des modèles en matière plastique. Sa pratique nécessite un souffle puissant qui permet d’émettre un son monotone qui s’apparente à celui d’une corne de brume ou d’un barrissement. La vuvuzela est devenue un accessoire incontournable lors des confrontations entre les Kaizer Chiefs (équipés du modèle jaune) et les Orlando Pirates (équipés du modèle noir et blanc).
Néanmoins leur utilisation a pu susciter la controverse et est proscrite dans certains stades, car leur son assourdissant aurait tendance à perturber les joueurs et entraîneurs. De même, le son de cet instrument est tellement fort (pouvant aller jusqu’à 130 dB) qu’il peut provoquer des troubles auditifs chez la personne qui y est exposée durablement.
« Retour





