Autant le reconnaître tout de suite nous n'attendions pas un tel résultat. Vue la physionomie actuelle de l'OL on s'attendait à un petit 0-0 voire une courte de défaite. Résultat on a passé 2 buts en assurant un nul logique et valorisant suivant la seconde période et la profondeur du banc lyonnais. Le bilan est flatteur, en 4 rencontres 2 victoires et 2 nuls, 8 buts contre 3...

On a démarré dans une formation bancale avec un Clerc qui n'a pas démérité en remplaçant de Wiltord, tentant même une frappe et montrant peu de fragilité face à un tel adversaire. Mais Madrid a fait une grande seconde mi-temps lancé par Diarra (le vrai) qui s'est cruellement rappelé à nos bons souvenirs. Car cette volonté de vaincre qu'a insufflé le Malien me semble plus lyonnaise que madrilène. Lyon battu par ses propres qualités. Et puis Lyon, victime sans doute de l'accumulation des matches et des blessés, a trop reculé laissant un Carew seul comme jamais, jouant presque en 4-5-1.

Seul comme jamais, mais étincellant comme jamais aussi. La démonstration du Norvégien hier a fait taire tout le monde (moi le premier) et relancé les débats sur l'utilité de débourser 20 millions au mercato. Il a gagné tous ses duels, s'est imposé par sa vitesse, sa puissance (merci à la bonne appréciation de M. L'arbitre), mais aussi son sens du jeu et ses passes (sur le déboulé de Tiago par exemple). La dernière fois qu'on l'a vu comme ça c'était à l'avant-dernier Trophée des Champions contre... Auxerre. Alors soit il a un éclair de génie tous les 2 ans, soit il va vraiment devenir le Carew, le Mister John, qu'on exigeait et désespérait de lui.

Et pendant ce temps là , il y a Coupet qui ne sera jamais Ballon d'Or malgré mes euphories, mais qui à Lyon vaut tout l'or du monde.

Une fois de plus l'OL terminera premier de sa poule, le rendez-vous est pris avec l'Europe pour 2007, même jour même heure...