Il y a plusieurs façons de raconter le match d'hier soir, la façon optimiste du progrès qui parle "d'une rencontre globalement agréable", la façon didactique de l'Equipe qui nous explique que "sans enjeu pas de jeu" et la façon "Supporter Lambda" dont je faisais parti hier soir. 2 heures passées dans un stade qui a sonné creux malgré les 39000 supporters présents à assister à un bien mauvais match...

Lyon n'a pas été capable de créer du jeu et hormis une capacité de réaction qu'on lui connait bien pour aller égaliser rapidement, l'OL n'a rien montré d'intéressant. Tout l'inverse des roumains qui ont joué sur leur qualité pour tenir la dragée haute aux lyonnais durant toute la partie. Après tout, il y a peut-être des pays ou les bonus offerts par la champions league comptent plus que dans d'autres.

Pour ce dernier match pour du beurre, l'Olympique Lyonnais se présentait au coup envoi dans une forme inédite - malgré la familiarité de la charnière centrale - et je m'attendais à tout autre chose : de la jeunesse, de l'envie et du jeu... Au lieu de ça, une défense qui traine à se mettre en route incapable de protéger Grégory Coupet sur la première occasion roumaine, un milieu qui récupère des ballons mais qui ne sait pas quoi en faire et quelques débordements qui ne profiteront jamais à l'attaque.

Satisfaction quand même, le match d'Alou Diarra - buteur de la tête - qui est à créditer d'une bonne partie malgré quelques ballons perdus, certainement la conséquence de son jeu : tout en vivacité et en première intention. Et puis il y a Ben Arfa - le fils prodigue - dont le retour était très attendu hier soir et qui a sans doute fait de son mieux. Il est à l'évidence capable de faire des différences flagrantes sur son côté gauche mais il manque toujours cruellement de volume. Ben Arfa est définitivement un très bonne ailier, l'un des rares lyonnais capable de déborber et de centrer, mais il a toujours beaucoup de mal à faire la liaison avec sa défense comme le fait si bien florent Malouda. D'autant plus de mal à joindre les deux bouts lorsque l'arrière gauche s'appelle Jéremy Berthod, en petit forme hier. Je crois que j'aimerais bien voir Ben Arfa dans un vrai 4-4-2, plus proche de ses milieux et moins loin de son défenseur...

Au final une soirée très moyenne que les lyonnais ont sans doute déjà oublié. Mais sans se cacher derrière l'excuse de l'absence d'enjeu et vouloir passer trop vite à autre chose, il faut noter l'écart qui sépare le onze d'hier soir au collectif rodé que Gérard Houllier refuse de nommer équipe type. Celle qu'il a gardé au chaud pour dimanche.