Dhorasso est (était) un joueur de génie, un communicant de talent et maintenant un cinéaste de renom, du plateau de France 3 à la fausse exclu dans l’Equipe Magazine, parcours de l’ami préféré des journalistes en mal de personnages énigmatiques.

Je vous le dis tout net. Vikash Dhorasoo joueur, j’adore. Je vous le dit tout aussi net, Vikash et sa veste de chez Emmaüs sur France 3 pour vendre les mérites d’un film tourné en super 8 (au final c’est plus simple et moins compliqué on pardonne tout) ça me gave. En revanche, le flot médiatique qui accompagne la «sortie» de son film aurait certainement été un sujet de thèse pour Pierre Bourdieu. Oui, Vikash est le premier footballeur bobo des temps modernes. Un joueur qui se permet de se faire virer du PSG et qui crée une jurisprudence pour les autres clubs, un joueur qui nomme son film «Substitute » parce que Remplaçant c’est moins funky, moins ambiguë, et que le parler franglais, c’est parisien et dans la ligne de la boboattitude.

Alors j’entends de loin mais aussi de très près vos commentaires : «Facile de critiquer alors que tu n’as pas vu le film ». Et bien à tous ceux là , je répondrai que dans cette petite chronique je ne m’en prends pas à ce film mais à son acteur et à ceux qui jugent utile de lui donner cet espace d’expression. Je passerai également sur les fameuses informations qui ont circulé à Lyon sur ce joueur. Au final, je n’ai qu’un souvenir, celui d’une première rencontre avec ce milieu terrain le soir d’un match de Champion’s League dans la fameuse zone mixte. Et là , je vous le jure, Vikash ressemblait à tous les autres ténors de notre OL avec peut-être une coupe de cheveux, un sourire, et un vocabulaire un peu plus «élaboré» that’s all, le reste c’est de la branlette, et grâce à Zizou on est allé en finale !