Je sais que c’est facile de taper sur un co-président qui vient de se prendre une rouste dans le derby, mais pour l’avoir cotoyé de temps en temps en zone mixte, je peux vous dire que le « gars » est pas à la hauteur de la légende de l’ASSE, idem pour son acolyte.

« Nous balayerons devant notre porte » a expliqué Bernard Caiazzo à l’issue du derby avant de rajouter «qu’il n’avait pas encore l’expérience de son voisin de président » c'est-à -dire au bat mot plus de 15 ans de ligue 1. Voila enfin un aveu d’impuissance qui honore ce parisien venu s’occuper depuis peu de la maison verte. Sa stratégie de victimisation, son discours de « pauvre » mais aussi son cafouillage dans la gestion de Piquionne sont à mourir de rire. On dirait que ce chef d’entreprise, pourtant affairiste et qui a réussi dans le télémarketing, a fait l’impasse sur l’économie dans le football. Son discours nous parle toujours de valeurs, de sincérité, de terroir comme si lui était du peuple et que son voisin lyonnais puait le pognon.

Ce que Mr Bernard n’a pas compris, c’est que cette stratégie de victimisation n’est plus d’actualité dans un sport où la performance prime sur le sentiment. Que l’OM se batte pour conserver un joueur aussi talentueux que Ribery est une vraie ligne de conduite, que Bernard par souci d’éthique verte ne vende pas Piquionne à l’OL est une vraie connerie pour son club et pour son bilan financier. «L’écart se creuse et ne cessera de se creuser » avait aussi analysé ce brillant expert du ballon rond quand une nouvelle fois l’OL au stade de Gerland avait fait parler la poudre l’an dernier dans une complainte légendaire. Il faut dire que Mr Caiasso sait finalement à qui il s’adresse quand il sert ce discours anti-ol ou plutôt anti-aulas. Idem lorsqu’il se sauve de son fauteuil de la tribune présidentielle pour ne pas serrer la main à JMA ce samedi soir. Si cette tactique lui permettra aisément de devenir une star dans le Forez, sportivement cela ne permettra pas à l’ASSE de rattraper son retard, de revenir un jour en C1 et à nouveau de nous faire vibrer, malheureusement.