OL - A.S ROMA J-1 : sur un air de Juninho?
Par Benoit, lundi 5 mars 2007 :: Champion's league :: #693 :: rss
On avait beaucoup attendu de lui à l'aller et on avait un peu déchanté...Bousculé d'entrée par Mexès, largement cadenacé au milieu par la suite et finalement obligé de défendre avec toute l'équipe, Juninho n'avait pas réellement brillé à Rome. C'est sur, le brésilien a une revanche à prendre demain soir et je l'en crois capable. Non pas que j'ai une confiance totale et aveugle en ses qualités de joueur et en sa régularité dans les grands rendez-vous mais disons plutôt que ce serait réellement de circonstance, au sortir d'un superbe derby qu'il n'a pas disputé...
Bien entendu, il y a d'autres explications pour justifier la belle performance de samedi mais force est de constater que Lyon a fait preuve d'une belle "Juninho indépendance" à Geoffroy Guichard. Lyon a notamment surclassé ce derby grâce à sa capacité à récupérer des ballons et à gicler vers l'avant grâce à sa bonne utilisation des ailes. Källstrom en parfait relais sur la gauche, Tiago en pivot sur la droite et un Toulalan démultiplié pour boucher les trous, voilà (en partie) les clés du brillant succès du week-end passé.
Une recette tactique aussi inédite qu'efficace mais difficilement transposable en présence de Juninho, forcément titulaire demain. En effet, depuis quelques saisons déjà le brésilien a progressivement délaissé le travail défensif pour participer d'avantage à la construction offensive. Un replacement opportun compte tenu de ses qualités propres : frappe de balle, qualité de dernière passe et de dribble mais plus dangereux peut-être sur l'équilibre général de l'équipe.
Alors, pour faire mieux demain que Tiago et Källström réunis, montrer à Fred qu'il ne sait pas encore tout de la manière de frapper les coups-francs et enfin rappeler à ses supporters qu'il est le meilleur passeur du club, Juninho va nous sortir le grand jeu.
D'ailleurs, il n'est jamais apparu aussi indispensable que lorsqu'on avait imaginé pouvoir se passer de lui, c'est sans doute le "syndrome Zidane", la marque des très grands.




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