Nous y voilà . On le chuchotait depuis décembre mais cette fois tout le monde semble d'accord pour le dire. L'Olympique Lyonnais va bel et bien enfiler une sixième couronne nationale. Ce soir ou bien dans quelques jours - après tout peu importe - l'OL sera sacré champion et l'exploit sera le même aujourd'hui où demain. Un sixième titre consécutif - du jamais vu - est une performance historique, immense.

Une réussite au plus haut-niveau et sur tant d'années qui ne s'appréciera sans doute à sa juste valeur que dans quelques temps...Une fois les déceptions de l'année totalement dissipées et lorsque le temps aura fait de l'Olympique Lyonnais des années 2000 'un classique'. Un cru vintage comme le Saint-Etienne des années 70, ou le Marseille des années 90. J'imagine d'ailleurs assez bien les générations futures s'affronter sur PES 12 dans leur Playstation 6 avec un 'Classic OL' subtil mélange de Coupet, Anderson, Juninho, Edmilson, Essien, Malouda, Govou, Wiltord et sans doute Benzema et Ben Arfa ! Une forme de consécration moderne ultime...

Ce titre est libérateur, passer à côté c'était manquer l'occasion de rentrer dans l'histoire de ce sport. Un record que personne au club n'aurait pu aller décrocher autrement, ni ici ni ailleurs. Mais ce n'est pas pour autant une fin en soi, plutôt le début d'autre chose. La présidence Aulas n'a que 20 ans et le travail accompli depuis 1987 est colossal. Ces titres et ce record viennent ni plus ni moins valider une stratégie, un concept. Lyon est définitivement une place forte du football français et n'a cette fois plus rien à prouver. Marseille reste l'exception en matière européenne et il serait injuste de reprocher à un club tout juste entrer dans l'âge adulte de ne pas avoir encore gagné de titre continental. Ce n'est qu'une question de temps et Lyon a déjà son ticket pour la saison prochaine, assorti d'un budget avoisinant les 200 millions d'euros...Et tant pis s'il faut attendre le nouveau stade pour la coupe aux grandes oreilles, cela ne fera que profiter à plus de monde.

Pour ce soir, renouvelons simplement le souhait de pouvoir dire au revoir au Capitaine Cacapa, le moindre des honneurs pour l'un des rares lyonnais a avoir été de toutes ces conquêtes. Après seulement, nous irons faire la fête.