
Si la victoire d'hier fut si longue à se dessiner, c'est surtout à cause de la bonne opposition offerte par le Paris-Saint-Germain qui mériterait sans doute mieux que sa 15ème place actuelle. Une équipe parisienne entrée rapidement dans le match avec la volonté légitime de vaincre, forcément amère de ses récents passages à Gerland. Pressant très haut et capable de faire déjouer l'OL pendant près d'une mi-temps, Paris a dominé les 45 premières minutes de ce match sans pour autant inquiéter l'OL, très solide derrière avec cette défense là .
Une domination stérile donc, qui allait finalement offrir un contre à Sylvain Wiltord, stoppé irrégulièrement dans sa course par Armand. L'occasion pour Juninho de frapper un coup franc de plus, l'occasion pour Wiltord de se faire justice : une reprise victorieuse de la tête à bout portant. Wiltord n'est pas un véritable 9 mais il est à coup sur un véritable buteur...Un buteur qui finira d'ailleurs pas sortir sur blessure, comme les autres, ce qui ne manquera pas de relancer l'actualité des transferts.
Avec cet avantage acquis juste avant la mi-temps on pensait que le plus dur était fait pour l'OL mais Paris n'allait pas se résigner. Un nouveau schéma de jeu improvisé à la pause allait de nouveau géner considérablement les gones pendant 40 minutes. Au final il n'aura manqué que des bouts de mi-temps à Paris pour créer l'exploit. Hier soir, l'OL était prenable et le score final est flatteur, la faute à une démobilisation générale des parisiens qui avaient sans doute accepter le match nul un peu tôt et complétement anéantis par le but de Cris, l'autre buteur providentiel.
Car malgré la bonne disposition tactique mise en place par Gérard Houllier, Lyon ne s'est pas procuré beaucoup d'occasions de but. Si la défense n'a rien à se reprocher sur ce match, le milieu de terrain lyonnais a eu du mal a jouer proprement. Tiago en toute petite forme n'a jamais pu se hisser au niveau de Juninho , auteur de 2 passes décisives sur coup de pied arrêté, mais trop esseulé pour être décisif dans le jeu. Devant, si l'entente entre les 3 "ailiers" a permis de nombreuses permutations, on ne les a guère vu jouer à leur meilleur niveau au même moment.
Alors une fois encore c'est au jeu des remplaçants que l'OL a emporté la mise. Un milieu de terrain dynamité par les entrées successives de Ben Arfa et de Källström qui allaient apporter la technique et la vitesse nécessaires pour surprendre enfin ces parisiens bien regroupés. Le banc lyonnais fait toujours des miracles, Alléluia.