Olympique et Lyonnais - Blog 100% OL

Lyon en ligue 1

  Ligue 1 Orange Pts J G N P Diff 
 1   Lyon 73 36 22 7 7 +34 
 2   Bordeaux 71 36 21 8 7 +25 
 3   Nancy 60 36 15 15 6 +16 
 4   Marseille 58 36 16 10 10 +12 
 5   Saint Etienne 54 36 15 9 12 +9 
 6   Lille 53 36 12 17 7 +12 
 7   Rennes 52 36 14 10 12 +1 
 8   Le Mans 52 36 14 10 12 -2 
 9   Nice 49 36 11 16 9 +2 
 10   Lorient 48 36 11 15 10 -4 
 11   Caen 48 36 12 12 12 -6 
 12   Valenciennes 45 36 12 9 15 +4 
 13   Sochaux 44 36 10 14 12 -6 
 14   Monaco 44 36 12 8 16 -7 
 15   Auxerre 44 36 12 8 16 -14 
 16   Toulouse 39 36 8 15 13 -6 
 17   Lens 39 36 9 12 15 -8 
 18   Paris SG 39 36 9 12 15 -9 
 19   Strasbourg 35 36 9 8 19 -17 
 20   Metz 21 36 4 9 23 -36 

Il vaut mieux en rire

Le site officiel de l’olympique lyonnais toujours aussi créatif, innove cette année avec une nouvelle émission : « Parlons Foot ». Un supporter, un barman, un journaliste, une mauvaise lumière, un son pourri, un truc convivial version OL. Bref un vrai PLAGIAT de « on refait l’OL ». Ici, sérieux on se marre….

Je vais être court mais je trouve pas très fair play de la part de notre club préféré de ne pas nous avoir contacté avant le lancement de «Parlons foot».

On aurait tout à fait collaborer au concept, on est open ici, on serait toujours venu avec notre verre de «Côte», on aurait imposé le Café des Anges comme lieu de tournage et la gouaille de son patron…

Parce que là franchement une émission libre à l’intérieur d’un site officiel, montée avec en fond de la musique italienne version Mascarpone, le barman portant négligemment le maillot de Naples sur l’épaule on y croit pas une seule seconde.

C’est dommage parce que ce club, on l’a dans le sang. On sera toujours derrière lui pour le pire et le meilleur.

Et quand vos serviteurs travailleront un peu moins, ils auront à nouveau du temps pour se remettre autour de leur table, maillot sur les épaules également, pour bavarder, et surtout égratigner l’image d’un club toujours aussi performant mais qui confond gestion de l’image avec contrôle de l’image, manque un maillon dans l’organigramme c’est dommage….un truc qui commence par A et qui finit par R, quelques fois ça aide…

Alain Perrin ou l’émergence du syndrome de Peter

L’annonce du départ de Gérard Houllier ne nous avait pas vraiment attristé, l’arrivée d’Alain Perrin ne devrait pas changer notre état d’esprit, voila encore une vraie erreur de casting, l’OL décidément n’y arrivera pas.

L’OL était en crise de valeurs, Gérard Houllier y avait contribué avec force, résultats et quelques fois un peu de rage. Mais force est aussi de constater que l’ex-manager des Reds a réussi le pari du jeu et du sixième titre national avec quelques records à la clé. Ce bilan, qu’il faut respecter, ne peut pas effacer quelques décisions qui ont contribué à changer le climat au sein de la citadelle rhodanienne (plus d’interviews sur le parking par exemple). Inutile non plus de vous rappeler les différentes crises (Caçapa, Wiltord, Fred) qui ont émaillé cette saison, autant en 38 journées qu'en six ans…

Alors Alain Perrin dans tout ça c’est quoi ?

C’est un entraineur de Ligue 1 qui est parti de l’Olympique de Marseille qu’il avait amené à la Ligue des Champions, un entraineur de Ligue 1 qui a gagné la Coupe de France avec Sochaux, club légendaire de la même ligue 1, un entraineur de Ligue 1 qui porte un costard à rayures et des cravates de représentants de la grande distribution, bref un entraineur de ligue 1 pour un 7ème titre en Ligue 1…Pour le reste pas la peine d’en rajouter.

En revanche, ce choix est plus qu’inquiétant car il symbolise un manque d’ambition et surtout un manque d’audace. L’idée aujourd’hui que les dirigeants lyonnais se contentent de rester les rois en France tout en espérant du bout des lèvres d’atteindre le graal de la Champion’s League est évident. Bernard et Jean Michel sont contents, contents de leur entrée en bourse, contents de dicter leur loi, contents de penser qu’en restant 100% franchouillard ils vont parvenir à soulever la Coupe aux grandes oreilles, ils rêvent ! En somme ils ont atteint le fameux syndrome de Peter…

Trevor Allen

La limite de l’exercice

Avoir une chaine officielle est devenu un passage obligatoire pour un grand club. Y produire des programmes de qualité n’est pas une obligation, et lorsque on pousse le vice jusqu’à oublier des règles déontologiques de bases, on nuit à tout le monde. Parler de blague pour le dérapage de Barth c’est se tromper de pistes, le mal est plus grave encore.

Je ne vais pas en rajouter mais que l’on ne se trompe pas. Un journaliste qui officie pour une chaine officielle, un site officiel, un mag officiel, n’est pas un journaliste, c’est un communicant.

Avant de devenir la star de l’OL TV, Barth a été un talentueux animateur radio, super fort pour animer des tranches matinales comme il se doit c'est-à -dire avec de l’énergie, de la passion et peu de recul.

Barth aime son club, et le club le lui rend bien, mais c’est tout, le reste c’est du remplissage…

Alors ce dérapage, je suis tenté de dire qu’il fallait s’y attendre, parce que faire de la télé, c’est du boulot, du boulot de préparation, c’est un peu comme un journaliste face à une feuille blanche. Il faut un angle, des infos, de la recherche et une dose de talent.

Je ne prétends pas avoir une des ses qualités c’est pourquoi je me permettrai juste de rapporter que cette année quand Barth a fait la présentation du nouveau maillot de l’OL il était limite mais cela faisait rire son auditoire.

L’OL n'avait pas besoin de cela, il y a comme un grain de sable, s’agirait-il du syndrome de Peter ?

L’ambiance à Gerland a changé…

Il fut un temps où il était bon être journaliste à Gerland. Victoires, sourires, une floppée de joueurs à qui poser des questions en zone mixte, un président volubile, et surtout une équipe soudée plein d’entrain où vitesse ne rimait jamais avec précipitation. Ce temps a duré, le temps d’agripper des titres mais aussi quelques désillusions comme celle la saison passée à San Siro.

Mais ce temps a aussi changé depuis que le club est entré dans une nouvelle phase. Cette phase a commencé un après-midi d’une chaleur estivale, quand JMA a serré la main à Gérard Houllier. Depuis le club est entré dans l’ère de « je suis un grand club » avec ce que cela implique de manque d’humilité et de recul. J’en veux pour preuve le désert ce dimanche soir où seul Juninho est venu s’exprimer, on se serait cru dans les couloirs du Parc de Princes, coutumier de ce genre d’attitude. On arrêtera là la comparaison, puisque nos olympiens sont premiers alors que le PSG est plus que dans la zone rouge. Il reste que l’ambiance n’existe plus dans les coursives de Gerland, le groupe est coupée en deux, voir en trois, et Gérard a beau nous expliquer qu’il sera là en fin de saison on a du mal à le croire. Si cette fin de saison ne va pas nous enflammer, elle ne manquerait pas d’intérêt car il est clair que l’on est plus ou moins à la fin d’un cycle.

C’est assez paradoxal que l’année où le président réalise son rêve, son équipe semble lui fuir, un peu comme plusieurs de ses cadres qui devraient dire stop à l’aventure lyonnaise.

Trevor Alen, envoyé spécial à Gerland

Pathétique Mr Caiazzo

Je sais que c’est facile de taper sur un co-président qui vient de se prendre une rouste dans le derby, mais pour l’avoir cotoyé de temps en temps en zone mixte, je peux vous dire que le « gars » est pas à la hauteur de la légende de l’ASSE, idem pour son acolyte.

« Nous balayerons devant notre porte » a expliqué Bernard Caiazzo à l’issue du derby avant de rajouter «qu’il n’avait pas encore l’expérience de son voisin de président » c'est-à -dire au bat mot plus de 15 ans de ligue 1. Voila enfin un aveu d’impuissance qui honore ce parisien venu s’occuper depuis peu de la maison verte. Sa stratégie de victimisation, son discours de « pauvre » mais aussi son cafouillage dans la gestion de Piquionne sont à mourir de rire. On dirait que ce chef d’entreprise, pourtant affairiste et qui a réussi dans le télémarketing, a fait l’impasse sur l’économie dans le football. Son discours nous parle toujours de valeurs, de sincérité, de terroir comme si lui était du peuple et que son voisin lyonnais puait le pognon.

Ce que Mr Bernard n’a pas compris, c’est que cette stratégie de victimisation n’est plus d’actualité dans un sport où la performance prime sur le sentiment. Que l’OM se batte pour conserver un joueur aussi talentueux que Ribery est une vraie ligne de conduite, que Bernard par souci d’éthique verte ne vende pas Piquionne à l’OL est une vraie connerie pour son club et pour son bilan financier. «L’écart se creuse et ne cessera de se creuser » avait aussi analysé ce brillant expert du ballon rond quand une nouvelle fois l’OL au stade de Gerland avait fait parler la poudre l’an dernier dans une complainte légendaire. Il faut dire que Mr Caiasso sait finalement à qui il s’adresse quand il sert ce discours anti-ol ou plutôt anti-aulas. Idem lorsqu’il se sauve de son fauteuil de la tribune présidentielle pour ne pas serrer la main à JMA ce samedi soir. Si cette tactique lui permettra aisément de devenir une star dans le Forez, sportivement cela ne permettra pas à l’ASSE de rattraper son retard, de revenir un jour en C1 et à nouveau de nous faire vibrer, malheureusement.

Vikash, la bobo attitude

Dhorasso est (était) un joueur de génie, un communicant de talent et maintenant un cinéaste de renom, du plateau de France 3 à la fausse exclu dans l’Equipe Magazine, parcours de l’ami préféré des journalistes en mal de personnages énigmatiques.

Je vous le dis tout net. Vikash Dhorasoo joueur, j’adore. Je vous le dit tout aussi net, Vikash et sa veste de chez Emmaüs sur France 3 pour vendre les mérites d’un film tourné en super 8 (au final c’est plus simple et moins compliqué on pardonne tout) ça me gave. En revanche, le flot médiatique qui accompagne la «sortie» de son film aurait certainement été un sujet de thèse pour Pierre Bourdieu. Oui, Vikash est le premier footballeur bobo des temps modernes. Un joueur qui se permet de se faire virer du PSG et qui crée une jurisprudence pour les autres clubs, un joueur qui nomme son film «Substitute » parce que Remplaçant c’est moins funky, moins ambiguë, et que le parler franglais, c’est parisien et dans la ligne de la boboattitude.

Alors j’entends de loin mais aussi de très près vos commentaires : «Facile de critiquer alors que tu n’as pas vu le film ». Et bien à tous ceux là , je répondrai que dans cette petite chronique je ne m’en prends pas à ce film mais à son acteur et à ceux qui jugent utile de lui donner cet espace d’expression. Je passerai également sur les fameuses informations qui ont circulé à Lyon sur ce joueur. Au final, je n’ai qu’un souvenir, celui d’une première rencontre avec ce milieu terrain le soir d’un match de Champion’s League dans la fameuse zone mixte. Et là , je vous le jure, Vikash ressemblait à tous les autres ténors de notre OL avec peut-être une coupe de cheveux, un sourire, et un vocabulaire un peu plus «élaboré» that’s all, le reste c’est de la branlette, et grâce à Zizou on est allé en finale !

La ligue 1 est morte le 9 Février

Inutile de passer par quatre chemins. Toutes personnes normalement constituées auraient du comprendre que vendredi dernier, l’Olympique Lyonnais est devenu définitivement champion de France pour la décennie qui arrive.

En levant plus de 90 millions d’euros grâce à une entrée en bourse tonitruante, Jean-Michel Aulas a réalisé un coup de maître. D’une part, il a cloué le bec à l’ensemble des personnes qui pensaient qu’une telle opération était vouée à l’échec, d’autre part il a démontré que son modèle économique était une réussite puisque le raz de marrée sur les actions du groupe a été également souscrit par des organismes financiers tout à fait classiques. J’imagine sa joie, en ce vendredi historique et je n’ai pas honte de dire que je la partage un peu car le combat n’était pas gagné d’avance.

En revanche quelle tristesse de constater que le «microcosme journalistique footballistique » n’a pas lui compris l’ampleur du séisme que va engendrer cette introduction de Bourse totalement réussie. En effet, si on se focalise sur les 90 millions d’Euros, on peut minimiser l’évènement et se dire qu’après tout cette somme est à peu près l’équivalent d’un transfert conjugué entre Drogba et Essien à la virgule près. En revanche, si on en comprend toute la mécanique économique, et que l’on dissèque ce projet «industriel » on comprend vite que l’OL est prêt pour rempoter le titre pendant de longues années. Car en s’équipant prochainement d’un nouveau stade, l’OL va prendre une décennie d’avance de développement du loisir football. C’est un peu comme si tous les exploitants de cinéma en France étaient restés insensibles à l’explosion du concept du multiplex. Imaginez qu’un seul exploitant ait eu par une stratégie économique efficace le pouvoir de construire le seul multiplex en France !!!

C’est ce privilège que l’OL a obtenu.

Et ce privilège va en emmener d’autres que je vous aligne dans le désordre. Possibilité de nommer le stade, possibilité de louer le stade, possibilité d’exploiter les abords du stade, les parkings, etc..
En gros l’OL entre au même titre qu’Arsenal dans une ère nouvelle. Alors vous me direz que l’AJAX a fait de même et que ce n’est pas pour cela que l’AJAX aligne les titres de champion. Le hic, c’est qu’en Hollande, la concurrence sur et en dehors (marketing) du terrain existe, là où en France n’en déplaise aux amoureux du football d’antan on a pas voulu évoluer avec son temps.

Quand je dis évoluer, je dis pas en mal ou en bien, je dis juste suivre le cours de ce qui se fait de mieux pour être parmi les meilleurs. Cela Mr Aulas l’a compris depuis le début, et cette introduction n’est qu’un passage pour rendre inéluctable une victoire en Ligue des Champions et surtout une présence au haut niveau pour une période qui l’amènera jusqu’à se retraite et bien plus encore.