Milan Skriniar (Fenerbahce) au duel avec Corentin Tolisso (OL)
Milan Skriniar (Fenerbahce) au duel avec Corentin Tolisso (OL) (Photo by Cemal Yurttas / Anadolu via AFP)

Enjeu sportif, chasse à la revente, dispositif de sécurité... un OL - Fenerbahçe sous haute tension

Ce mercredi, l'OL reçoit Fenerbahçe au Parc OL pour jouer sa qualification en Ligue des champions. Au-delà de l'aspect sportif, la venue du club turc est une véritable organisation en dehors du terrain face à la ferveur stambouliote.

Il y a peut-être bien longtemps que l'attente ou même la montée en pression n'avaient été aussi importantes dans la capitale des Gaules. Nous ne sommes que fin août et pourtant, tout un club retient son souffle au moment de se projeter sur mercredi. Dans vingt-quatre heures, l'OL disputera certainement le match le plus important de sa saison. Assez paradoxal alors que la majorité des clubs français n'ont disputé qu'un match officiel, mais le club lyonnais en est déjà loin.

Il avait quatre étapes à franchir pour atteindre la Ligue des champions, il ne lui en reste plus qu'une. La plus difficile sûrement car tout reste encore à faire. Plus que jamais vivant face à Fenerbahçe après avoir ramené un nul de Turquie il y a une semaine, l'OL doit terminer le travail à la maison ce mercredi. Seule la victoire sera belle et les coéquipiers de Corentin Tolisso ont désormais 90 minutes pour y parvenir.

L'ambiance risque donc d'être incandescente au Parc OL au coup d'envoi de ce barrage retour disputé à 21h. Tout le monde a hâte d'être à ce moment fatidique et l'engouement a rapidement pris possession des supporters rhodaniens. Le nul à Istanbul a logiquement poussé à une mobilisation encore plus accrue. En gardant toutes ses chances, la formation lyonnaise a maintenu le suspense pour être dans la position espérée au moment de recevoir au retour. On vantait l'ambiance stambouliote il y a une semaine, celle décinoise ne devrait pas être mal sept jours plus tard. Comme avancé lundi, l'affluence dépassera les 50 000 spectateurs dans un écrin construit pour ce genre de rendez-vous.

Entendre de nouveau la musique de la Ligue des champions va faire hisser plus d'un poil chez les amoureux lyonnais et le stade va devoir jouer ce rôle de 12e homme plus que jamais. Paulo Fonseca l'a appelé de ses vœux samedi à Toulouse et va être plus qu'attendu. Il le faudra de toute façon pour résister à la folie turque, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Quand l'OL n'avait pu compter que sur une cinquantaine de braves fans à Istanbul, le parcage visiteurs du Parc OL sera plein à craquer. Près de 2 200 supporters du "Fener" sont attendus à Décines. Un soutien à travers les frontières, mais qui n'est pas sans rappeler de mauvais souvenirs à Décines.

Personne n'a oublié ce qui s'était passé en 2017 pour la venue de Besiktas et cela a servi de leçon, malheureusement pourrait-on presque dire. Car il est bien évidemment dommage qu'il y ait fallu un drame pour en arriver à anticiper ce genre de venue. Mais c'est bien ce qu'ont permis d'apprendre les affrontements entre supporters lyonnais et stambouliotes il y a bientôt dix ans. Une décennie plus tard, l'OL a rapidement souhaité prendre le taureau par les cornes pour éviter au maximum les débordements. Une billetterie cloisonnée aux plus fidèles (abonnés, membres MyOL et acheteurs réguliers) à raison de quatre places par personne, ayant rapidement fait grimper l'affluence attendue.

Néanmoins, malgré les différentes alertes lancées depuis maintenant deux semaines, la revente de billets à des supporters turcs a été traquée même si rien n'est infaillible. Mais, dans cette recherche d'apaisement et surtout d'éviter un climat hostile, le club a pu compter sur des supporters plutôt sur la même ligne directrice, certains n'hésitant pas à afficher sur les réseaux sociaux des comptes proposant de la revente.

Le risque zéro n'existe pas dans ce genre de cas et avec la forte communauté turque en France, mais aussi dans les pays limitrophes, il risque bien d'y avoir certains fans de Fenerbahçe dispersés un peu partout en tribunes. À eux de se tenir à carreau pour ne pas que la situation dégénère. Car s'il y aura de l'électricité dans l'air sur le terrain entre l'OL et Fenerbahçe, les autorités sont également sur le qui-vive. Les différentes réunions tenues depuis quinze jours ont donné lieu à un arrêté préfectoral ce lundi, avec un déplacement encadré du cortège turc, une interdiction de se déplacer aux alentours du stade et dans un périmètre plus large à Décines.

Les forces de l'ordre vont largement être mobilisées pour cette rencontre classée à 4 sur 5 sur l'échelle des matchs à risques, même si aucun chiffre précis n'a été communiqué. Et quelque chose nous dit que le moindre débordement pourrait donner lieu à des scènes que personne ne veut voir pour un match de foot. Tout un club se prépare à une soirée qu'il espère historique, non sans une pointe d'appréhension et pas seulement sportive...

1 commentaire
  1. Avatar
    brad - mar 25 Août 26 à 7 h 36

    Plus de 400 billets désactivés , ouverture de la chasse à la revente....

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