Interrogé par Le Progrès sur le choix du gouvernement de ne pas autoriser la reprise de la Ligue 1 avant août, Rafael estime que cette décision est "normale". En revanche, il annonce qu'une non-qualification européenne "sera difficile à accepter".
Plus de Ligue 1 jusqu'au mois d'août, c'est la décision prise par le Premier ministre mardi devant l'Assemblée nationale. "Depuis le début, je ne voyais pas très bien comment on allait pouvoir reprendre, il va y avoir des discussions à la Ligue, mais la décision du gouvernement me semble normale, estime Rafael dans les colonnes du Progrès. Le foot est un sport de contact, où l'on ne peut pas appliquer toutes les mesures d'hygiène et de distanciation. On était prêts à reprendre l'entraînement avec toutes les précautions le 11 mai. On s’entretient pour ça, c'est notre métier. S'entraîner par petits groupes c'était possible, mais jouer un match avec 22 joueurs, un vestiaire pour chaque équipe, ça allait être très compliqué."
"Il faut être le plus juste avec tout le monde"
Suivant le choix de la Ligue de football professionnel concernant le classement, l'Olympique lyonnais pourrait ne pas participer à une Coupe d'Europe la saison prochaine. "Si l'on est pas européen ce sera difficile à accepter, mais si on arrête à la 27e journée, on est 5e. C'est ce que je préférerais", annonce le latéral droit. De son côté, Jean-Michel Aulas milite pour disputer des play-offs cet été. "Dans de bonnes conditions, pourquoi pas, c'est mieux de finir une compétition, mais d'autres équipes, mieux classées, n'en veulent sûrement pas. Il faut être le plus juste avec tout le monde", déclare Rafael.
Le Brésilien envisage de rentrer au pays si la compétition ne redémarre pas prochainement. "Si l'on ne reprend que cet été, je pense rentrer au Brésil où on a une maison avec piscine pour les enfants." Il est également revenu sur la baisse des salaires pour les joueurs de l'OL. Le 18 avril dernier, le défenseur s'était agacé des informations révélées par le journal l'Equipe à propos de ces discussions. "Je ne veux pas donner des détails car ce sont des discussions internes. La dernière fois, quelque chose était sorti dans la presse et ça m'avait énervé. J'avais l'impression d'être le seul choqué. On a discuté entre nous et personne n'a chambré. Ce que je peux dire c'est que l'on a avancé sur un accord, c'est positif", annonce-t-il.

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