Douché par l'ouverture du score d'Elye Wahi puis réduit à dix à vingt minutes de la fin, l'OL a su se faire violence pour ne pas laisser passer l'occasion de prendre les commandes de la Ligue 1. Grâce à tout un collectif et donc à des choix stratégiques de Paulo Fonseca.
A dix secondes près et surtout quelques millimètres, le bilan aurait pu être bien différent ce lundi au moment de se replonger dans le match entre l'OL et l'OGC Nice. L'explosion de joie de Elye Wahi a été la hauteur du coup de froid qu'il a pris quelques secondes plus tard quand François Letexier a logiquement annulé l'égalisation du 2-2 pour une position de hors-jeu de l'Ivoirien. Quand ce dernier finissait tête basse, Mads Bidstrup, Felix Bacher ou encore Moussa Niakhaté laissaient à leur tour exploser leur joie d'avoir évité une catastrophe que tout un stade avait senti venir.
Fonseca : "Les joueurs m’ont donné une réponse magnifique"
Ce lundi, après en avoir fini avec la 7e journée de Ligue 1, l'OL est leader et n'a pas laissé passer sa chance. Mais cette quatrième victoire (2-1) de la saison en championnat n'a pas été de tout repos. Une ouverture du score niçoise un peu contre le cours du jeu à la 19e minute. Puis une exclusion de Keito Nakamura, plus maladroite que dangereuse, à vingt minutes du terme et donc cette fin de match avec la boule au ventre. Mais les coéquipiers de Corentin Tolisso pouvaient bien célébrer comme il le fallait avec les deux kops du Parc OL. Le contrat a été rempli. "Il y a des victoires qui sont beaucoup plus symboliques. C'était vraiment compliqué. On mérite cette victoire, qui plus est avec 25 minutes à 10 contre 11", soulignait Moussa Niakhaté après la rencontre.
Des changements défensifs pour faire front
On dit souvent que les victoires dans la douleur sont fondatrices et à l'OL, c'est peut-être bien l'élimination contre Fenerbahçe qui a eu un impact positif. Dans la désillusion de cette non-qualification, les Lyonnais ont cherché une force collective pour surmonter le contrecoup. "Pas une chose facile" comme l'a concédé Matthieu Louis-Jean, mais deux mois plus tard, le club lyonnais a plutôt bien relevé la tête. Nous ne sommes qu'à la mi-octobre et l'OL n'a encore rien gagné. Mais, dimanche soir, il a encore montré qu'un effectif peut-être moins talentueux mais avec plus de personnalité pouvait réaliser de belles choses. En infériorité numérique suite au rouge de Nakamura, la formation rhodanienne aurait pu exploser en vol, comme ce fut souvent le cas. "On a encore très bien réagi après l’expulsion de Keito. J’aime le caractère de ce groupe, qui est fort mentalement."
"Un groupe de 25-26 où tout le monde peut débuter"
Finalement, pour une fois, les changements défensifs de Paulo Fonseca ont porté leurs fruits avec Felix Bacher notamment. Même si tout n'a tenu qu'à un fil avec ce hors-jeu de peu de Wahi. Mais en faisant front, les Lyonnais ont apporté encore une réponse positive à leur coach. En faisant huit changements au coup d'envoi, Fonseca a encore joué la carte du large turnover. Pour la troisième fois en trois matchs, cela a débouché sur une victoire. De quoi donner de la confiance au coach mais aussi aux remplaçants habituels et ainsi créer "un groupe de 25-26 joueurs, où tout le monde peut débuter."
Alors oui, l'OL a eu ce surplus de chance avec un poteau et une barre pour les Niçois, en plus du but annulé. Et cela pousse d'ailleurs Moussa Niakhaté "à ne pas s'enflammer". Cependant, ce petit truc en plus peut laisser à penser à des lendemains heureux et pourquoi pas dès dimanche prochain au Parc des Princes.

" De la souffrance l'OL en a tiré sa force contre Nice"...
On n'en fait pas un peu trop ́là!
Avez vous vu la même deuxième mi-temps que moi qui était au Groupama hier soir ?
Dès le retour des vestiaires les joueurs n'ont plus touché le ballon et les crornerrs pour Nice se sont empilés ...Le résultat tient du miracle même si on peut louer la qualité défensive des Niakhaté et autre Bacher.
Je serais curieux de connaître le discours de Fonseca à la mi-temps !