OL Lyonnes poursuit sa marche en avant en Première Ligue. Samedi, il a encore gagné 5 à 0 face à Marseille, maintenant son rythme offensif effréné du début de saison. Mais Jonatan Giráldez aurait aimé que l'équipe appuie encore après la pause.
Quelle observation générale faites-vous après la large victoire 5 à 0 contre Marseille samedi ?
Jonatan Giráldez : "La première période est très positive. Je pense que nous avons bien identifié les avantages à exploiter avec Ada (Hegerberg) et Tabi (Chawinga). Mais après la pause, nous n'avons pas bien joué. On n'a pas eu beaucoup d'opportunités. On a toujours la volonté de faire un gros pressing pour attaquer avec de nombreuses joueuses.
Sauf qu'on a manqué un peu de patience pour occuper mieux les espaces de construction du jeu après le repos. Elles étaient trop éloignées les unes des autres. Au final, on marque encore cinq buts, mais dans le jeu, on doit mieux faire dans le second acte.
"Avec nos profils, on cherche à mettre en place des un contre un"
Le fait que Marseille essaie de ressortir de derrière vous a-t-il aidé à mettre en place votre pressing haut ?
Oui, particulièrement parce que les deux joueuses de côté pressaient sur Jule (Brand) et Wassa (Sangaré). Cela a provoqué des situations de un contre un entre nos attaquantes et les centrales. On a déjà rencontré plusieurs fois ce type de situations cette saison, notamment face à Chelsea. C'est pour ça qu'il n'y a pas eu beaucoup de combinaisons, mais plutôt des attaques rapides. Avec nos profils, c'est ce qu'on cherche à mettre en place.
Vous marquez énormément en début de rencontre, est-ce que vous donnez la consigne d'attaquer fort les matchs ?
On veut attaquer fort, oui. Mais le plus important pour moi est qu'on identifie rapidement les positions à occuper pour ensuite dénicher les espaces à exploiter. Ce n'est pas que pour l'intensité. Car au début, l'adversaire est capable de répondre. En première période, j'étais très satisfait, c'est ce qu'on avait travaillé la semaine : avoir des possibilités de un contre un à l'intérieur. Bien commencer un match est positif, mais le plus important reste de maintenir le même niveau tout au long de la rencontre. Plusieurs fois cette saison on a réussi à le faire, mais pas ce (samedi) soir.
"On comprend plus vite comment évolue l'adversaire et les espaces à attaquer"
Depuis le début de la saison, trouvez-vous que l'équipe parvient mieux à lire le jeu adverse ?
Je trouve que l'équipe a progressé dans ce domaine. On comprend plus vite comment évolue l'adversaire et les zones à attaquer. Et s'il faut corriger des choses, on y arrive assez bien également. Pareil pour l'aspect défensif. Marseille a modifié certaines positions, notamment dans les espaces intérieurs, et on a su permuter et s’adapter. Pour moi, c’est incroyable. Les spectateurs ne remarquent peut-être pas toujours ces ajustements, mais c’est essentiel pour maintenir une bonne dynamique.
Cela demande parfois du temps, mais on fait de la vidéo de manière collective et individuelle pour expliquer. L'idée est qu'elles parlent toutes la même langue sur le terrain. Maintenant, cela peut ne pas être toujours le cas. Le football est très variable, et c'est pour ça qu'il n'y a jamais rien de 100% identique. Dans ces cas-là, l'expérience et le vécu aident. À nous de poursuivre sur ce chemin car globalement, je suis content de notre niveau."
Avec David Hernandez.
