Dans l’attente de savoir si Teagan Micah poursuivra à OL Lyonnes ou non, Maria Luisa Grohs vient occuper un rôle de doublure derrière Christiane Endler. La gardienne va vivre sa première expérience en dehors de l’Allemagne après le Bayern Munich.
A OL Lyonnes, le poste de gardienne titulaire est de loin celui qui bouge le moins. Depuis cinq ans désormais, Christiane Endler occupe ce rôle de numéro 1. Si des critiques ont récemment pu s'abattre sur la Chilienne, cette dernière garde la confiance de Jonatan Giraldez. Pour ce qui est de sa doublure, c'est un peu les chaises musicales depuis 2021. Au moment de son arrivée, Endler a repoussé Sarah Bouhaddi sur le banc, avant que l'internationale française ne laisse sa place Holmgren. La Suédoise a enfin vu Laura Benkarth débarquer entre Rhône et Saône jusqu'en juin 2025. Lors de la saison écoulée, Teagan Micah a pris la suite, avec brio, avant qu'une commotion ne vienne la stopper jusqu'à la fin de la saison.
En fin de contrat, l'Australienne n'a toujours pas prolongé alors qu'OL Lyonnes a annoncé la signature de Maria Luisa Grohs. Pour l'ancienne gardienne du Bayern Munich, ce sera une grande première. Non pas comme doublure mais loin de l'Allemagne. "C’est une nouvelle grande étape pour moi, la première fois que je quitte mon pays. Munich est devenu ma maison ces dernières années. Je quitte donc un endroit où je me sentais chez moi, en espérant retrouver ce même sentiment ici."
A 25 ans, l'Allemande n'a signé que pour une saison, mais elle compte bien en profiter à fond. Pouvant compter sur sa compatriote Jule Brand, Grohs aura pour objectif de pousser Christiane Endler à se surpasser. Passionnée de musique, la nouvelle doublure des Lyonnes va vivre une expérience pas toujours facile à vivre dans l'ombre de la Chilienne. Mais Jonatan Giraldez a montré qu'il n'hésitait pas à faire appel à sa numéro 2, notamment dans des matchs de retour de trêve internationale. A Grohs de saisir sa chance.

HS - Les Fenottes, épisode 10 : "L'OL importe ses lionnes - Cinq internationales américaines, parmi les meilleures au monde, évoluent désormais à l’Olympique Lyonnais féminin." (L'Equipe, 20 avril 2005)
https://smallpdf.com/fr/file#s=44c13a6b-63e3-4122-9cbc-494e3fa3b27d
Le recrutement de ces cinq internationales américaines (Hope Solo, Danielle Slaton, Lorrie Fair, Aly Wagner et Christie Welsh) en janvier 2005 fut le premier "gros coup" de JMA, quelques mois après la création de la section féminine de l'OL par absorbtion du FCL (voir l'épisode précédent). Mails il fut trop tardif pour porter ses fruits : malgré une tripotée de victoires, l'OLF ne pourra pas complètement combler son retard initial et échouera finalement à la troisième place du championnat.
L'arrivée massive des Américaines a été très mal vue par les clubs concurrents, qui auront multiplié les réserves contre l'OL. Le 30 janvier, le MHSC, futur champion, parvient d'ailleurs à empêcher notre club de les aligner et remporte ce match déjà presque décisif pour le classement final.
Cette aventure américaine éphémère de l'OLF, qui n'aura duré qu'une demi-saison. a laissé néanmoins de très bons souvenirs à Wendie Renard :
« La venue des cinq Américaines Lorrie Fair, Danielle Slaton, Aly Wagner, Christie Welsh et Hope Solo, avait amené quelques chamboulements lors de la saison 2004-2005. On a eu la chance de jouer avec ces stars mondiales, qui étaient professionnelles et disposaient d’un vrai contrat. Je n’étais pas envieuse de leur situation, j’ai vécu ça comme une super opportunité.
On avait réussi à garder une bonne ambiance dans le groupe même si ça avait coûté la place de certaines. Comme celle d’Aurore Pégase, qui était titulaire depuis des années et n’avait jamais eu de concurrence à son poste de gardienne : elle avait été écartée avec l’arrivée de Solo.
Les Américaines avaient signé pour jouer, tout leur était un peu servi sur un plateau : elles se reposaient la journée quand nous, on arrivait à l’entraînement avec une journée de travail dans les pattes. On avait des rythmes complètement différents mais ça avait été une expérience très riche qui avait profité à l’équipe. »
(Le Progrès, 19 février 2023)