Certes déjà vainqueur de deux coupes, OL Lyonnes n'est pas rassasié. Il joue dans les prochains jours un quadruplé qui le ferait entrer dans l'histoire.
Dans beaucoup d'équipes, on se féliciterait déjà d'en être arrivé là. Pas à OL Lyonnes. Ayant remporté les deux coupes nationales, la formation rhodanienne dispute deux finales lors des neuf prochains jours (Ligue des champions et D1). En jeu, un possible quadruplé qui en ferait une des meilleures de l'histoire. Forcément, cela anime les joueuses, dont les plus anciennes, qui ont toujours connu cette ambition.
"On voulait faire quatre finales. On a réussi, maintenant, on vise les quatre trophées. C'est vrai que notre discours a évolué avec de nouvelles recrues et un nouvel entraîneur. On veut envoyer un message à tout le monde, montrer qu'on est là, qu'on progresse, comme nos adversaires", clamait par exemple Selma Bacha mardi.
Même celles moins expérimentées ont été contaminées par cet état d'esprit. "Notre dynamique est bonne, et on souhaite être dans cette continuité. On est dans nos standards, parce qu'à OL Lyonnes, on veut tout gagner, appuyait Melchie Dumornay. Les distinctions, c'est ce qui reste à la fin de l'histoire. Ça fait un moment qu'on n'a pas glané la Ligue des champions. On souhaite montrer qu'on s'est remises en question, qu'on a du caractère pour faire mieux que lors de la précédente confrontation (défaite 2-0 en finale en 2024, NDLR)."
"Deux matchs, c'est rien, mais ce sont les plus importants", Renard
Sauf que pour parvenir à réaliser cette performance remarquable, les Lyonnaises devront se défaire de sérieux rivaux. À commencer par le FC Barcelone, finaliste six fois de rang en Europe. Le choc de samedi à Oslo (Norvège) s'annonce tendu et disputé. "En arriver là, c'est bien, mais on ne peut pas s'en satisfaire. Maintenant, si le Barça est meilleur, on retournera au travail pour combler ce qui nous manque. Dès le premier jour avec Jonatan Giráldez, dans l'échange qu'on a eu, j'ai compris que cette année, on allait pas blaguer, avec davantage d'exigence et de boulot. Mais on a encore rien fait, soulignait Wendie Renard. À nous de concrétiser l'aboutissement de toute la saison. Deux matchs, c'est rien, mais ce sont les plus importants."
Un discours d'ailleurs similaire à celui du coach. "On a la possibilité de tout remporter. On arrive au moment le plus crucial, c'était l'ambition. Toutefois, ce n'est pas assez. On aspire à plus, martelait l'Espagnol durant le point presse en milieu de semaine. Il y a donc de la motivation. Ce sera à nous de montrer le même niveau de compétitivité."
"La saison n'est pas encore réussie. On a fait que la moitié", Bacha
Avoir déjà obtenu deux titres (comme les Catalanes), et donc participé à deux finales, peut-il aider ? "Oui, forcément. Paris (l'adversaire lors des coupes) est un grand club, ce n'est pas toujours évident de l'affronter. Elles ont grandi depuis notre premier duel en septembre (6-1). Mais la Ligue des champions, c'est au-dessus dans l'intensité. On s'entraîne pour ça. C'est bien de savourer aussi, car soulever des trophées, ce n'est pas facile. Mais ensuite, il faut vite se reconcentrer avec ces deux objectifs à aller chercher. La saison n'est pas encore réussie. On a fait que la moitié", estimait Selma Bacha.
Et en cas de succès au pays d'Ada Hegerberg, le groupe aura-t-il encore les ressources pour glaner la Première Ligue ? N'aura-t-il pas tout mis, au risque d'une décompression, pour retrouver sa couronne européenne ? "Non, je ne pense pas, réfutait Melchie Dumornay. Si on gagne, on va profiter, mais ça nous donnera encore plus envie de finir en beauté contre le Paris FC qui a su nous mettre en difficulté par le passé." Chaque chose en son temps cependant. Barcelone sera une bête particulièrement coriace à terrasser.

J'aurais pas dis "retourner au travail pour combler ce qui nous manque" , ce qui laisse entendre qu'après toutes ces années elles n'en auraient pas assez fait , que de toute façon pour Certaines l'axe de progression technique n'ira pas plus loin , elles sont au plafond de leur niveau....
Analyser et prendre de l'autre , c'est mieux ; quand bien même que l'autre te démontre qu'il est le plus costaud...
https://www.flashscore.fr/actualites/football-ligue-des-champions-femmes-cata-coll-avant-la-finale-de-ligue-des-champions-l-ol-lyonnes-a-de-tres-bonnes-joueuses-mais-le-barca-est-meilleur/2aToLfLq/
Si le discours de la gardienne du Barça dans cette interview résume l'état d'esprit de son équipe (et j'espère pour elles que ce n'est pas le cas), alors je ne suis pas sûr qu'elles aborderontt le match de la manière des façons : en gros, elle considère qu'il est parfaitement inutile de regarder aucun des matchs récents de l'OLL, car c'est juste "une très bonne équipe de contre-attaque" (!!!)
Il est clair que vous êtes une redoutable machine à gagner, mais attention à l'excès de confiance, mesdames les Barcelonnaises...
Elle n'a joué qu'une fois contre l'OL. J'ose espérer que ses coéquipières l'ont prévenu. J'ai trouvé les autres plus mesurées et plus intelligentes dans leurs propos. Peut-être presque un peu craintives.
J'espère bien ! Ou alors c'est juste du bluff. S'engager dans cette finale sans connaître au minimum les points forts de l'équipe adverse sur corners, ce serait presque suicidaire pour une gardienne de buts !
Un peu d'intox lancée lors d'un "show médiatique" organisé par le Barça... rien de nouveau dans le microcosme des "winners" 😜
Pour certaines ce peut être comme les "effets" d'un coach mental : je suis la meilleure, les autres en face sont fortes mais pas autant que nous... de toute façon nous n'avons pas la pression... nous avons déjà ce qu'il faut faire pour gagner ... etc... etc... 😇
C'est clair, OL Lyonnes ne verra pas le ballon, même si j'espère me tromper 🫣😰
🙏❤️💙
Félicitons à nouveau la LFFP qui a organisé la finale d'APL un 29 mai, soit 6j après une finale d'UWCL, pour un match décisif. Le Barça est champion depuis déjà plusieurs semaines. Je ne pense pas que ça aura un impact sur la finale UWCL, mais c'est une vraie bêtise de la part de la LFFP (les playoffs, d'une manière générale), sans parler des éventuelles défections. Il ne faut vraiment pas avoir les idées nettes. Ou n'avoir aucune confiance en les clubs français pour se qualifier en finale UWCL...
Une autre (très longue) interview d'Engen sur le même site : https://www.flashscore.fr/actualites/football-ligue-des-champions-femmes-ingrid-engen-avant-la-finale-de-ligue-des-champions-jouer-ce-match-a-oslo-contre-le-barca-c-est-vraiment-special/rRxTe9vR/
Avec tous les petits contenus partagés par les réseaux sociaux de l'UWCL, on apprend certaines choses. Par exemple, qu'Engen et Renard se tournent vers Ada lorsqu'il s'agit de faire descendre la pression. Ada, elle, vers Wendie, de qui elle dit que leur communication n'est même plus verbale désormais. Avec Le Progrès qui fait quelques articles sur certaines joueuses, les déclarations des unes et des autres, c'est top d'avoir davantage d'infos sur les coulisses, et ce que l'on ne voit pas derrière nos télés ou au stade. Tout ne se résume pas à un but, un contrôle réussi ou loupé...
Aucune volonté polémique dans mon propos, bien sûr, mais je trouve que l'arrivée de Michele Kang a bien modifié la communication vers l'extérieur... en lâchant beaucoup de chose sur l'organisation interne, en s'appuyant davantage sur les points forts qui soudent le club autour de ses "championnes", en exprimant les ambitions fortes aussi... pas uniquement en déclarations mais en montrant ses investissements et les actions positives de tout un staff reconstitué selon ses préceptes...
Un peu à l'américaine, certes, mais elle se donne les moyens et ne s'en cache pas 👏
Les dernières années d'Aulas sont catastrophiques en terme de communication et sur certaines décisions. D'un club pionnier et leader, nous sommes passés à un club has been en seulement quelques années. Les féminines en ont largement pâti à un moment ou le reste de l'Europe accélérait. Nous n'avons jamais capitalisé sur la première Ballon d'Or, ces 5 titres UWCL consécutifs, à l'image de la France d'une façon globale (et toutes les décisions footballistiques depuis 2010).
Les décisions qui ont été prises ont fait mal à l'équipe féminine. Le centre d'entraînement, tout juste OK en 2015 (déjà à l'époque très éloigné des standards de l'équipe M), complètement dépassé aujourd'hui, le stade situé si loin du centre alors que Gerland accueillait jusqu'à 25/30000 spectateurs pour un match d'UWCL, à une période ou le reste de l'Europe peinait à rassembler 1000 personnes !
Les résultats : une affluence décroissante. Un club dépassé sur les réseaux, peu de fidèles. Kang fait le chemin inverse, en voulant dédier un vrai centre d'entraînement aux féminines, un stade de taille moyenne, plus proche du centre-ville, et une communication enfin à la hauteur de ce que ce club et ces joueuses méritent. Il n'est jamais trop tard, mais le retard se compte en années, notamment au niveau des infrastructures, et la bureaucratie française ne va pas nous faire gagner du temps. Sortir victorieuses à Oslo serait une bonne idée pour relancer un cycle.