Le départ de Malick Fofana de l'OL s'est déroulé de manière totalement déroutante. Une dérive sur laquelle revient Baptiste Monveneur, chroniqueur pour Tant qu'il y aura des Gones.
Cet été, un cas a illustré les dérives du football actuel. Le dossier Malick Fofana, qui jusqu'au dernier jour du mercato ne savait pas où il s'engagerait, a fait la Une des journaux spécialisés. Entre Crystal Palace et Sunderland, le Belge a finalement opté pour les Black Cats, après avoir fait patienter les deux formations. Un choix qui semblait surtout guidé par les commissions que récupèrent Roc Nation, ses représentants. Le plus fou étant qu'il ait passé sa visite médicale à Lyon sans savoir où il irait ensuite.
Une histoire assez invraisemblable qui a fait réagir. Les dirigeants lyonnais, par la voix de Matthieu Louis-Jean, ont notamment évoqué un épisode "complexe". Lundi, dans Tant qu'il y aura des Gones, notre nouveau chroniqueur Baptiste Monveneur est revenu sur les à-côtés de ce foot business qui perd la tête. "Il y aurait beaucoup d'histoires à raconter. Pour mon cas personnel, quand j'étais en U14, j'avais simplement une photo de l'OL sur mon compte Instagram, et je recevais des messages de personnes qui voulaient me représenter. Ils me promettaient des contrats à plusieurs milliers d'euros avec des marques, a-t-il confié. Et à ce moment-là, même si j'avais des parents qui suivaient tout ça, j'ai failli dire oui. Si mon père n'était pas là, c'est peut-être ce que j'aurais fait."
"Certains jeunes se retrouvent sans club"
Ancien milieu de terrain à l'Académie, le jeune homme de 19 ans a passé six ans à Meyzieu, avant de quitter le monde professionnel. Il a exposé sur TKYDG son expérience personnelle. "Pour moi, ça s'est toujours très bien passé sur le plan humain. Mais on voit aujourd'hui de plus en plus d'individus émergents, qui ne sont pas encore installés, et qui, pour faire de l'argent, cherchent à prendre le plus de joueurs possibles, a-t-il expliqué. Ils ne s'intéressent qu'à ceux qui signent professionnel. Derrière, on arrive à des situations où les promesses ne sont pas tenues, certains jeunes se retrouvent sans club..."
Au-delà de la cupidité de certains, le processus pour sélectionner le bon représentant n'est pas toujours évident. "On ne nous impose pas un agent, mais il y a des déterminismes et des biais cognitifs qui font qu'on va se tourner plus vers l'un que vers l'autre, parce qu'on va nous vendre du rêve, du prestige, ou qu'il y a des beaux noms dans l'agence. On connaît effectivement la façade, la structure, mais on ne sait pas comment cela fonctionne à l'intérieur. Nous ne découvrons les gens que lorsqu'arrivent ces situations", a insisté Baptiste Monveneur. Un témoignage qui ne va pas arranger les idées reçues de cette industrie pas toujours rose.

C’est de la vermine! Les intérêts des agents sont à l’opposé de ceux des clubs et des joueurs… ils contribuent à détruire le foot. On peut toujours dire que certains sont respectables et créent une certaine valeur sociale mais les fondamentaux de ce métier sont tronqués. Il y a beaucoup trop d’incitations pour ces gens à vendre le plus possible et rentabiliser leur « écurie » à court terme : d’où des rotations de joueurs absurdes; à peine un marché fermé, le prochain s’ouvre; on oublie qu’un principe essentiel du football c’est le jeu collectif et donc la stabilité des équipes..bref quelle calamité .. au bûcher!
Alors, il faut raison garder.
Le métier d'agent est indispensable dans le foot professionnel.
Évidemment, on entend toujours parler des cas problématiques ou sulfureux. C'est oublier que la majorité d'entre eux font leur boulot sérieusement et sans faire parler d'eux.
Le cas Fofana, ce n'est pas qu'une problématique de représentant. C'est surtout un entourage toxique, car c'est ce dernier qui a poussé pour signer avec Roc Nation l'année dernière.
Ouais... On enfonce un peu les portes ouvertes et on fait semblant de découvrir qu'il y a une mafia bien organisée dans ce monde qui rapporte tant, et pas uniquement à ceux qu'on met en avant (les joueurs) qui ne sont que des marchandises et des homme-sandwichs (quoique les femmes le deviennent aussi).
Et cette mafia, ces mafias plutôt (elles se livrent parfois une guerre sans merci, toujours pour le fric), existent à tous les étages, jusqu'au plus haut, celui de la FIFA bien sûr...
Quelle surprise! Et quelle indignation benoite...
Totalement d'accord OLF...
Il faut pas avoir honte de dire à quelle point le foot pue la merde!
Et je suis tres poli..
Ok je me tais 😊
Olympien salut
J'irais même plus loin, avec autant de situations louches que font donc nos deux ministères celui des sports et celui du travail ??
On peut espérer pour faire avancer les choses que Mediapart le monde ou le canard mettent un jour des journalistes d'investigations dans tout ce merdier...
D'ailleurs pour rester dans le même registre c'est à dire cette mafia dans le foot, ou en est la justice avec le président mafieux du PSG ?
Salut Olympien First,
Attends, tu veux dire que... le foot est un monde de fric, et en plus, de fric sale ?
Les maquignons , c'est un peu la foire aux bestiaux .