L'OL a maintenant un cap. Avec la prise de contrôle officielle de Michele Kang et la nomination de Matthieu Louis-Jean comme directeur sportif, le club stabilise son organigramme. Une structure qui semble s'être renforcée depuis sa mise en place l'an dernier.
Du chaos peuvent parfois naître de bonnes choses. Depuis l'été 2025, un trio se dégage pour faire remonter la pente à l'OL, qui "était proche de la mort", ainsi que l'a rappelé Michele Kang. En réalité, ils sont plus que ça dans le sillage de la nouvelle actionnaire majoritaire, mais avec Michael Gerlinger (directeur général) et Matthieu Louis-Jean, l'Américaine incarne cette structure stable œuvrant à la réhabilitation financière et sportive du club. On pourrait même y ajouter Paulo Fonseca, arrivé en janvier 2025.
Un organigramme encore renforcé vendredi par la nomination de Matthieu Louis-Jean comme directeur sportif. "On dispose désormais de bases solides pour construire l'avenir, a affirmé la femme d'affaires. Ce ne sera pas facile, ça ne se fera pas du jour au lendemain. Nos ambitions sont claires : finaliser la restructuration financière, bâtir un modèle économique durable capable de couvrir nos coûts et retrouver l'excellence sportive, aussi bien avec l'équipe première qu'avec l'académie. On ne fera pas tout ça n'importe comment, comme ce fut le cas il y a deux ans. On va faire ça de manière durable et rentable."
Michele Kang, propriétaire pour combien de temps ?
Car malgré les efforts effectués par les dirigeants depuis douze mois, le chantier reste colossal. Michele Kang a été clair là-dessus. "Il n'existe aucune solution miracle à court terme. Comme pour toute restructuration, je pense qu'il faudra plusieurs années pour sortir de cette situation", a-t-elle prévenu. Pas de quoi la faire fuir, même si elle avait aussi un intérêt à se battre pour essayer de sauver ce qui peut l'être de sa mise de départ.
Elle a toutefois précisé qu'elle comptait bien rester un petit moment à cette place de propriétaire. Impossible aujourd'hui de prévoir combien de temps, mais elle a tenu à rassurer sur ce sujet. Car rappelons qu'elle est avant tout active sur le football féminin avec son groupe Kynisca. "Si j'avais voulu un projet de court terme, je ne me serais jamais engagée ici car d'autres sont mieux placés pour le faire. Je crois profondément dans la valeur et au potentiel de l'Olympique lyonnais. Je suis entrepreneure. J'aime construire et on ne bâtit jamais sur le court terme, a-t-elle insisté. Cela demandera du temps, même si vous êtes très bon."
Sur le plan sportif, il y aura a priori aucun changement sur la méthode et les moyens alloués. L'OL se tourne vers des marchés moins visités, des profils qui attendent d'avoir leur chance dans un championnat du top 5 européen ou à relancer. "Nous conserverons les mêmes ambitions avec un budget relativement similaire, a bien rappelé Michael Gerlinger. On va poursuivre avec une même stratégie, notamment sur le recrutement comme on a pu le faire l'année dernière. L'encadrement de la DNCG ne change pas nos plans puisque nous n'avions de toute façon pas prévu de dépenser davantage compte tenu de la situation économique du football français et des droits TV."
Chacun à sa place
Pour l'organisationnel, idem, les Rhodaniens ne bousculeront pas leur mode de fonctionnement. "Ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas être exposée publiquement. Aujourd'hui, je suis davantage sur le devant de la scène parce que c'est nécessaire. Je sais ce qu'il faut faire pour aider le club. Je vais probablement davantage m'impliquer mais je n'aime pas parler en public. Je crois qu'un bon dirigeant doit savoir déléguer et s'entourer de personnes plus compétentes que lui dans leurs domaines respectifs, a confié Michele Kang. Il faut les laisser bosser. C'est pour cela que Michael est ici. Aucune personne ne peut tout faire seule, c'est la meilleure façon d'échouer."
Du collectif, ce qui fait sens dans ce sport. "Nous poursuivons dans la même voie. Aujourd'hui, tout le monde travaille ensemble. Il n'y a plus d'individualisme et cette organisation fonctionne très bien, donc on ne va pas changer", a acquiescé le directeur général. Un état-major qui a plutôt obtenu de bons résultats jusqu'à présent, et qui a désormais pleinement la main sur l'Olympique lyonnais, débarrassé de l'ombre de John Textor. Même s'il faudra encore plusieurs saisons pour éponger ce lourd héritage.

Michèle Kang incarne le meilleur choix de J Textor , elle sait délèguer et pourrait nous emmener loin .