L’ADN OL, un état d’esprit sublimé aussi par les joueurs étrangers

Elément de langage entretenu depuis un long moment, l'ADN OL est quelque chose d'assez difficile à définir. Une chose est sûre, cet état d'esprit doit aussi être porté par les joueurs étrangers comme le passé l'a déjà prouvé.

Depuis la fondation du club sous son appellation actuelle en 1950, l'ADN OL a fait son chemin parmi les éléments de langage souvent entendus à Lyon et ailleurs. Néanmoins, ce terme reste difficile à définir car il englobe beaucoup de choses. Cet état d’esprit si particulier, qu’il faut côtoyer pour comprendre, est entretenu par l’Olympique lyonnais, notamment à travers sa formation.  

Dans “Tant qu’il y a aura des Gones” lundi, Karim Djaziri s’est essayé à l'explication du phénomène. “Pour moi, c’est ce sur quoi s’est reposé Jean-Michel Aulas dès son arrivée. Il a vu ce qui était bien à la formation [...] Cet ADN là, c’est ce qui est transmis aux jeunes, tu le retrouves dans l'excellence de la formation et aussi lorsque tu vois comment a évolué le club depuis le début de l’ère Aulas. Il s’est vraiment ancré pendant les années 2000 où Lyon gagne 7 titres consécutifs, a assuré l’agent. Les éléments de l’académie ont commencé à rêver et ils continuent encore. C’est ça pour moi l’ADN OL, c’est la réussite.


Un apport indéniable des joueurs étrangers lors des titres


Certes, l’ADN OL prend sa source parmi les garçons du cru, mais il est aussi prolongé par les joueurs venus de l’extérieur, et notamment de l’étranger. “Oui par rapport à un certain état d’esprit. On l’a vu avec Juninho, Cláudio Caçapa ou encore Edmílson. Tous ces gars ne venaient pas de Lyon ou du centre, et même Grégory Coupet, qui était à Saint-Etienne. Mais ils ont apporté cette mentalité : le dépassement de soi, l’osmose, jouer en équipe, avoir cet objectif commun, a détaillé Nicolas Puydebois. Je crois qu’on a perdu cette chose-là pendant un temps, où c’était plus des individualités qu’un collectif.” 

Tous ces footballeurs ayant rejoint l’Olympique lyonnais à un moment de leur carrière, en particulier dans les années 2000, ont amené quelque chose de différent, de plus, pour permettre à la formation rhodanienne de passer ce cap. “Les joueurs étrangers qui sont venus ont apporté la gagne. Ils se sont mis dans un moule en disant, on veut gagner. Mais cela vient car avant ça, d’autres ont fait monter le club, l’ont installé et après, tout s'est enchaîné”, a expliqué Karim Djaziri


La formation, pilier de l'ADN OL


Finalement, cet ADN OL est aussi un savant mélange entre Lyonnais et étrangers. Cela n’a jamais été aussi criant que lors de la décennie 2000 à 2010.  “Pour le premier titre, il y a Jérémie Bréchet, Sidney Govou ou encore David Linarès. Tous ces gars issus du centre et qui intègrent l’équipe par leur travail”, a rappelé notre consultant. 

Avec le retour d’Alexandre Lacazette, mais aussi un certain nombre de décisions prises par les dirigeants, on note la volonté de l’Olympique lyonnais de revenir à cet ADN OL. Le meilleur exemple est la prolongation d’Anthony Lopes, garant de cette mentalité rhodanienne avec ses plus de 20 années passées au club. “Anthony a cet état d’esprit là, cette notion de travail, de remise en question, a confié Nicolas Puydebois. Les Lyonnais sont des besogneux malgré tout et je pense que ça fait aussi partie de l’ADN.” Une notion qui a peut-être été un peu oubliée ces dernières saisons, avec pour conséquences des performances sur courant-alternatif. 

30 commentaires
  1. Lyon1950 - mar 14 Juin 22 à 9 h 59

    Reste-t-il un adn OL ?

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  2. westkanoute - mar 14 Juin 22 à 10 h 06

    On oublie souvent les joueurs français qui ne venaient pas de chez nous mais qui ont tellement apporté

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    1. OLand - mar 14 Juin 22 à 11 h 16

      Tout à fait d'accord ! Des Delmotte, Laigle, Violeau à une époque, des Malouda, Abidal, Reveillère à une autre...

      Au final, l'article devrait plutôt s'appeler :
      "centre de formation, français, étrangers : l'ADN OL existe mais n'est qu'un prétexte pour se cacher derrière un recrutement moyen sans grande plus-value sportive ces dernières années")

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  3. Darn - mar 14 Juin 22 à 10 h 27

    L'ADN OL, c'est un élément de langage et rien de plus. Tous les clubs veulent gagner, et si possible gagner avec des mecs du crû.
    C'est comme les "valeurs du club", quel qu'il soit ; en gros, ce sont toujours les mêmes, et globalement les valeurs du sport en général.
    Mais bon, si ça peut motiver les troupes...

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  4. Philippeb - mar 14 Juin 22 à 11 h 12

    Darn assez d'accord.
    Le retour à l'ADN OL est pour moi une façon de gérer la crise des finances en optimisant les ressources sportives et en essayant d'insuffler une dynamique. Dit autrement, du marketing.
    Ce n'est pas une critique, c'est plutôt bien joué, quand ça va mal( financièrement et sportivement) il faut revenir aux fondamentaux. Et dans le passé ça a plutôt bien fonctionné.
    C'est quand même essentiellement du discours parce qu'on ne s'en était pas tant écarté que ça. En grande partie on continue la politique des années passées, joueurs du centre de formation + achat de jeunes à potentiel ( Lepenant) +quelques joueurs expérimentés libres sur le marché ( Lacazette).
    Donc pour moi un changement dans la continuité avec une volonté de remobilisation des troupes. Et puis ça met les supporters en face de la réalité, les moyens sont limités et se contenter de bien figurer.
    Il faudrait que le coach regarde la réalité en face aussi.

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  5. le_yogi - mar 14 Juin 22 à 11 h 20

    Article intéressant, qui relativise un peu le chauvinisme qui viserait à faire penser qu'on peut tout éclater avec notre seul centre de formation.
    Prochaine démystification: la culture de la gagne 🤪

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  6. OLVictory - mar 14 Juin 22 à 11 h 30

    A chaque fois que quelqu'un se lance dans une définition de "l'ADN lyonnais" il décrit des valeurs communes que devraient avoir chaque partie prenante de l'OL. Et pas d'héritage ou de transmission de compétences.
    Soit l'expression est très mal choisie, soit tout le monde se trompe sur son sens.

    Aulas lui-même a donné sa vision de l'ADN lyonnais, avec ces mots : "Travail, formation, humilité, respect du blason, orgueil, revanche, sortir du confort, courage, état d'esprit conquérant…," Nous sommes très loin d'une quelconque question d'ADN, le président a parlé de savoir-être et pas de patrimoine génétique.

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  7. GoNL - mar 14 Juin 22 à 11 h 35

    Ce ne sera pas que du marketing si ça se traduit par des faits simples:
    - arrêter d’acheter des joueurs moyens quand on a un niveau équivalent chez les jeunes (Henrique, J. Lucas,…)
    - un DS sur l’ensemble des équipes pour une cohérence et planification d’ensemble.
    - ne pas garder un jeune dans sa dernière année de contrat (bordel assuré…. Cherki)
    - un 4-3-3 (argument uniquement personnel)
    - 2-3 brésiliens dans l’effectif. L’OL a toujours gagné avec des brésiliens. Ils forgent une identité OL
    - arrêter de viser la LdC comme condition économique: non, on est là pour gagner des titres
    - quoi d’autre?

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  8. Olyonn@is - mar 14 Juin 22 à 11 h 45

    l'ADN OL c'est un jeux offensif avec beaucoup de combinaisons de passes,une défense solide,des joueurs du cru,avec un centre de formation performant,des Brésiliens,des joueurs techniques,un public fidèle et exigeant.(parfois très bruyant en coupe d'Europe)L'OL est un club avec une forte identité avec des anciens joueurs toujours passionné par le club et super identifié à celui ci(Di Nallo,Lacombe,Juninho,Garde,Delmotte,Cacapa,mais il y en a plein d'autres)Il y a un vrai attachement de très nombreux anciens joueurs au club.Le club va encore grandir,espérons le(qu il ne devienne pas comme St Etienne à toujours ressasser son passé 🙏).

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  9. juliosaro - mar 14 Juin 22 à 12 h 07

    L'ADN Lyonnais pour moi se retrouvait vraiment dans les années 90, avec en en point d'orgue la deuxième place derrière NANTES.
    Un entraineur qui avait éclaté à lyon en tant que joueur, Jeannot TIGANA, malgré son accent marseillais, il aimait vraiment le club et était reconnaissant sur ce que le club lui avait apporté en tant que joueur et par la suite en tant qu'entraineur, pour moi le meilleur entraineur que l'on ait eu.
    des jeunes du cru: Maurice, déplacé, N Gotty, Roche, des cadres expérimentés: Olmeta, amoros, Roy,
    des jours intégrer à l'OL comme Franck caviar GAVA ou Marcelo ! des pépites du club comme GIULY!
    je pense que l'on devrait s'inspirer de cette période là ....

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  10. Philippeb - mar 14 Juin 22 à 13 h 07

    Mais tout ce que vous décrivez n'a pas tellement changé. Aulas s'est attaché à faire de l'OL un grand club par ses structures et en diversifiant les sources de revenus , mais il a toujours gardé un adn Lyonnais, à travers un centre de formation important et performant, en manifestant beaucoup de considération pour les ex joueurs, et en intégrant beaucoup de coachs passés par l'OL, en tant que joueurs, ceci aussi bien dans les équipes de jeunes que dans l'équipe une et dans les féminines. Rien que dans les dernières années, Fournier, Garde, Maurice, Genesio, Juninho, Bompastor.
    On peut dire que le retour d'Alex Lacazette est un renforcement de cette politique parce que le coup est important et l'histoire belle, mais pas un changement fondamental.

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    1. Olyonn@is - mar 14 Juin 22 à 13 h 55

      J'espère que cet ADN Lyonnais perdurera dans le temps après l'ère du Président Aulas,et qu'on ne se retrouvera pas comme Bordeaux ou dans une moindre mesure Nantes...

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    2. OLVictory - mar 14 Juin 22 à 14 h 50

      En parlant d'ex-joueurs ou plutôt de futurs ex-joueurs, ça m'a fait bizarre d'entendre que l'on serait dans l'espérance de voir Lopes faire toute sa carrière à l'OL, Ponsot avait l'air de tenir ceci comme un objectif. Mais jusqu'à ce jour, c'est tout à fait exceptionnel qu'un joueur finisse sa carrière chez nous et je n'ai jamais senti le club très demandeur pour qu'il en soit autrement. Même pour des légendes du club, il m'a semblé que l'on ne leur proposait rien d'intéressant pour qu'ils restent.

      Je ne me rappelle même plus le dernier à avoir fini sa carrière chez nous. A part des cas exceptionnels genre Mapou ou Fofana je veux dire… Il faut sûrement remonter aux années 80…

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      1. MICAL - mar 14 Juin 22 à 15 h 29

        Mignot peut-être. Il était ensuite devenu entraîneur ,mais il y a longtemps😒

      2. OLVictory - mer 15 Juin 22 à 9 h 34

        Oui, bien vu, fin de carrière à l'OL en 67.
        Si on est obligé de remonter si loin, ceci démontre à quel point toutes ces belles déclarations sur l'ADN sont des foutaises de la communication de l'OL.
        Si les joueurs partent ailleurs pour finir leur carrière, ça signifie que l'on n'a rien à leur proposer à l'OL.
        Je ne peux pas croire qu'aucun joueur n'aurait pu apporter quelque chose aux autres sur les trente dernières années. Pas un n'est resté !

        Je suis allé voir un club à "ADN", Bilbao, ils ont plus de 15 joueurs qui y ont fini leur carrière en vingt ans. Malgré ce mot mal choisi, l'ADN d'un club ne tombe pas du ciel un beau matin, il se cultive en regardant et en suivant les exemples des joueurs plus expérimentés.

  11. stylo - mar 14 Juin 22 à 14 h 07

    tiens... mon message a été supprimé

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    1. Olyonn@is - mer 15 Juin 22 à 10 h 41

      Pourquoi?

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  12. Philippeb - mar 14 Juin 22 à 14 h 58

    Oui parce que la plupart du temps les joueurs finissent leur carrière en signant dans un club de seconde zone qui paie très bien où dans leur pays (ou leur club) d'origine

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  13. Cicinho - mar 14 Juin 22 à 17 h 25

    L'ADN lyonnais c'est pas surtout d'accepter plus facilement de faire 5ème avec lesjeunesdu crû plutôt qu'avec des recrues à la mords-moi-le-nœud de plusieurs millions pour des mecs qui expliquent à leur première interview qu'ils sont là pour aller voirplus haut? Si c'est ça, ça marche sur moi 😂🤣

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  14. piedicortedigaggio - mar 14 Juin 22 à 21 h 16

    Bientôt, un ADN américain.

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  15. Dufduf - mar 14 Juin 22 à 21 h 31

    Le titre de l'article est pourri

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    1. XUO - mar 14 Juin 22 à 21 h 55

      Dis nous en quoi le titre est pourri.
      En revanche pour " besogneux " Puydebois aurait pu trouver une autre formule, du genre " durs à la tâche "

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      1. Dufduf - mar 14 Juin 22 à 23 h 24

        Ben déguste l'expression " l'ADN (c'est) un état d'esprit" et dis moi si elle signifie quoi que ce soit . Ensuite, à quoi sert "aussi" après "sublimé" : à rien .
        Enfin , l'ADN mis à toutes les sauces , c'est bien ennuyeux

      2. XUO - mer 15 Juin 22 à 8 h 48

        Ok avec toi pour "aussi" qui est une verrue, ce qui , d'entrée m'avait sauté à l'oeil.
        La signification de l'ADN est évidente, c'est une marque de fabrique, mais répétée à l'envi je la trouve présomptueuse. Pour moi, c'est plus qu'ennuyeux, je dirais fâcheux.

      3. OLVictory - mer 15 Juin 22 à 9 h 16

        ...

  16. Dufduf - mar 14 Juin 22 à 21 h 41

    Ah , ben le texte aussi...
    Petit détail, il faut que Puydebois ( sympathique gardien que j'ai supporté comme il convient ) use mieux de sa langue maternelle car "besogneux" c'est plutôt péjoratif

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    1. OLVictory - mer 15 Juin 22 à 9 h 23

      C'est péjoratif, c'est sûr, mais il y a aussi une idée de mérite de la personne.
      Un besogneux est quelqu'un de pas très talentueux qui peut réussir par sa volonté et ses efforts.
      Évidemment, cette notion de mérite est de plus en plus péjorative, ce qui transforme le sens du mot besogneux.
      Moi j'aime bien les besogneux et les méritants en foot (comme ailleurs), les Violeau, Ferri, Gonalons, Balmont, Delmotte… Une équipe sans besogneux est une équipe sans âme, sans fond de jeu. Il n'en faut pas trop, mais deux ou trois joueurs pour faire le sale travail dans une équipe, c'est nécessaire.

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      1. XUO - mer 15 Juin 22 à 10 h 21

        Ceux que tu cites ne sont pas des besogneux, ce sont des hommes de devoir. Comme tu l'indiques, ils sont nécessaires pour eux- mêmes mais aussi pour l'équipe par leurs vertus exemplaires.
        J'ai lu plusieurs fois ici que Ferri était " un bon petit soldat ". Comme c'est condescendant ! Et à chaque fois, je n'omettais pas de préciser : " mais quand Ferri boat, l'OL coule " . Ferri était et reste plus qu'un exécutant. Et Delmotte, qui était un secoueur de palmier devenu cadre technique.
        A l'étage en dessous, je ferais apparaître les besogneux qu'on désigne souvent sous le terme de " bourrins ". Ceux-là, beaucoup trop nombreux, ne méritent pas que je les cite. Ils satisfont peut-être leur entraîneur mais ne font pas honneur au football.
        Je pourrais citer un exemple plus probant encore : Luis Fernandez. Je le connais très bien depuis qu'il était môme, de par mon métier et ma famille. C'est un gars qui avait un sacré toucher de ballon. Quand il a commencé sa carrière au PSG, il savait qu'il ne fallait pas jouer à vouloir concurrencer Susic, Dahleb et autres. A l'évidence, il fallait qu'il soit mangeur de ballons. Idem pour l'EdF. En remplaçant Genghini, il apportait un meilleur équilibre à l'équipe.

      2. OLVictory - mer 15 Juin 22 à 10 h 41

        Oui "homme de devoir" est bien dans l'idée aussi et sans doute plus juste que besogneux.

    2. Olyonn@is - mer 15 Juin 22 à 10 h 37

      J'adorais Toulalan un besogneux qui ne rechignait pas à la tâche et avait même un don de soi,quand il taclait on aurait dit qu'il se transcendait pour toute l'équipe.

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