Fabio Grosso lors d'OL - Lorient
Fabio Grosso lors d’OL – Lorient (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

Avant Rennes - OL, Grosso n’a toujours pas trouvé la bonne formule

Arrivé voilà presque deux mois à l’OL, Fabio Grosso semble continuer à faire des tests. Ces changements de joueurs et de systèmes n’aident pas à installer une continuité dans une équipe qui cherche des certitudes dans la course au maintien.

20 titulaires différents, 22 joueurs au total. Avant de se rendre à Rennes ce dimanche (17h05), on ne peut pas dire que Fabio Grosso n’a pas effectué une large revue d’effectif. Depuis son arrivée à l’OL, l’entraîneur italien n’a voulu laisser personne de côté. Comme il est coutume lorsqu’un nouveau coach débarque, ce dernier cherche à connaitre les forces et les faiblesses de son groupe. Deux mois après avoir posé de nouveau les pieds entre Rhône et Saône, Grosso semble toujours être dans cette phase d’audit.

Quand une lutte pour le maintien aurait laissé supposer une volonté de s’appuyer sur un groupe restreint, l’Italien continue de convoquer entre 23 et 25 joueurs à chaque rencontre. Une volonté de concerner tout le monde et en même temps la création possible d’une frustration à l’intérieur du vestiaire, à ne pas savoir sur quel pied danser. “J’ai l’impression qu’il tourne un peu en rond. Il a aligné une équipe trop défensive à mon goût contre Metz, note Yohan Gomez, ancien milieu formé à l’OL. Il fallait de l’allant, de la qualité technique, et ce n’est pas ce qu’on a vu."

"On me disait que j'étais trop rigide avant"

Dans son envie de voir tout le monde et de se faire une vraie opinion, Fabio Grosso a peut-être perdu du temps. Il a aussi probablement perdu certains joueurs, n’adhérant pas à sa philosophie. Toujours très diplomatique au moment de prendre la parole, l’ancien latéral n’a pas manqué d’envoyer des messages vendredi en conférence de presse. "Celui qui n'a pas envie de rester sur le bateau peut me le dire, on fera sans lui." Néanmoins, il est difficile de savoir si certains joueurs peuvent déjà commencer à chercher un autre avenir. Duje Caleta-Car et Ainsley Maitland-Niles ont les profils adéquats, mais les deux anciens de Premier League seront là Rennes, pas Johann Lepenant.

Il est difficile d’y voir vraiment clair dans le jeu de Fabio Grosso et cela se ressent sur le terrain. Avec quatre systèmes de jeu différents au coup d’envoi, l’entraîneur lyonnais n’a pas trouvé encore la bonne formule. Il le concède lui-même. "Avant, on me disait que j'étais trop rigide, et maintenant, c'est le contraire, a déclaré le technicien. Je change d'organisation, mais je garde les mêmes principes de jeu. Je ne suis pas encore arrivé à trouver la solution, mais on a les idées plus claires par rapport à ce qu'on a mis en place."

Le problème Cherki à régler

Ce dimanche, à Rennes, Fabio Grosso devra faire sans Clinton Mata. De quoi remettre en cause le 3-5-2 proposé dimanche dernier face à Metz ? Contre la bande à Bruno Genesio, la victoire est forcément recherchée, mais par les temps qui courent, un point serait déjà une bonne nouvelle. Avoir un système défensif ne serait pas surprenant au contre de Metz où les trois points étaient clairement recherchés. Seulement, Fabio Grosso continue de naviguer à vue avec un problème de taille : Rayan Cherki.

Adepte du 4-3-3, le technicien ne peut se permettre cette formation avec le meneur sur le terrain. Il n’a pas plus tenté cette mission dans son dispositif lors de la dernière journée. Mais Fabio Grosso se remue les méninges, conscient que la technique de Cherki pourrait bien amener quelques solutions offensives à l’avenir. "L’équipe n’est pas facile à mettre en place. D’autant qu’on a un joueur spécial avec Rayan, qu’il faut savoir bien utiliser. Il est à l’aise dans le cœur du jeu, donc ce n’est pas forcément propice au 4-3-3. On veut l’améliorer pour qu’il trouve sa place, mais même en n°10, il doit aider l’équipe."

Une équipe en course pour le maintien a besoin de certitudes. À l’heure actuelle, ce n’est pas le cas à l’OL, même si Grosso n’a "pas vu de progression en match, mais j'en ai vu à l'entraînement. On est en train de progresser, mais ce n'est pas facile de le montrer en championnat." C’est pourtant en Ligue 1 que les points comptent.

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