Défaite de l’OL au Parc des princes le 26 octobre 2026. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Face au PSG, un OL "rigoureux" mais trop "limité" a fini par plier

L'OL a tenté de reproduire plus ou moins la même stratégie qu'en avril dernier, lorsqu'il était venu gagner au Parc des Princes. Mais il a manqué trop de choses lundi pour refaire le coup au PSG (défaite 2-0).

On se demandait qui seraient les Afonso Moreira et Endrick de l'OL lundi face au PSG. On se souvient que les deux joueurs avaient posé de gros soucis aux Parisiens en avril dernier au Parc des Princes (succès 2-1). Paulo Fonseca, puisqu'il ne peut plus s'appuier sur eux, a donné les clés du camion offensif à Ernest Nuamah et Julien Duranville. Pour les accompagner, nous avions encore Khalis Merah en faux avant-centre, ce qui était déjà le cas au printemps.

Malgré des changements à la marge, l'Olympique lyonnais a, en gros, tenté de reproduire la même formule qui avait marché précédemment. "On est un peu partis sur la même stratégie que la saison passée. Je trouve qu'on a bien travaillé cette rencontre, en apportant quelques modifications, a confirmé Moussa Niakhaté en zone mixte. Ça leur a posé des problèmes. mais à la fin, il y a la lucidité et le talent pur en face qui parlent." Cette dernière phrase qui résume finalement assez bien le duel du 26 octobre.

Si les Rhodaniens avaient su frapper très vite et très bien défendre presque jusqu'au bout lors de leur dernière visite au Parc des Princes, ils ont cette fois-ci eu moins de réussite. Julien Duranville ou Zachary Athekame n'étaient pas si loin de faire pencher la balance avant la pause, mais il en aurait fallu un peu plus pour venir à bout de ce Paris Saint-Germain qui avait envie de reprendre la première place de Ligue 1. "Le résultat (2-0) est plus que logique. Il n'y a pas photo entre les deux formations aujourd'hui", reconnaissait d'ailleurs notre consultant Nicolas Puydebois dans le débrief de Tant qu'il y aura des Gones.

Pourtant, du côté des principaux acteurs, on trouvait des aspects positifs auxquels se raccrocher. "Le PSG est toujours fort, sa qualité est très grande, mais je pense que stratégiquement, tactiquement, on a fait un bon match, se défendait Paulo Fonseca. Défensivement on leur a posé beaucoup de difficultés et offensivement, on a eu aussi des occasions, mais les aptitudes individuelles ont fait la différence."

Les coéquipiers de Corentin Tolisso n'ont pas triché, mais l'écart s'est fait à l'usure, avec un banc francilien qui a validé les changements de Luis Enrique. "On a beaucoup couru, on s'est dépensés. On voulait vraiment ramener quelque chose de ce déplacement. Nous avons eu des opportunités pour ouvrir la marque, les regrets sont là-dessus. Ils avaient la possession. C'est toujours décevant quand tu fais autant de sacrifices sans ballon. Quand on voit leur premier but, ce n'est pas dû à un manque physique, mais à une perte de balle et au talent de Senny Mayulu, constatait Moussa Niakhaté. On sait que c'est un bel adversaire, comme il l'avait déjà montré face à Barcelone (4-2 mardi en Ligue des champions)."

L'OL pouvait-il faire mieux ? Quelles étaient les solutions chez les remplaçants pour changer potentiellement la dynamique de la confrontation ? Offensivement, hormis sur deux ou trois coups, on a compris qu'il aurait du mal à faire plus face à un club qui évolue dans une autre cour. "Vous parlez du Barça et de Manchester City (lui aussi battu 4-2), et on a posé plus de difficultés défensivement au PSG que ces deux rivaux, mais nous n’avons pas leurs qualités. Jusqu’au but, presque tout était parfait, mais on a passé beaucoup de temps sans le ballon. Ils ont le meilleur collectif du monde", observait Paulo Fonseca.

Ça n'excuse pas tout, mais les absences de Keito Nakamura, Lois Openda et Pavel Šulc limitaient forcément le danger pour les défenseurs parisiens. Ça n'aurait peut-être rien bouleversé au final, mais ces trois éléments pouvaient être la touche qu'il manquait pour s'opposer davantage au champion d'Europe. "Il faut un point d'ancrage, quelqu'un qui fasse avancer le bloc et qui garde les ballons. Et pourtant, malgré ça, tu as les meilleures actions en première période. Sans un grand (Matveï) Safonov, tu peux mener au score. L'équipe était très disciplinée, très rigoureuse défensivement, mais ça reste limité, estimait Nicolas Puydebois. Sur 90 minutes, c'est trop difficile." Contre un opposant d'un autre calibre - Angers samedi - on s'attend à voir autre chose. L'Olympique lyonnais se doit de rebondir après ses deux revers.

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