Farès Bahlouli
Farès Bahlouli (@FC Metal Kharki)

"Ma mère ne voulait pas que je retourne en Ukraine", dévoile Farès Bahlouli

Exilé en Ukraine depuis plus d'un an, Farès Bahlouli n’a pas quitté le pays malgré la guerre. L’ancien milieu offensif de l’OL a même changé de club et joue la Conférence League.

A l’image de sa carrière, Farès Bahlouli aime prendre le contrepied. Pendant que la plupart des joueurs étrangers ont rapidement fui l’Ukraine pour trouver un nouveau point de chute en Europe occidentale, le joueur offensif a décidé de jouer les prolongations. Après avoir quitté le pays au début de la guerre, l’ancien joueur de l’OL a repris le championnat ukrainien. Non pas avec le FC Metal Kharkiv mais avec le SK Dnipro-1 qu’il a rejoint durant l’été.

Avec son nouveau club, il joue depuis le début de la saison la Conférence League avec un camp de base en Slovaquie. Farès Bahlouli, qui était intervenu sur le plateau de Tant qu'il y aura des Gones avant le début du conflit, est revenu sur les raisons qui ont fait qu’il est resté jouer en Ukraine.

"Tout simplement parce qu’on avait instauré une belle relation avec plusieurs cadres du Metalist, qui sont aussi allé à Dnipro : le coach, son adjoint et le directeur sportif. Ils ont cru en moi, m’ont fait confiance et ont tout fait pour me remettre sur le devant de la scène, a-t-il détaillé au Parisien. Il était naturel que je leur rende la pareille quand ils m’ont dit qu’ils avaient besoin de moi."


"Mon fils a reconnu son ancien terrain avec un grand cratère au milieu"


Ayant pris domicile à Kosice en Slovaquie à la frontière, Farès Bahlouli estime que le football ukrainien s’est adapté à cette guerre avec des matchs arrêtés et parfois "30 à 45 minutes dans des bunkers au moment où les sirènes retentissent". Si la logistique est lourde avec des longs déplacements en bus et des contrôles aux frontières très strictes, l’ancien Lyonnais assure que ses coéquipiers ukrainiens sont désormais fiers que le peuple ait pris les armes.

Et qu’en pense sa famille basée à Lyon ? "Au début, c’était compliqué quand j’ai annoncé que j’allais rejouer en Ukraine. Pour ma mère, c’était un "non" catégorique. Mais maintenant que je suis sur place et que je les ai rassurés. Pour ma femme, c’était compliqué aussi, mais elle est censée me rejoindre très prochainement avec mes enfants."

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