Deux jours après l'attaque contre le bus de l'OL à Marseille, Dejan Lovren a fait part de ses craintes. Celles-ci s'étendent à la société française plus généralement.
Ancien joueur du Dinamo Zagreb, de Liverpool ou du Zénith Saint-Pétersbourg, Dejan Lovren a vu passer de nombreuses ambiances chaudes. Pourtant, les événements survenus à Marseille dimanche ne sortent pas de sa tête. Interrogé par la chaîne de télévision croate RTL, le défenseur central de l'OL s'est dit "vraiment choqué", depuis deux jours. "J’ai vécu beaucoup de choses dans ma carrière, mais jamais quelque chose de pareil", a-t-il reconnu.
L'attaque du bus de l'OL a entraîné une violente blessure au visage de l'entraîneur Fabio Grosso. Douze points de suture lui ont été posés et trente jours d'ITT lui ont été accordés. "Ils nous ont littéralement jeté des pierres et lorsqu'ils ont cassé presque toutes les vitres, ils ont commencé à lancer des bouteilles", raconte Dejan Lovren à la télévision croate.
"Ce n'est pas une vie normale"
Après avoir été en proie à de l'insomnie dans la nuit de dimanche à lundi, le défenseur central veut désormais surtout alerter les autorités. "Cela aurait pu se terminer tragiquement et si quelque chose ne change pas, la prochaine fois sera une tragédie encore plus grande." Une fois l'annonce de l'annulation du match, il avait déjà été l'un des premiers joueurs à dégainer son téléphone pour demander des sanctions.
En plus du caillassage marseillais, Dejan Lovren s'interroge plus globalement sur l'ensemble de la société française. Après avoir été victime de cambriolage, le Croate emploi un gardien devant la porte de son domicile. "Je pense que les lois doivent être modifiées de toute urgence. C'est complètement fou. [...] Je ne sais pas comment un homme peut vivre ainsi, ce n'est pas une vie normale. J'ai le sentiment que je vis quelque part loin à l'Est, pas en Europe." Revenu à Lyon en janvier dernier, après après une première pige entre 2010 et 2013, le natif de Zenica se sent "menacé à chaque pas".

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