À la différence de la stratégie utilisée à Prague il y a quinze jours, l'OL n'a pas fermé le jeu à proprement dit contre Fenerbahçe. Et cela a permis à la formation lyonnaise d'être bien plus solide.
On leur promettait l'enfer, ils en sont sortis à peine amochés. Mardi soir, les joueurs de l'OL ont certainement livré le match qu'ils espéraient pour le barrage aller de Ligue des champions. Dans un stade plein à craquer et prêt à exploser sur la moindre incursion stambouliote, les Lyonnais étaient loin d'avoir les éléments en leur faveur. Et c'est pourtant de cette hostilité qu'ils en ont tiré leur force. À la mi-temps de ce barrage, c'est "toujours du 50-50" pour Loïs Openda car il n'y a eu qu'un nul à la sortie de ces 90 minutes à Istanbul.
Seulement, l'OL est quand même très loin du scénario catastrophe qui lui était promis au moment de se rendre en Turquie. A-t-on surestimé Fenerbahçe et sa pléthore de noms ronflants ? Peut-être bien, mais l'inverse ne doit pas être vrai désormais au moment de se projeter sur le match retour. A l'image de l'égalisation de Mason Greenwood, cette équipe turque possède le talent suffisant pour faire d'un semblant d'occasion un but.
Un oubli et cela se paie cash
Alors, mercredi prochain, la formation rhodanienne devra faire ce qu'elle a fait du côté asiatique du Bosphore, mais en mieux. Cela veut donc dire une victoire qui ramènerait l'OL en C1, six ans après. Si le trio Fofana - Openda - Nuamah a montré qu'il avait tout pour mettre à mal cette défense assez lente du "Fener", c'est bien collectivement et défensivement que le salut passera. Critiqué depuis le début de la préparation, ce secteur a plutôt bien répondu présent mardi soir. Il n'y a pas eu de clean-sheet et cela montre qu'il faut une attention de tous les instants. Un manque d'agressivité sur le porteur, un ailier n'ayant pas le même entrain défensif que durant le premier et cela se paye cash. L'OL a payé pour le voir.
Un milieu quadrillé
Seulement, la prestation collective a clairement été à la hauteur de l'événement. Le rythme tranquille de N'Golo Kanté et ses coéquipiers a certes aidé à se montrer bien en bloc, mais les Lyonnais ont montré un peu de ce qui faisait leur force la saison passée, notamment dans les grosses affiches. Pas de défense à cinq, mais un 4-3-3 bien compact avec spécifiquement un gros abattage du milieu Morton - Tessmann. L'Anglais et l'Américain ont d'ailleurs eu le droit à quelques louanges de leur coach à la fin du match. "Ils ont fait vraiment un bon match, ils ont fait ce qu’on avait préparé, en étant rigoureux offensivement et défensivement. Mais tous les joueurs ont fait un bon match."
Les offensifs ont apporté leur pierre à l'édifice défensivement
Il y a forcément des choses à redire dans cette prestation à l'image de certains sauts de concentration (Kluivert, Abner, Tolisso) qui auraient pu coûter cher, mais l'OL a retrouvé cet allant collectif où tout le monde défend pour son coéquipier. "J'aime beaucoup parce qu'il fait beaucoup d'efforts sans le ballon, et c'est très important. Il a vraiment une mentalité de vainqueur et c'est ce qu'il nous faut dans l'équipe", soulignait Corentin Tolisso au moment de parler de Loïs Openda.
Si Moussa Niakhaté aurait aimé "un peu plus d'étincelles" offensivement, le vice-capitaine ne pouvait omettre de rappeler que Malick Fofana et Ernest Nuamah ont effectué un gros travail de repli pour soutenir Ainsley Mailtand-Niles et Abner. Cela a souvent fonctionné jusqu'à cette 47e minute. Mais quand tout un groupe tire dans le même sens, la vie est bien plus facile. L'OL voulait son match référence, il l'a en partie eu mardi soir.
