Confronté au départ surprise de Paulo Fonseca, l’OL doit revenir au terrain ce jeudi soir face à la Real Sociedad. Au moment de tourner la page de l’entraîneur portugais, le club lyonnais mise sur la fameuse union sacrée.
De notre envoyé spécial à Saint-Sébastien.
Ils sont tous entrés en ordre de marche. Mercredi soir, dans l’auditorium du stade d’Anoeta, la délégation de l’OL n’a pas été très surprise de voir les visages qui se présentaient à elle. Délaissée par les journalistes locaux, la conférence de presse de Jorge Maciel et Dominik Greif avait un petit goût de Lyon, les suiveurs de l’OL, dont Olympique-et-Lyonnais, représentant l’ensemble de l’assistance. Du coup, le message prenait encore un peu plus de valeur quand Matthieu Louis-Jean, Michael Gerlinger, Daniel Congré et Jean Sudres ont emboîté les pas du coach et du portier.
Pas forcément une nouveauté puisque cela est généralement le cas lors de chaque déplacement européen. Seulement, dans la situation actuelle, voir tout l’état-major présent à Saint-Sébastien avait une toute autre portée. Il ne manquait que Michele Kang, mais on le sait, la propriétaire ne veut pas s’immiscer dans le sportif. Ce qui ne l’a pas empêché d’être elle aussi déçue de voir Paulo Fonseca mettre les voiles en plein milieu de saison.
« Le club est le plus important »
Ce départ est un échec et qu’importe les circonstances que l’on peut donner au désormais nouveau coach du Sporting Portugal, la direction a pris un coup de massue. Quand bien même elle a le bon rôle dans l’histoire si l’on peut dire, elle paie le pouvoir laissé à Fonseca durant tous ces mois. Sur le plateau de « Tant qu’il y aura des Gones », notre consultant Nicolas Puydebois n’avait pas manqué de fustiger l’absence de communication dimanche dernier après Angers (2-0). Quand le directeur général était en vacances, le directeur sportif avait préféré rester dans l’ombre.
Ce fut le cas aussi mercredi puisque les entraînements réalisés à Décines permettent de ne pas avoir à partager plus que la demi-heure de conférence de presse. Néanmoins, il y a bien eu cette prise de parole sur la chaîne du club et le discours tenu par Jorge Maciel ressemblait fortement à celui de tout un club. Comme Jean-Michel Aulas aimait souvent le rappeler, l’état d’union sacré est déployé entre Rhône et Saône et les mots sont plutôt forts pour réussir à tourner la page. « Je suis là pour le club, je suis engagé par l’OL, pas par l’entraîneur. C’est la chose la plus importante. Pour moi, mais aussi pour les joueurs. Le club est au-dessus de tout. »
« C’est un groupe spécial »
Le discours du coach portugais est loin d’être anodin après que son compatriote ait joué pour beaucoup la carte individuelle. C’est en équipe que l’OL veut se relever de ce séisme, en attendant l’arrivée d’un nouveau coach. Cela commence dès ce jeudi (18h45) face à la Real Sociedad. Et si le club veut tourner la page, il ne compte pas repartir d’une feuille blanche. Car trop de bonnes choses ont été faites jusqu’à là pour tout envoyer balader. « Ils étaient touchés, oui, mais eux aussi ont touché les gens car c’est un groupe spécial. On doit respecter l’héritage du coach qui s’en va car il y avait des résultats. Mais on n’a pas de temps à perdre, on doit aller de l’avant. »
En misant sur Jorge Maciel pour assurer l’intérim, l’OL a choisi un homme « qui connaît (son) rôle ». Celui de chercher le meilleur pour la pérennité du club. Et cela passe par des bonnes performances, notamment sur la scène européenne.






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