Jean-Michel Aulas, président de l'OL, en conférence de presse
Jean-Michel Aulas, président de l’OL, en conférence de presse (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

OL : Jean-Michel Aulas fustige la "qualité des terrains" du foot féminin français

Dans le cadre de la 6e édition des ateliers ”Impulsion Politique et Coordination Stratégique (IPCS)”, Jean-Michel Aulas a dressé un état des lieux du football féminin en France. Le président de l’OL, qui vise celle de la future Ligue Professionnelle, estime que les conditions ne sont pas favorables au développement.

En ce moment, Jean-Michel Aulas passe presque plus de temps à Paris qu’à Lyon. Face aux affaires qui touchent la FFF avec la démission de Noël Le Graët et le futur en suspens de Corinne Diacre, le président Aulas voit ses journées rythmées par le football féminin français. Lundi, le président de l’OL était à Créteil pour participer à la 6e édition des ateliers "Impulsion Politique et Coordination Stratégique (IPCS)" organisés par le Ministère des Sports. Aux côtés d’Amélie Oudéa-Castéra, Ministre des Sports, Jean-Michel Aulas a dressé un état des lieux du football féminin en France et des axes de progression à améliorer pour combler le retard pris sur des pays tels que l’Angleterre ou l’Espagne.

En plus de la création d’une Ligue Professionnelle, dont il souhaiterait prendre la tête et qui pourrait être votée en juin, le Lyonnais estime que la diffusion de la D1 féminine ne rend pas service aux téléspectateurs ainsi qu’au diffuseur (Canal Plus) qui a mis des millions d’euros sur la table. "Le championnat féminin de première division est diffusé en France, mais nous n’avons peut-être pas toujours donné les moyens aux diffuseurs de le retransmettre dans les meilleures conditions." Alors que les droits TV arrivent à échéance, Jean-Michel Aulas souhaite se calquer sur le système masculin avec des sommes vues à la hausse et qui permettront le développement à tous les étages et notamment au niveau des infrastructures.

Aulas veut vendre un meilleur produit avec la Ligue Professionnelle

Samedi, Gérard Prêcheur et Patrice Lair, adversaires en Coupe de France pour Bordeaux - PSG, n’avaient pas manqué de critiquer le terrain sur lequel avait évolué l’OL quelques heures plus tôt face à Reims. La pelouse, ou plutôt le synthétique rémois, ont eu raison d’Amandine Henry. Sortie à quelques secondes de la fin, la milieu lyonnais souffre d’une entorse du genou et sera absente pour les six prochaines semaines.

Un coup dur pour les Fenottes et le président Aulas n’a pas manqué de prendre cet exemple des quarts de finale de la coupe pour pointer du doigt ces améliorations à venir, tout en brandissant une menace d’exclusion. "Les terrains qui accueillent les joueuses, notamment dans le cadre de la Coupe de France féminine, ne sont souvent pas adaptés et ne seraient pas acceptés pour la compétition masculine. Il y a une différence incroyable dans la régulation pour l’acceptation des terrains entre le football masculin et féminin. C’est une responsabilité de la Fédération, et cela doit impérativement changer."

Face aux cris d’alerte lancés par certaines joueuses dont de nombreuses Lyonnaises, le message semble avoir été entendu. Il est juste dommageable que cette prise de conscience intervienne après que l’avance prise aux débuts des années 2010 a fondu comme neige au soleil.

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