Échaudé par les derniers évènements concernant John Textor, le fonds d’investissement Ares pourrait bien mettre hors jeu l’Américain. Le fonds d’investissement réclame les 250 millions d’euros qui manquent dans le prêt octroyé pour le rachat de l’OL en décembre 2022.
John Textor va-t-il enfin définitivement perdre la main ? Cela fait des mois que l’on se pose la question et l’Américain est pourtant toujours là, accroché aux quelques plumes qui lui restent encore. Seulement, tout le château de cartes, bancal depuis bien longtemps, pourrait bien s’effondrer dans les prochaines semaines d’après les informations rapportées par Bloomberg.
Dans le cadre du remboursement du prêt accordé pour le rachat de l’OL en décembre 2022, Ares réclame les 250 millions d’euros manquants à Eagle Football Holdings, la structure mère de l’empire Textor. Après avoir récupéré 175 millions d’euros l’été dernier suite à la vente des parts de l’Américain à Crystal Palace, Ares réclame désormais le reste de la dette pour atteindre les 425M€ prêtés il y a un peu plus de trois ans. Par une vente forcée ou en prenant le contrôle de l'OL pour un remboursement au coup par coup à l'image du plan d'austérité mis en place l'été dernier ?
Textor enfin hors jeu ?
Il faudra patienter pour le savoir mais pourquoi une telle accélération de la part d’Ares ? La tentative de putsch de Textor le mois dernier au moment de l’assemblée générale d’Eagle Football Group semble avoir été l’élément déclencheur avec une volonté de définitivement mettre hors jeu l’homme d’affaires. Ares avait d’ailleurs poussé à une révocation avec effet immédiat de John Textor de son poste de directeur d’Eagle Football BidCo. Une première pierre qui en appelle une deuxième donc si l’on en croit les dernières informations. En tentant le coup de la dernière chance il y a un mois, John Textor a très certainement scellé son destin.

Pour tout retard de paiement , les agios devraient représenter une belle somme ; un petit crédit révolving pour faire une brassée de plus......
On s'était bien foutus de la gueule des Marseillais quand Jack Kachkar avait failli reprendre l'OM.
Si on m'avait dit qu'un jour l'OL finirait entre les main d'un escroc encore plus nauséabond, je l'aurais pas cru.
En tout cas, vivement qu'il disparaisse de l'organigramme de tous les clubs qu'il a repris et qu'il aille en zonzon le Johnny.
Par pitié, zéro impact sur l'opérationnel de notre côté et que nous puissions continuer à progresser !
Déjà en juillet dernier , ce fou furieux s'en était pris frontalement à Ares .
Arès (en grec ancien Ἄρης / Árēs) est le dieu de la guerre et de la violence dans la religion grecque antique. Il est le fils de Zeus et de Héra.
Textor ne le savait pas mais va le comprendre maintenant .
Ils vont le découper en morceaux .
extraits : devant la pression brésilienne 27/07/2025 :
«Ares n’a pas le droit de me retirer !»
Dans la foulée, John Textor en a profité pour mettre un gros tacle à Ares qu’il accuse de vouloir l’écarter de la présidence de la multipropriété. La presse brésilienne révèle qu’Arès est au coeur d’une bataille juridique avec Textor et a récemment tenté de l’écarter de la direction d’Alvinegro.
«Je suis l’actionnaire majoritaire d’Eagle, et Ares est l’un des investisseurs. Il est clair que j’ai commis des erreurs en France en voulant être réformateur. La ligue est problématique, et la fédération veut reprendre le championnat. Il n’y a qu’un seul homme à la tête de la DNCG, et il a beaucoup de pouvoir. Il n’y a pas de règles tranchées ; tout est très arbitraire. La France voulait un lifting ; ils en avaient assez de m’entendre parler de changement. Je voulais y implanter le modèle de la Premier League, sans la DNCG. Je suis parti volontairement parce que j’ai compris que c’était moi le problème. Je n’ai rien dit parce que je voulais que Michele Kang gagne le procès. Mon ego et mes positions importaient peu. Nous avons toujours été financièrement sains ; l’UEFA nous a approuvés. Le 20 mai, la DNCG m’a regardé en face et m’a dit qu’une relégation était hors de question. Qu’est-ce qui a changé jusqu’en juin ? C’était clairement moi. Je suis toujours l’actionnaire majoritaire et je contrôle la plupart des décisions. Arès n’a pas le droit de me retirer»
La situation a ensuite basculé dans une guerre ouverte très récemment (fin janvier / début février 2026)
Le 28 janvier 2026, John Textor a tenté de reprendre le contrôle de la holding Eagle Football en essayant de révoquer par voie d'avocats deux administrateurs indépendants (Stephen Welch et Hemen Tseayo).
En retour de bâton : Ares a immédiatement répliqué en validant l'éviction de Textor de son poste de directeur d'Eagle Football Holding Bidco.
Maintenant Ares durci le ton. Le fonds d'investissement a abandonné toute voie amiable :
L'ultimatum : Le fonds a activé une clause de paiement ( 250M€ !! ) sous deux semaines.
Si l'argent n'est pas versé, Ares menace de prendre le contrôle total de l'OL ou de forcer la vente du club pour se rembourser !
Textor s'agite encore et se défend , il accuse Ares !
Il présente Ares comme un partenaire devenu prédateur , il les accuse de vouloir s'emparer de ses actifs (l'OL, Botafogo, Molenbeek) de manière injustifiée !!
Cette guerre en coulisses n'arrange pas les affaires de l'OL , il faudra surveiller les suites juridiques de l'ultimatum des 250 millions, qui devrait arriver à échéance dans les prochains jours !
250 millions, la somme de sa fortune personnelle, lui il va finir dans la rue à force d'être malhonnête...
Le plus inquietant dans cette histoire est l'instabilité actionnariale du club. Textor qui sort, Ares qui recupere ses parts en dedommagement mais qui n'a pas d'interet a conserver le club, ca veut forcement dire une vente a terme.
Vont-ils faire une vente a la decoupe (comme Textor l'a fait avec OL Lyonnes) ou bien attendre une situation favorable a la vente (fin de la crise financiere + situation sportive favorable) ?
On a pas fini d'avoir des articles sur l'actionnariat de l'OL....
Effectivement , le danger est qu'ares force la vente de l'ol pour se rembourser ( ces gens sont des banquiers pour qui le football n'a aucun intéret ) , et ça veut dire changement de propriétaire ...
Est ce que des spécialistes en économie peuvent justifier/valider ceci :
Il présente Ares comme un partenaire devenu prédateur, qui "marque" la dette à seulement 32% de sa valeur pour justifier une restructuration forcée.
C'est le cœur du conflit financier actuel, et c'est une manœuvre technique très agressive. Pour comprendre, il faut voir cela comme une bataille de chiffres entre la valeur réelle (ce que Textor doit) et la valeur comptable (ce qu'Ares affiche dans ses livres).
Voici l'explication simplifiée de ce "marquage" à 32% :
1. Qu'est-ce que le "Mark-to-Market" ?
Dans le monde de la finance, un fonds comme Ares doit évaluer régulièrement la valeur de ses créances.
Si Ares prête 100€ à quelqu'un de très fiable, la dette vaut 100€ dans ses comptes.
Si Ares pense que l'emprunteur (Textor) est en difficulté et risque de ne pas rembourser, il "déprécie" la dette.
2. Pourquoi 32% ?
En disant qu'il "marque" la dette à seulement 32% de sa valeur faciale, Textor accuse Ares de faire croire au marché que sa dette ne vaut plus rien.
Concrètement : Pour 100 millions d'euros prêtés, Ares écrit dans ses bilans : "Cette créance ne vaut plus que 32 millions car le risque de non-remboursement est immense".
3. Le but de la manœuvre (selon Textor)
C'est là que Textor parle de "partenaire prédateur". Selon lui, Ares fait cela pour deux raisons :
Justifier la restructuration forcée : En affichant une perte de valeur de 68% sur la dette, Ares peut légalement dire : "Le risque est trop élevé, nous devons prendre le contrôle des actifs (l'OL, Botafogo) pour sauver ce qui reste".
Éjecter Textor : Si la dette est dépréciée à ce point, cela déclenche des clauses de sauvegarde qui permettent au prêteur de remplacer la direction (Textor) par ses propres administrateurs.
En résumé : la version de Textor
Textor affirme que l'OL et Eagle Football vont très bien financièrement. Il dit en substance :
"Je suis capable de rembourser, mais Ares fait exprès de dire partout que ma dette ne vaut plus que 32% pour créer une panique artificielle, me faire passer pour insolvable et voler mes clubs à bas prix."
C'est une stratégie classique de "Loan-to-own" (prêter pour posséder) : on prête de l'argent, on attend que l'emprunteur soit un peu coincé, on déprécie la dette pour déclencher une crise juridique, et on récupère les clés de la maison.
C'est pour cette raison que Textor est en rage : il a l'impression d'avoir fait entrer un "loup" dans la bergerie qui utilise des outils comptables pour le dépouiller de son empire.
La question c est quelles répercussions sur l OL.
En effet, une vente rapide du club au premier venu ? Les vautours auront vite fait de roder autours du club.
Une prise complète de contrôle par Ares le temps que le club soit plus stable pour en tirer un meilleur prix ?.
Quid de Michel Kang et de tout ce qu'elle mets en place ?
L'avenir est incertain alors que sportivement, on vit une de nos meilleure période depuis les années 2000 2010.
Madame Kang pourrait le racheter dans un premier tps pour sauver de nouveau le club mais elle ne mettra jamais 425 millions de sa fortune, et elle aurait bien raison c'est bien trop cher, m'étonnerait qu'elle se fasse avoir comme Textor par JMA sur ce coup là.
difficile de connaitre le fin mot de l'Histoire ... qui a croqué le plus dans ces opérations assez louches ? dans cette vente du club par JMA qui en a le plus profité ? avec quels montages limite ? quel rôle de la holding ? cela revient à dire à qui a profité le crime ...
Le ticket d'entrée pour un rachat immédiat se situe autour de 400 à 500 millions d'euros (ce qui correspond au remboursement des créances d'Ares et des autres dettes structurelles).
Pour racheter 100% des parts et stabiliser le club, un investisseur devrait probablement débourser entre 700 et 900 millions d'euros, surtout si l'on prend en compte la valeur de l'effectif actuel (3ème de Ligue 1) et les infrastructures.
Dès qu'un club de cette taille est en vente, les noms de l'Arabie Saoudite ou de l'État du Qatar (via un fonds différent de QSI qui possède le PSG) ressurgissent.
Ils sont les seuls capables de poser 800 millions d'euros sur la table sans sourciller.
Mais la multipropriété des clubs (si le fonds possède déjà un club en Europe) et la réticence de la DNCG à voir un nouvel "État-club" en France , rende une telle opération à priori impossible .
Le scénario le plus probable à court terme : "Ares Management"
Ares ne veut pas forcément gérer un club de foot, c'est un fonds d'investissement. Leur but est de récupérer leur argent.
Ils prennent le contrôle via la clause de défaut, nomment une direction provisoire (peut-être renforcée par Michèle Kang qui est déjà dans la place), et cherchent un acheteur définitif d'ici 12 à 18 mois.
Le scénario idéal :
Michèle Kang (La solution interne)
Elle a les reins solides et connaît parfaitement la maison. Elle pourrait s'allier à d'autres investisseurs américains ( Iconic Sports ? ) pour racheter les parts de Textor et devenir la première femme à diriger un club européen masculin.
Avantage : Continuité totale et apaisement des relations avec les banques.
Bonjour
j'ai vu sur OL PlAY un petit documentaire sur Maxime Gonalons?
Qui peut de donner des renseignements sur la musique qui accompagne ces belles images ?