Brian Priske est un homme ambitieux. Le coach du Sparta Prague ne cache pas ses intentions avant le match retour contre l'OL.
Il n'a pas mâché ses mots. Au sortir du succès de son équipe face à l'OL au match aller du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions (2-1), Brian Priske n'a pas hésité à pointer du doigt le niveau affiché par ses visiteurs du jour : "Nous nous attendions à ce qu'ils ne se précipitent pas et qu'ils restent prudents, mais nous avons tout de même été surpris de les voir jouer de manière aussi passive." Des déclarations d'après-match qui auront peut-être piqué les Lyonnais dans leur orgueil, à quelques jours d'un retour décisif pour l'avenir européen du club.
Le contraste est saisissant. D'un côté, Fonseca, tancé par les observateurs après une mise en place tactique largement critiquée, se sait attendu au tournant. De l'autre, son homologue affiche une sérénité tranquille, celle de celui qui estime avoir fait le travail. "Ce match à domicile nous a clairement donné le sentiment que nous méritions de gagner. Nous aurions dû marquer davantage de buts en première mi-temps, mais c'est ainsi que va le football." Une force tranquille qui a convaincu le Sparta de lui offrir un second mandat après un premier passage réussi (2022-2024). Revenu l'été dernier sur les bords de la Vlatva, le Danois veut franchir un nouveau cap avec l'institution tchèque.
Un globe-trotter aguerri au continent
Ce n'est pas un débutant que l'OL retrouvera la semaine prochaine à Décines. Brian Priske compte désormais 57 matches disputés sur la scène continentale, match aller contre les Gones compris. Un vécu construit au fil d'une carrière de véritable globe-trotter, aussi bien avec les crampons qu'avec le costume de technicien. Le compatriote de Mads Bidstrup a évolué dans quatre pays différents en tant qu'entraîneur, le même nombre lorsqu'il était joueur. Son passage par Portsmouth lors de la saison 2005-2006 est sans doute symbolique de son goût pour la diversité. Alors défenseur, Brian Priske avait côtoyé plusieurs visages familiers des suiveurs de la Ligue 1. Le Danois y avait notamment partagé le quotidien du Français Laurent Robert, du Sénégalais Aliou Cissé ou encore de Benjani, l'ancien attaquant phare de l'AJ Auxerre au début des années 2000. Anecdote savoureuse pour les supporters rhodaniens : son entraîneur outre-Manche n'était autre qu'Alain Perrin, le dernier technicien à avoir offert un titre de champion de France à l'OL.
Sur le banc, son parcours européen comporte quelques belles lignes. En barrage de Ligue Europa lors de la saison 2023-2024, il avait éliminé Galatasaray sur l'ensemble des deux matches (6-4), contre un effectif turc pourtant composé de joueurs chevronnés comme Mauro Icardi ou Dries Mertens. Quelques mois plus tôt, encore en tour préliminaire de C1, il était allé chercher un nul vierge sur ses terres natales face au FC Copenhague. Un clean sheet qui n'avait pas empêché les Tchèques d'être éliminés à l'issue d'une fatidique séance de tirs au but.
Une équipe qui voyage bien, mais pas toujours
Après une parenthèse hollandaise, Priske est revenu à Prague avec un bagage supplémentaire. Avec le Feyenoord Rotterdam, il avait réussi à accrocher les play-offs de Ligue des champions en terminant 19e de la phase de ligue lors de la saison 2025-2026, devant la Juventus de Turin. Un parcours porté par de belles sorties loin de leurs bases pour les Bataves : succès à Girona, victoire au Benfica, et un spectaculaire match nul à Manchester City (3-3). Le Sparta version Priske a lui aussi montré qu'il savait voyager. La saison passée en Conference League, les Tchèques étaient allés s'imposer au Legia Varsovie (0-1) et à l'Universitatea Craiova (1-2). Une capacité à répondre présent à l'extérieur que l'OL devra impérativement museler mardi soir, d'autant que le coach danois arrive à Décines avec un plan clairement établi : "Bien sûr, nous allons nous rendre en France avec un bon sentiment et un bon résultat, mais nous devons surtout bien défendre et conserver le ballon. Je suis alors certain que nous leur donnerons du fil à retordre, que nous leur compliquerons la tâche."
Reste que les Rhodaniens ont aussi des motifs d'espoir. Le Feyenoord de Priske s'était lourdement incliné chez le LOSC de Bruno Genesio (6-1) en janvier 2025. Preuve que le bloc du Danois peut céder face à une écurie française qui hausse le curseur de l'intensité. Son dernier déplacement européen avec le Sparta s'est également soldé par une défaite 2-1 sur la pelouse de l'AZ Alkmaar. Un résultat similaire mardi mènerait tout droit les deux formations vers une séance de tirs au but. Apprécié des supporters du Sparta, Brian Priske sait ce qu'il joue sur ce genre de rendez-vous. Il connaît la visibilité et la médiatisation qu'offre une double confrontation face à un adversaire du calibre de l'OL, et mesure ce que représenterait une qualification arrachée à Décines. Un coup de tonnerre retentissant pour lancer la saison européenne.

On n'a pas de chance de tomber sur l'orgre Sparta.
Si on perd, on devra performcer facilement en C3 vu qu'on s'est renforcé et que l'année derniere on a fait un bon parcours.
Si on gagne et se qualifie, ca ne devrait pas etre dur avec notre superbe recrutement qui a permis de monter le niveau de l'équipe.
Voila à quoi sert notre super recrutement anticipé.