Felix Bacher lors d’OL – Le Havre (Photo by ARNAUD FINISTRE / AFP)

Felix Bacher : "Quand l'OL vous approche, vous êtes forcément à l’écoute"

Arrivé cet été à l’OL, Felix Bacher revient sur son intégration, ses premiers matchs et les exigences de Paulo Fonseca. Il évoque également son association avec Moussa Niakhaté, son parcours et ses ambitions.

Comment se sont passées vos premières semaines à Lyon et comment vous êtes-vous adapté ?

Felix Bacher : Bonjour, avant toute chose, enchanté. Mes premières semaines se sont vraiment très bien passées. C’était une excellente période, avec des gens absolument charmants et un club que je vois comme une institution de très haut niveau. Tout le monde m’a très bien traité dès mon arrivée. Au sein de l’équipe, je me suis également senti très bien accueilli, à la fois par l’ensemble du staff et par le coach. C’est un plaisir jusque-là.

Qu’est-ce qui vous a marqué dans le projet lyonnais ? Est-ce que vous avez tout de suite eu envie de rejoindre le club ?

Lorsqu’une formation comme l’Olympique lyonnais vous approche, vous êtes forcément à l’écoute. Ensuite, il y a eu les premières conversations, notamment avec Mathieu Louis-Jean (directeur sportif), mais également avec d’autres membres du staff. J’ai senti tout l’intérêt qu’ils me portaient et ils m’ont très bien expliqué les perspectives qu’ils m’offraient. Elles faisaient sens pour moi. À partir de là, j’ai été complètement concentré sur l’idée de venir à Lyon. Je souhaite surtout aider l’équipe aussi tôt que possible.

Quel bilan tirez-vous de vos premières apparitions avec l’OL ?

J’étais très heureux de jouer mon premier match ici (à Toulouse, NDLR). Je pense que je peux aider le groupe. Il faut apprendre, jour après jour, comment chaque joueur s’adapte à son rôle et comment nous pouvons nous épauler les uns les autres pour être aussi bons que possible. Je travaille au quotidien pour analyser tout ce qui s’est passé, ce qui était bon et ce qui était mauvais afin de me fixer des objectifs et d’être aussi bon que possible.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et votre évolution au poste de défenseur central ?

J’ai grandi en Autriche et j’ai commencé dans un centre de formation de ma région. Comme tous les jeunes, j’ai commencé en tant qu’attaquant, puis il faut parfois admettre les choses telles qu’elles sont et redescendre sur le terrain. Quand j’avais 15 ans, je jouais numéro 6, au milieu de terrain défensif, puis je suis passé défenseur central. Ma trajectoire complète, c’était d’abord Innsbruck, ensuite Fribourg, où il y a eu le Covid, puis je suis retourné en Autriche. Après cela, j’ai passé deux ans à Estoril-Praia, au Portugal, avant d’arriver ici.

Que représente la Ligue 1 pour vous ? Avez-vous ressenti une différence d’intensité lors de vos deux premières rencontres contre Le Havre et Toulouse ?

Je connaissais déjà la Ligue française. J’en avais parlé avec d’anciens coéquipiers. Ils m’ont beaucoup parlé du championnat, de sa haute intensité, des transitions et des joueurs très physiques. Je pense que c’est une très bonne compétition, autant sur le plan défensif qu’offensif. Parfois, sa réputation dans le monde du football n’est pas forcément à la hauteur de ce qu’elle est réellement. J’ai ressenti une différence de rythme lors de mes deux premiers matchs contre Le Havre et Toulouse. Je pense que c’est lié à la manière de jouer que le coach imprime, avec beaucoup de pressing et un football où il faut être très actif.

Comment travaillez-vous votre association avec Moussa Niakhaté ?

En général, j’aime beaucoup parler avec tout le monde au sein du vestiaire. Évidemment, je parle à Moussa Niakhaté en raison de son expérience, mais aussi avec Clinton (Mata), Ruben (Kluivert) et Noham (Kamara), de façon à pouvoir nous aider mutuellement. Je pense qu’il est important de parler pour trouver de nouveaux angles et de nouvelles perspectives, afin de toujours trouver ce qui peut nous permettre de progresser.

Comment jugez-vous votre complémentarité avec Moussa Niakhaté ? La profondeur peut-elle être un problème ?

Peut-être que c’est quelque chose que vous n’avez pas encore vu, mais je ne suis finalement pas si lent que cela. Je ne suis donc pas inquiet du tout concernant la défense en profondeur. Je n’ai pas forcément beaucoup à dire là-dessus. Il s’agit simplement de jouer, d’être surtout un bloc assez fort. C’est quelque chose qui est très important chez les défenseurs centraux : anticiper les problèmes. Parfois, il n’est pas forcément nécessaire de faire des courses ou des sprints très importants quand on a le bon positionnement.

Paulo Fonseca demande beaucoup à son équipe de repartir de l’arrière. Est-ce quelque chose de nouveau pour vous ? Cela demande-t-il beaucoup de travail vidéo ?

Non, ce n’est pas quelque chose de complètement nouveau. Je pense que c’était vraiment important pour moi de visualiser les schémas et de connaître les attentes de l’entraîneur. Je crois que j’ai appris relativement vite. En tout cas, c’était quelque chose d’assez simple à comprendre.

Quelles sont vos qualités et les éléments sur lesquels vous devez encore travailler ?

J’essaie d’être un leader dans le groupe et d’aider tout le monde. Je suis une personne qui s’exprime beaucoup. Je pense que la qualité de mes passes est très correcte et que ma défense, en général, est bonne. En ce qui concerne ce que je peux améliorer, je pense que tout le monde peut progresser. Cette idée ne concerne pas seulement le football, c’est quelque chose que j’applique aussi dans la vie. Je veux augmenter mes capacités de leader, en tant qu’être humain, en tant que défenseur et aussi mon jeu offensif. On peut tout améliorer, encore une fois avec le travail jour après jour.

Quelles sont vos ambitions personnelles à l'OL ? Pensez-vous pouvoir devenir un titulaire indiscutable en défense centrale ?

Mon but, bien sûr, c’est d’être dans le onze de départ. Mes objectifs, en général, sont de m’améliorer, d’aider l’équipe et également mes coéquipiers individuellement. J’essaie d’aller avec eux vers de grandes réussites. C’est quelque chose qui est impossible sans l’équipe. Tout cela implique évidemment un travail au quotidien.

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