Six jours après des violences survenues en marge du match OL - Le Havre, la préfecture du Rhône a renforcé le dispositif policier pour la rencontre face à Auxerre ce vendredi (19h).
Le dispositif policier sera nettement renforcé vendredi soir avant le match entre l'Olympique lyonnais et Auxerre. Une réaction aux violences survenues samedi en marge de la rencontre OL - Le Havre. La préfecture du Rhône a annoncé la nouvelle à l'AFP ce 4 septembre.
La rencontre en elle-même n'est pas considérée à risque. Mais, "au regard des événements survenus lors du dernier match et des tensions des derniers jours, le préfet Etienne Guyot a décidé de déployer davantage de policiers et de mobiliser la CRS 83". Une unité mobile spécialisée dans les violences urbaines, ont précisé ses services.
Deux agressions, deux enquêtes distinctes ouvertes
Samedi soir, un couple a été agressé aux abords du stade après le nul entre Lyonnais et Havrais (1-1). La femme, une élue locale d'une commune voisine, a rapporté sur Facebook qu'ils avaient essuyé des insultes racistes de la part de supporters rhodaniens avant d'être frappés.
Juste avant la partie, deux autres personnes, dont un jeune homme de 17 ans, ont également été rouées de coups. Selon la mère d'un autre garçon présent, qui a témoigné dans Le Progrès, celui-ci se trouvait avec des amis quand un groupe de "plusieurs dizaines" de personnes, dont certaines encagoulées, leur ont lancé "négros, bougnoules, on va vous tuer". D'après son récit, son fils a ensuite essuyé des coups de pieds et de poings.
Le Parquet a confirmé à l'AFP avoir ouvert deux enquêtes pénales distinctes pour "violences aggravées suivies d'incapacité totale de travail supérieure à huit jours". "Aucun élément aujourd'hui ne permet de lier les deux séquences", a précisé une source proche du dossier. Selon elle, le couple semble avoir été pris pour cible par un groupe "alcoolisé" qui sortait d'un bar. L'enquête pour identifier les auteurs progresse rapidement.
La maire de Décines veut que l'OL "prenne ses responsabilités"
Quant aux deux autres blessés, "l'hypothèse privilégiée actuellement est celle d'une rixe entre deux groupes de supporters antagonistes, qui pourraient s'être donné rendez-vous", a précisé l'informateur. Elle évoque une vingtaine de personnes de chaque côté. Le groupe Atypik, anciennement Six-Neuf Pirates, qui se définit comme "cosmopolite, populaire et ouvert à tous et à toutes", a publié un communiqué affirmant avoir "été victime d'un guet-apens aux abords des entrées du stade", de la part d'ultras, et précise s'être "défendus".
"J'espère que l'OL va prendre la mesure des faits, ses responsabilités et fera le ménage parmi ses supporters", a commenté la maire de Décines-Charpieu, Laurence Fautra (LR). "On ne vient pas ici pour se défouler et tenir des propos racistes hors du temps".
Lundi, le club a assuré qu'il ferait "preuve d'une tolérance zéro envers les violences, le racisme, le sexisme et l'ensemble des discriminations". Il a aussi ajouté vouloir "se constituer partie civile aux côtés des victimes".

On attend toujours le communiqué des Bad Gones qui condamnent ces agressions du week end dernier. Ils ne seraient pas responsables tout de même ? n'est-ce pas ?
bonjour, on entend toujours la même musique concernant Ol et les pouvoirs publics : on va prendre des mesures pour éradiquer ces phénomènes. Mais à ma connaissance nous ne voyons aucun résultat significatif si ce n’est une recrudescence de ces faits qui pourrissent notre société.
À mon avis SI l’on VEUT on PEUT. Les anglais y sont bien parvenus.