Depuis lundi, le mercato hivernal a ouvert ses portes et l’OL y place de grands espoirs. Mais, historiquement, cette fenêtre est avant tout un marché d’opportunités et d’appoints plus que de grand ménage.
En même temps que les douze coups de minuit retentissaient, le marché des transferts était, lui aussi, officiellement lancé. Depuis lundi et ce 1er janvier 2024, le mercato hivernal a ouvert ses portes pour le meilleur et le pire. Après six mois de pure galère, l’OL a depuis un moment fait le choix de placer une grande partie de ses espoirs de redressement dans cette fenêtre de tir. L’arrivée de Pierre Sage sur le banc et la série de trois victoires de suite avant la trêve ont permis d’ajouter de nouveaux ingrédients dans cette opération maintien qui est moins mal embarquée qu’il y a encore trois semaines. Seulement, John Textor ne souhaite pas rester sur ce début d’optimisme qui est apparu, mais qui ne doit pas faire oublier que l’OL reste un club malade à tous les étages.
La restructuration poursuit positivement son cours dans l’organigramme et le sportif n’y échappera pas. Ce ne sont pas moins de cinq à six recrues qui sont attendues d’ici au 31 janvier entre Rhône et Saône. Un chiffre conséquent pour une période avant tout qualifiée d’appoint. "La situation sportive pousse forcément les dirigeants à vouloir un peu chambouler l’ordre établi. Il faut une onde de choc pour réveiller tout le monde, même si les matchs avant la trêve ont créé une dynamique. Finalement, cette dernière complique un peu la donne pour la direction lyonnaise, note un agent français. En étant dernier, elle avait la légitimité de dire 'on change presque tout'. Là, tu te retrouves un peu coincé avec cet espoir de te dire que ce groupe peut peut-être y arriver."
Une dynamique positive en trompe-l'œil ?
Quand bien même toujours entraîneur intérimaire de l’OL, Pierre Sage avait concédé avant la trêve que ce mercato hivernal serait un jeu d’équilibriste dans lequel le club devra "apporter de nouvelles ressources et alternatives, mais aussi laisser des joueurs dans un niveau de confiance suffisant." Sous-entendu, maintenir un certain statut à des joueurs qui ont réussi à redresser un minimum la barre avant de partir en vacances. Forcément, en lisant ces lignes, on ne peut s’empêcher de penser à la concurrence qui se profile entre Anthony Lopes et Lucas Perri dans le but lyonnais.
Le natif de Givors n’a jamais vraiment été confronté à un gardien remplaçant à son niveau et les prochaines semaines ne devraient pas être de tout repos pour le staff technique. Car là est le danger de vouloir tout chambouler dans un mercato qui de base ne sert pas forcément à ça, mais plutôt d’appoint. Avec 50 millions d’euros de budget et une demi-dizaine de renforts espérés, on est loin de la petite retouche à l’OL. "Historiquement, les clubs qui ont voulu presque tout changer à l’hiver pour se sauver n’ont pas eu le succès escompté, poursuit l'agent. Il y a bien eu Saint-Etienne il y a quelques années, mais ils avaient misé sur des joueurs d’expérience et qui connaissaient pour la plupart la Ligue 1."
Janvier ne réussit pas forcément à l'OL
Lancés dans une opération maintien comme l’OL cette saison, les Verts avaient en effet recruté Neven Subotic (Borussia Dortmund), Mathieu Debuchy (Arsenal), Yann M’Vila ou encore Paul-Georges Ntep pour inverser la tendance. Cela avait plutôt bien fonctionné avec un objectif final rempli. À la lecture des rumeurs entourant l’OL et ses pistes, ce ne sont pas forcément les mêmes profils qui sont visés avec des joueurs débarquant du Brésil et qui doivent s'acclimater, d’autres ayant bourlingué aux Pays-Bas, en Espagne et aujourd’hui en Premier League (Danjuma).
Seul Nemanja Matic peut correspondre à ces critères de renfort hivernal prêt à apporter quelque chose immédiatement. De toute façon, dans l’historique récent lyonnais, le mercato de janvier est loin d’avoir été une franche réussite. Hormis Memphis en 2017 ainsi que Bruno Guimaraes et Karl Toko-Ekambi en 2020, les flops sont bien plus légions que les bons coups avec pêle-mêle Amin Sarr, Jeffinho, Romain Faivre, Islam Slimani, Tino Kadewere ou le retour de prêt de Tanguy Ndombélé…

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