Pierre Sage (OL) avec les supporters
Pierre Sage (OL) avec les supporters (Photo by OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

OL - Lens : Sage, un coach qui avait ramené de la proximité à Décines

Ce jeudi soir (21h10), Pierre Sage fait son retour à Décines pour la première fois depuis son départ en janvier 2025. Le coach de Lens rappelle forcément de bons souvenirs aux supporters.

Tout le monde avait coché la case du 16 mai 2026 pour les retrouvailles. Elles auront finalement lieu avec quelques mois d’avance. Ce jeudi 5 mars, Pierre Sage va retrouver un stade qu’il connait bien : le Parc OL. Il l’avait quitté le 18 janvier 2025 après un nul soporifique (0-0) contre Toulouse. Il ne pensait certainement pas à ce moment-là qu’il ne reverrait plus le banc de touche lyonnais, lui qui avait signé un contrat jusqu’en juin 2026 avec son club de coeur. Oui, mais voilà, la fièvre non pas acheteuse mais de licenciement de John Textor a eu raison de son aventure alors que Paulo Fonseca, un "rêve" de l’Américain, était sur le marché.

Plus d’un an plus tard, Sage n’en garde pas de rancune, même si la manière aurait très bien pu le pousser à avoir ce ressentiment. C’est mal connaitre le personnage, qui n’a pas pour autant accueilli la nouvelle avec un grand sourire. Mais, après son expérience comme adjoint au Red Star, il a pu voir à quel point le monde du foot était un monde de requins, impitoyable et où la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Celle d’un retour à Décines dans un futur plus ou moins proche est pourtant bien d’actualité. A deux jours de ses premières retrouvailles avec l’OL, l’entraîneur lensois a rappelé la promesse qu’il a faite dès son départ : ce ne sont pas des adieux mais un simple au revoir.

L'homme qui a sauvé l'OL sportivement

Le capital sympathie qu’il avait déjà acquis durant ses treize mois auprès des supporters n’a fait que se confirmer avec cette sortie. Pierre Sage n’est pas du genre à calculer, mais forcément cela fait mouche. Alors, logiquement, ce mercredi, devant le centre d’entraînement de l’OL, le retour de celui qui a sauvé le club sportivement en 2023-2024 était au centre des discussions, au même titre que la liste des blessés qui ne se réduit pas. "On lui devra un respect éternel pour ce qu’il a fait pendant six mois", s’exclame Nathan, supporter de 25 ans résidant à Jonage. Une pensée partagée par Mathilde, qui a vécu la demi-finale de Coupe de France contre Valenciennes. "Un moment arrêté dans le temps avec cet envahissement de terrain et qui validait son travail depuis sa prise de fonction".

Ce jeudi soir, ils applaudiront le nom de Sage au moment de la présentation des équipes. Les deux supporters devraient être suivis par l’ensemble du stade, qui avait réservé quelques banderoles pour remercier le natif de Lons-le-Saunier après son licenciement. Finalement, plus que l’entraineur qui avait avant tout comme obligation de prendre des points pour sauver l’OL le plus vite possible à son arrivée, c’est avant tout l’homme qui fait l’unanimité chez les supporters mais aussi les observateurs.

Puydebois : "Il n'y aura pas d'amis pendant 90 minutes"

En venant du monde amateur, Pierre Sage a gardé ces codes avec une proximité qui détonne dans le football actuel. Entre discussions à bâtons rompus avec les journalistes, temps pour les autographes et les photos, l’entraîneur français n’a jamais compté ses minutes et ses heures. "Il était finalement comme nous. Il ne se prenait pas pour un autre malgré la médiatisation", note Gaëtan, abonné en Virage Nord. Un relationnel qui aide bien évidemment à l’image positive que renvoie Sage que ce soit à l’OL mais aussi à Lens où sa personnalité a fait mouche déjà.

Il y avait eu de l’émotion en août dernier pour la première journée de Ligue 1 à Bollaert, il y en aura certainement encore un peu plus ce jeudi à Décines pour lui et son adjoint Jamal Alioui. Seulement, il y a une qualification pour les demies de Coupe de France à aller chercher et sur ce point, il n’y aura pas d’amis qui comptent. Ce n’est pas Nicolas Puydebois qui dira le contraire, comme il l'a déclaré avec le sourire dans "Tant qu'il y aura des Gones". "Je les apprécie, Jamal est comme un frère, mais jeudi, il n’y a pas d’amis pendant 90 minutes. C’est l’OL qui passe avant tout". Peut-être le plus important pour ceux qui avaient oublié l’intérêt principal de ce rendez-vous.

4 commentaires
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    ciresglover - jeu 5 Mar 26 à 8 h 28

    D’autant plus désormais avec l’élimination des sardines le tableau en terme de rivalité s’ouvre et ce serait un bonheur d’atteindre une finale contre les saucisses alsaciennes avec notre équipe type (en espérant que cela arrive un jour).
    Le morceau de ce soir est une montagne compte tenu de la dynamique mais une qualification c’est pas de calcul un seul résultat compte.

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  2. Avatar
    Poupette38 - jeu 5 Mar 26 à 8 h 53

    Il n'y a pas si longtemps, le psg, marseille, enfin tous les "gros clubs" étaient éliminés, mais l'OL s'était aussi fait éliminer piteusement à Nantes, la 2e demi-finale était remporté par Toulouse (j'ai bon ?) , qui a remporté la Coupe de France

    Il y avait une voie royale pour la gagner cette année là 😠

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    1. Juni38
      Juni38 - jeu 5 Mar 26 à 8 h 55

      hello , oui mais le contexte n'avait rien à voir , on avait un coach , laurent Blanc , qui était spectateur du club et n'en avait rien à foutre .

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  3. Monark en route pour Istanbul
    Monark en route pour Istanbul - jeu 5 Mar 26 à 9 h 13

    L’OL , certes diminuée, pénétrera sur la pelouse en mode commando. On peut compter sur le gladiateur Tagliafico pour inspirer tout le groupe. Quel exemple ! ❤️💙

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