(Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

OL - PSG (1-2) : Jean-Luc Vasseur s'est-il trompé dans ses choix ?

Cette élimination face au PSG va laisser des traces du côté des Fenottes. Dimanche, les joueuses de Jean-Luc Vasseur ont quitté une compétition qu'elles dominaient depuis 2016. L'entraîneur rhodanien a dû faire des choix pour cette rencontre, mais ceux-ci n'ont pas été payants.

Cela se sentait. Depuis le début de la saison, les Fenottes gagnent, mais sans démontrer la force qui était la leur auparavant. Plusieurs signaux laissaient présager une possible déconvenue. Celle-ci est arrivée ce dimanche 18 avril avec une élimination retentissante de la Ligue des champions. Pourtant devant avant ce quart de finale retour, l'OL est tombé sur sa pelouse de Décines face au PSG (1-2).

Un choc dans l'univers du football féminin, habitué à voir les Lyonnaises écraser la concurrence (5 C1 remportées de suite). Mais si l'on se penche sur cette double confrontation contre Paris, cette déroute n'a rien d'illogique. Dominées durant 180 minutes, les partenaires de Wendie Renard ont été étouffées par le pressing parisien. "Il y a énormément de déception. J’ai vu des filles atteintes. Elles ont tout donné. On a fait pourtant une bonne entame mais on a ensuite reculé, a regretté Jean-Luc Vasseur à l'issue du match. Il fallait prendre en considération les différentes formes."

Un manque physique

Il est en effet assez clair que la préparation de cette affiche, tronquée par la Covid-19 et les 15 cas positifs, a pesé sur la prestation des Rhodaniennes. Les séances par petits groupes n'ont pas permis de travailler tactiquement cette partie. "Il nous manquait beaucoup de choses. De la fraîcheur, du rythme, de l'énergie, a énuméré l'entraîneur. Une vraie préparation pour un match de ce niveau." Mais il ne faut pas uniquement se cacher derrière cela car ce que l'on voit depuis le mois d'août était clairement en-dessous des standards du club. Le jeu n'est pas flamboyant et les joueuses ont beaucoup de mal à se défaire des blocs bas. Les coups de pied arrêtés ont souvent sauvé cette équipe, mais dimanche ce n'a pas été le cas.

Outre les problèmes physiques, qui peuvent expliquer ces difficultés face au PSG, Jean-Luc Vasseur a également réalisé plusieurs choix surprenants. L'absence d'Amandine Henry au coup d'envoi pouvait s'expliquer car la milieu de terrain a été particulièrement touchée par le virus. Mais on peut par exemple s'interroger sur la présence de Nikita Parris dans le couloir droit. L'attaquante a livré une prestation très moyenne. Eugénie Le Sommer, une des rares à avoir joué récemment, a montré de belles choses lors de sa rentrée. Saki Kumagai aurait également pu amener plus d'impact dans l'entrejeu. D'une manière globale, le technicien a subi les événements, ses changements tardifs le démontrent, alors que sa formation était sur un fil. "J’ai fait des choix dans ma composition, a-t-il justifié. C’est dur de prendre ce deuxième but. »

"Je ne crois pas à une page qui se tourne"

Pour la première fois depuis 2015, l'OL ne remportera pas la C1, déjà éliminé par le Paris Saint-Germain à l'époque (1-1 ; 0-1). Il ne reste maintenant que la D1, mais là aussi, les Fenottes font face à la concurrence des Franciliennes. Leur rival se situe un point devant et la confrontation entre les deux équipes fin mai servira de juge de paix. "Je ne crois pas à une page qui se tourne, a affirmé le coach rhodanien. La saison prochaine, nous allons récupérer Ada Hegerberg et Griedge Mbock. Lyon aura encore une très belle équipe. Nous sommes groggy mais nous allons nous focaliser sur le championnat pour aller chercher le titre." 

En fin de contrat cet été, l'entraîneur en place depuis 2019 est en difficulté. Il n'est pas certain qu'il puisse garder sa place, même en reportant le trophée national. Le club sera compétitif la saison prochaine avec les retours des deux cadres blessées de longue durée et l'émergence de jeunes joueuses, en plus de la prolongation de plusieurs leaders, mais Jean-Luc Vasseur pourrait ne pas être de l'opération reconquête.

7 commentaires
  1. Dragon2332 - lun 19 Avr 21 à 17 h 20

    Je suis le premier à espérer/prier pour que Vasseur ne soit plus l'entraineur de l'OL féminin la saison prochaine.

    C'est une parodie d'entraineur et vouloir se cacher derrière le Covid n'est qu'un argument valable pour les gens qui ne connaissent pas l'OL féminin.

    Depuis son arrivée au poste d'entraineur, et ses choix plus que douteux, que ce soit en stratégie de plan de jeu, que ce soit au niveau des ajustements proposés en match, tout comme sa capacité à manager un groupe, il n'a absolument rien, pour moi, d'un homme capable d'emmener une équipe comme l'OL féminin.
    Il a pris une équipe sur le toit du monde avec des joueuses au top pour en faire une équipe incapable d'aligner 2 passes. C'est une énorme faute professionnelle dont il n'est probablement même pas conscient.

  2. Dragon2332 - lun 19 Avr 21 à 17 h 33

    Déjà, lors de la confrontation contre le PSG en championnat, pour le match aller, on avait vu à quel point le mec est à la rue.

    Son équipe se fait marcher dessus, le mec ne réagit pas, ne fait pas d'ajustements et laisse les filles s'enliser. Aucune révolte de sa part.
    Il a fait des changements à 10 minutes de la fin quand il a enfin compris que l'équipe allait perdre et que cela faisait plus d'une heure qu'elle n'avait pas repris le dessus sur son adversaire...

    Et là, même scénario, il fait rentrer Malard à 10 minutes de la fin alors qu'il a fait jouer Macario en AC et qu'elle n'a pas vu un ballon après son but...

  3. OL-91 - lun 19 Avr 21 à 18 h 20

    Il est toujours dur d'encaisser bêtement un but. Le plus dur est de ne pas marquer pendant la demi-heure restante.

  4. Dede passion 69 - lun 19 Avr 21 à 19 h 00

    Vasseur, on en a beaucoup parlé hier, mais c'était à chaud.

    Sur le choix de sa compo pour CE MATCH LÀ, on peut lui laisser le bénéfice du doute, car on ne savait rien de l'état de forme de chacune des filles ,après l'épisode covid.
    On peut aussi lui accorder l'argument de l'absence de deux indispensables, Ada et Griedge.
    Il a eu le tact de ne pas évoquer le départ de Lucy Bronze, qui pourtant nous manque aussi énormément.
    Il n'empêche que depuis des mois, nous avions remarqué des compos surprenantes, des filles qui ne jouent pas à leurs postes ,des changements très tardifs, méthode Garcia il y a q.q. mois.
    Des relances hasardeuses de nos 16 m, avec des filles qui sur le plan technique, ne sont pas Lucy et Griedge.
    Et puis, un manque de personnalité évident, qui lui fait rentrer les épaules quand ça va mal, et ainsi subir le match.
    C'est sur que l'on est loin de P.Lair, et même de Pedros qui avec son passé de joueur à la Nantaise ,nous avait donné uns saison à presque 100 buts.
    Si l'on a des doutes sur l'avenir de Rudy, par contre le sien se termine bien à l'OL.
    JMA ne se contentera pas, avec raison , d'un titre national, pas encore acquis.
    L'OL mérite mieux, et est loin d''être mort...

    Bon vent M.Vasseur, et le merci n'est pas indispensable .

    1. Dragon2332 - lun 19 Avr 21 à 20 h 25

      Désolé mais la théorie de l'état de forme des joueuses passe mal pour moi.

      On a vu Kumagai et Henry rentrer en 2ème mi-temps.
      Même si elles étaient limitées physiquement, il aurait pu en mettre une titulaire et l'autre remplaçante pour apporter de l'expérience au milieu et surtout qu'on n'avait pas de milieu récupérateur/relayeur de niveau.

      Mettre Maro en récupération/relayeur ... Faire jouer Majri à droite et Cascarino à gauche... Sans parler de Pharris à droite...

      Sarah et Maro quittent le navire OL féminin cet été (probablement avec des regrets ...).

  5. Le Bon - lun 19 Avr 21 à 19 h 08

    Insister lourdement sur la bévue du second but n'est pas très élégant, et de toute façon, ne parviendra pas à masquer les manques d'une équipe ayant pourtant tout pour briller.
    Je dirais même que par rapport au match aller, la prestation lyonnaise a été moins chaotique.
    Un bon début et une bonne fin de première mi-temps, avec entre les deux une domination parisienne réelle mais assez stérile en fait. Un duel équilibré en seconde. Des joueuses ont bien assuré (Buchanan par exemple).
    Certes des absences, mais c'était déjà le cas en finale au mois d'août.
    Mais des changements trop tardifs, des positionnements hasardeux et jamais modifiés : ce n'est pas la première fois.
    Quand on accepte de gérer la "meilleure équipe du monde", on sait que la tache ne sera pas facile.
    On doit tout assumer, même les coups durs : c'est ça un chef !
    Cela dit, les spectateurs ne voient qu'une partie de la situation, et devant son écran c'est plus facile...

  6. dede74 - lun 19 Avr 21 à 19 h 54

    On peut arguer des circonstances exceptionnelles, de ce match, circonstances qui ont profité aux parisiennes.
    Il n'empêche que depuis le début de la saison, les suiveurs supporteurs des Fenottes, ont constaté que l'équipe ne tournait pas rond, il suffit de reprendre nos commentaires depuis le début.
    D'où venait le mal ? quel analyste pourra nous le dire ? nous, derrière nos écrans, ne pouvons juger, nous ne pouvons que constater les insuffisances de l'équipe actuelle. Quelques arbres ont cachée la forêt, sporadiquement seulement.
    Pour ce match retour, les nombreuses joueuses contaminées, ne pouvaient être au top, elles ont pioché dans les réserves disponibles, trop minces, sans résultat malheureusement !
    Une page est tournée, ouvrons un nouveau chapitre et repartons de l'avant, le bateau OL féminin est touché, mais pas coulé !

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