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À l’OL, "les actionnaires ne peuvent pas quitter comme cela le navire"

Le fonds d’investissement américain King Street s’est subitement désengagé des Girondins de Bordeaux, plaçant le club au bord de la faillite. Une telle situation pourrait-elle arriver à l’Olympique lyonnais ? Décryptage avec Vincent Chaudel, économiste du sport et fondateur de l’Observatoire du sport business.


Ce qui arrive du côté de Bordeaux pourrait-il se produire un jour dans un club comme l’OL ?

Vincent Chaudel : Je ne pense pas car ce qui arrive à Bordeaux est lié à la nature du propriétaire. King Street est un fonds d’investissement. Son objectif au départ est d’acheter bas pour revendre haut, faire une plus-value à la revente. Dans le cadre de l’OL, il y a des actionnaires, notamment Jean-Michel Aulas, mais également d’autres investisseurs (Jérôme Seydoux, patron de Pathé) qui sont là pour apporter une forme de stabilité. Au pire, la valeur boursière peut chuter, mais les actionnaires ne peuvent pas quitter comme cela le navire. De plus, l’Olympique lyonnais s’est construit des actifs (le stade, le centre d’entraînement et de loisirs) bien plus importants que les Girondins de Bordeaux. Nous ne sommes pas du tout dans la même situation. Certes, la crise économique a des répercussions sur les clubs mais l’OL est structuré pour pouvoir les surmonter.

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