Vainqueur de ses quatre derniers matchs de Ligue 1, l’OL peut se rapprocher de la Ligue des champions en cas de nouveau succès. Difficile pour Paulo Fonseca de tout bouleverser dans son onze alors que le match contre Rennes lui a donné satisfaction, grâce notamment à la bonne passe de Roman Yaremchuk.
En recevant Rennes dimanche dernier, tout le monde voyait ce match comme capital pour l’OL. Les résultats de l’OM et de Lille avaient rajouté encore un peu plus de piquant et les Lyonnais n’avaient pas manqué de transformer l’essai. Depuis une semaine, c’est une part d’excitation et d’optimisme qui se mélangent à Décines, à deux journées de la fin. Le combo perdant pour se prendre une déception en pleine figure ce dimanche à Toulouse ? Cela pourrait être le cas, mais Paulo Fonseca a martelé le message que la suffisance n’avait pas sa place au Stadium.
Comme après la victoire contre le PSG, le plus important était d’enchaîner face à Auxerre. Ce dimanche, il en sera de même face à Toulouse qui a tout du match piège et une contreperformance rendrait presque caduque les performances passées. Alors, Fonseca espère que ses joueurs répondront présents, comme ce fut le cas contre Auxerre et face à Rennes. Avec une volonté de miser sur ce qui a marché dans ces matchs et notamment l'utilisation de Roman Yaremchuk.
Une seule saison à dix buts depuis 2020-2021
Au moment où la question de l'intérêt d'avoir remplacé Martin Satriano par l'Ukrainien se fait de plus en plus insistante, l'attaquant y a apporté une réponse. Avec quatre buts sur ses trois derniers matchs joués, l'ancien serial buteur de La Gantoise a retrouvé une rythme qui avait fait de lui l'un des avant-centres en vogue de son temps en Belgique. Cela faisait depuis décembre 2021 qu'il n'avait pas enchaîné deux matchs de championnat de suite avec des réalisations.
C'était à Benfica dans une période pourtant "compliquée mentalement" avec ce qu'il se passait en Ukraine. Depuis, il n'a atteint qu'à une reprise la barre des dix buts. C'était la saison passée avec l'Olympiakos, bien aidée par les matchs de coupe. Il n'est plus la machine à marquer, mais en misant sur Yaremchuk, Fonseca voulait apporter un petit truc en plus à son OL. Un tour de contrôle, permettant d'avoir une corde de plus à son arc pour varier les plaisirs. Satriano avait au premier abord ce profil, mais les supporters se sont vite rendus compte que l'Uruguayen était bien plus souvent absent dans la surface que dedans. Mais encore fallait-il que la mayonnaise prenne. Et on ne va pas se mentir, cela a mis un certain temps.
Des retours de blessure qui ont aidé aussi
Mais, dans un monde où l'on se cherche des excuses, Roman Yaremchuk a plutôt fait amende honorable, rejetant la faute avant tout sur lui. "Ma condition physique n’était pas idéale au début. Je suis arrivé blessé. c’était important de retrouver ma condition physique et de comprendre comment l’équipe joue. Ce n’a pas été facile, mais aujourd’hui ça va mieux." Passeur pour sa deuxième sortie à Strasbourg et buteur contre Lens en Coupe de France, le colosse ukrainien (1,91m) a malgré tout dû attendre le 12 avril pour enfin marquer en Ligue 1. Le début d'une série de quatre buts en trois matchs. Le fameux déclic ? Pas forcément pour le principal intéressé ni même pour Paulo Fonseca. Pourtant, il y a bien eu une avancée dans la relation entre Yaremchuk et ses coéquipiers.
S'il assure que "les leaders comme Moussa (Niakhaté) et Coco (Tolisso) ont beaucoup parlé avec (lui)", la connexion a peut-être aussi été plus simple avec des retours de blessures. Sans faire injure à certains dans l'effectif, le travail de sape d'un Afonso Moreira, absent lors de huit des 12 matchs disputés par Yaremchuk avec l'OL, a son importance, tout comme le jeu d'un Corentin Tolisso pas épargné par les pépins physiques en 2026. Comme par miracle, c'est avant tout quand la majorité des cadres est revenue que la machine de Lviv s'est mise en route. "Roman est un joueur fort dans la surface. L’équipe a adapté son jeu et Roman a aussi compris notre façon de jouer. Il a appris à connaître ses coéquipiers. C’est un processus normal, mais c’est toujours difficile pour un attaquant."
Deux fois plus de centres des Lyonnais en un mois
Avec un jeu bien plus en mouvements pour l'OL, Roman Yaremchuk a moins utilisé son jeu en pivot et a désormais une présence bien plus importante dans la surface. Corentin Tolisso l'avait d'ailleurs concédé après Auxerre, les Lyonnais se "prenaient peut-être trop la tête par moment dans le jeu alors qu'on a Roman dans la surface. On devrait plus centrer". De ce côté-ci, il y a bien eu une vraie révolution dans le jeu rhodanien. Contre le Celta et même contre Lorient, quand Endrick et Tolisso avaient démarré sur le banc, l'OL n'avait centré qu'à 15 reprises. Contre l'OM, le total était tombé à 9 et 12 face à Lens, des matchs dans lesquels Yaremchuk était titulaire.
Depuis deux matchs, le total a doublé ou presque et cela se ressent. Contre Auxerre, trente centres ont été réalisés pour sept réussis et cela a débouché sur trois buts dont un doublé pour Yaremchuk. Rebelote contre Rennes avec 24 ballons dans la surface bretonne. Et presque dans un copié-collé de ce qui avait été observé contre l'AJA, le jeu de tête de l'Ukrainien a fait le reste. Face aux bloc bas sur lesquels l'OL s'est souvent cassé les dents cette saison, l'arme Yaremchuk a ses avantages. Qui devraient encore avoir un rôle à jouer à Toulouse, ce dimanche.

Comme dans la gêne il n' y a pas de plaisir , alors Roman ne te gêne surtout pas , fusille et empile...
n'exagérons rien non plus ...
Si si parlons-en ! L'idée a mon sens n'est pas de parler Iaremchuk en tant que tel, mais de l'évolution tactique ! Et de ce retour au source d'une façon de complètement has been aujourd'hui : le 9 costaud qui met des coups et des buts !
D'ailleurs je ne sais pas si Iaremchuk sera conservé, mais par contre Fonseca conservera le profil du joueur.
Qu'est-ce que ça fait plaisir de revoir un OL qui mise sur les débordements et un 9 costaud qui marque des buts.
J'ai l'impression que c'est une solution importante apportée par Paulo Fonseca pour résoudre le problème des blocs bas. J'adhère. Bon ça n'a rien de génial, c'est qui s'est fait pendant 150 ans de football, avant qu'une pandémie mondiale de guardiolite nous fasse croire par exemple que c'est en jouant haut qu'on défend (je ne sais toujours pas comment on est arrivé là). Que les centres sont à proscrire car on perd la balle. Que le foot des années 1980 2000 était un football de neanderthalien, alors que nous sommes à une époque d'élévation intellectuelle et footballistique. Mais bon, j'en étais étais sûr, tous les pseudo intellectuels à col roulé ont soit retournés leur veste (comme guardiola qui lui est un génie du football) ou sont maintenant complètement cramés. et on revient aux fondamentaux du passé, tranquillement, sûrement... Bloc pas trop haut, agressivité, bloc équipe, débordements, centres, efficacité... D'ailleurs j'ai l'impression que le psg a planté le dernier coup de canif dans le football de possession.
Bref je divague, mais vas-y Roman enquille les têtes decroisees à 3 points !
D'ailleurs j'avais lu "bizarrement Iaremchuk est un géant qui n'a aucun jeu de tête" 😄 ah les analyses à l'emporte pièce...
Je suis heureux pour ce joueur. Un avant centre de cette envergure et remis en confiance est un atout indispensable pour une grande équipe comme l OL de cette saison. Une confirmation ce soir ?
Je suis content pour Yaremchuk pour plusieurs raisons:
D’abord, parce que cela valide le choix du staff et de la direction d’avoir insisté pour recruter ce profil. En parallèle, cela a aussi permis à Satriano de s’épanouir en Espagne. Même si Satriano semblait être un bon gars, je ne suis pas certain qu’il aurait été totalement heureux chez nous. À ce titre, je trouve Yaremchuk plus intéressant, et surtout bien plus identifié comme véritable attaquant pivot que ne l’était Satriano.
Ensuite, il y a aussi une dimension humaine. Le voir, lui qui est Ukrainien, retrouver du plaisir sur le terrain chez nous est une belle chose. Même si cela remonte, l’OL avait pu être perçu à une époque comme opportuniste vis-à-vis du Shakhtar avec le dossier Tetê. Aujourd’hui, permettre à un joueur ukrainien de se reconstruire sportivement, dans un cadre serein, entouré de bons gars et avec un coach sensible à ce que traverse son pays, je trouve ce clin d’œil particulièrement touchant.
Enfin, je suis content de voir que beaucoup se sont trompés, ou du moins ont jugé trop vite ses premières prestations. On a souvent lu ici qu’il ne servait pas à grand-chose. Certes, à l’instant T, il fallait reconnaître qu’il y avait du travail, mais son potentiel, parfois visible et parfois plus discret, méritait un peu plus de patience et d’indulgence.
Je conclurai avec cette phrase philosophique : la patience est amère, mais son fruit est doux.
C'est un peu un retour au football à l'ancienne , avec un grand 9 costaud qui joue en pivot , et met sa tête sur les centres , un jeu à la Giroud ou Ajorque .
Ce n'est pas mon style d'avant centre préféré , ça ne fait pas dans la finesse technique , mais ça a son efficacité .
Dans ce schéma de jeu , tu balances des centres dans le paquet et a un moment donné il y en a un qui trouve le 9 et ça rentre .
Si on reste dans ce type de jeu et qu'il est conservé , la question se posera pour Sulc , que Fonseca a fait jouer avant centre toute la saison ( à la grande surprise des observateurs tchèques qui ne l'avaient jamais vu jouer à ce poste ) .
Puisqu'on est dans la nostalgie , j'ai revu quelques images des retrouvailles des verts de 76 , ça a marqué ma jeunesse, ils m'ont fait vibrer , en dépit de la rivalité des deux clubs .
Personnellement je mettrais Kluivert à la place d'AMN que je ne sens pas trop dans ce genre de matchs.
Certains avaient regrettés Satriano, reprochant à Fonseca ses accointances ukrainiaines quand Roman etait en galére...
Les memes(?) qui lui avaient reproché sa filiation lusitanienne lors des arrivées de Kluivert et de Moreira du championnant portugais.
Si, si ca c est passé ici .