Comme la saison précédente face à Bourgoin, l’OL sort de la Coupe de France après une séance de tirs au but. Une élimination qui alourdit son bilan négatif dans l’exercice.
C’est un exercice qui ne leur sourit décidément plus. En revenant au score dans les ultimes secondes grâce à un lob bien senti de Rémi Himbert (2-2, 90e+4), les Lyonnais se sont offert une séance de tirs au but face au RC Lens. Entre le coup de sifflet final et le début de celle-ci, le Parc OL est entré en ébullition. L’enceinte s’est même davantage embrasée lorsque l’arbitre Benoît Bastien a désigné le côté tiré au sort, face au Virage Nord.
La pression n'a toutefois pas perturbé les six premiers tireurs. Lyonnais comme Lensois n’ont pas tremblé, à l’image du premier tireur Sang et Or, Ryan Fofana, auteur d’une panenka pleine d’audace. Puis est venu le tour du défenseur olympien Moussa Niakhaté. Le Sénégalais a croisé sa frappe, mais Robin Risser, fautif sur l’égalisation lyonnaise, avait choisi le bon côté et a stoppé le penalty. Dans la foulée, Sangaré et Thauvin n'ont pas tremblé et ont offert à Lens sa première demi-finale de Coupe de France depuis 2010 (4-5, tab).
22 défaites sur 33 séances
En s’inclinant aux tirs au but, l’OL dit donc adieu au trophée national, qu’il n’a plus remporté depuis 2012. Déjà l’année dernière, les Lyonnais n’étaient pas parvenus à s’imposer lors de leur séance face à Bourgoin, en 16es de finale (4-6). Un revers supplémentaire qui vient ainsi nourrir un bilan négatif pour le club rhodanien dans cet exercice.
Sur les 33 séances de tirs au but disputées dans son histoire, l’Olympique lyonnais en a perdu 22. Néanmoins, hormis ces deux dernières désillusions, l’OL restait sur trois séances réussies : face à Strasbourg en quart de finale de Coupe de France 2024 (4-3), contre le LOSC lors de l’édition précédente en huitième de finale (6-4), mais aussi lors du huitième de finale de l’édition 2021-2022 qui les ont opposés au Red Star (7-6). Des victoires dont les Lyonnais devront se souvenir si une nouvelle séance venait à avoir lieu face au Celta, lors du huitième de finale retour d'Europa League, le 19 mars prochain au Parc OL.

Si les penos étaient réellement une loterie, le bilan serait de 50 50
Sans doute a l'OL, historiquement, on a eu bien plus de joueurs élégants et techniques que des bourrins qui tirent comme des mules ...
Je pense qu'un penalty a plus de chance d'être marqué s'il est tiré très fort
Oui et non, faut quand même un minimum de précision.
Les tirs au but se jouent à la confiance et à rien d'autre. Preuve qu'on n'est pas si "arrogants" que cela: on tend à se faire dessus au moment précis où il faudrait être capable de ne se poser aucune question. Dans ces moments-là, effectivement, des bourrins capables d'envoyer un boulet de canon sous l'équerre sont les plus grands tireurs dont on puisse rêver – surtout qu'il est plus facile d'être plein de confiance quand on a encore du gaz.
Ya quand même de quoi se poser la question de savoir si les pénaltys sont travaillés parfois à l'entraînement ou non...
Quand on voit le tir de Niakhaté, le mec il arrive en pantoufle, limite il fait une passe. Aucune conviction dans le tir, en gros c'était une chance sur deux pour que le gardien la sorte, fallait juste qu'il choisisse le bon côté. Vraiment dommage de voir ce genre de tirs dans une séance. En 8/9ème tireur, je veux bien, mais pas dans les 5.
Après c'est pareil, on a un gardien très très fort dans l'exercice et on le laisse sur le banc. Ça ne donne vraiment pas l'impression que la séance ait été préparée.