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Et si Tolisso était le vrai faux numéro 9 de l’OL ?

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Jeudi face à la Real Sociedad (1-1), Corentin Tolisso a une nouvelle fois trouvé le chemin des filets, étant même proche de signer un doublé pour l’OL. Et si ce rôle était finalement taillé pour le capitaine lyonnais ?

De notre envoyé spécial à Saint-Sébastien.

C’est ce qui s’appelle être très fort. Depuis plusieurs semaines (ou plusieurs mois pour certains), le rendement de Corentin Tolisso est quelque peu pointé du doigt. Éclatant en première partie de saison dernière, le capitaine de l’OL marque le coup et notamment physiquement. Ces derniers temps, les adducteurs ont sifflé et Paulo Fonseca, son désormais ex-entraîneur, n’était jamais le dernier pour le rappeler.

Ça ne l’empêchait pas de tirer sur la corde quitte à voir son milieu moins influent dans l’entrejeu. Jeudi soir à Saint-Sébastien, le Portugais n’était pas sur le banc, remplacé par Jorge Maciel, mais le rendement de Tolisso a plutôt été dans la lignée de ses dernières sorties : poussif. Et pourtant, au moment de faire le bilan de ce nul contre la Real Sociedad, impossible de ne pas mettre en avant le capitaine rhodanien.

Pourquoi ? Parce que même en n’étant pas inspiré dans le jeu, il arrive à se rendre indispensable, en étant efficace. Après la passe décisive et le but face à Angers, il a remis ça à Anoeta en Ligue Europa. De fort belle manière, qui plus est ! Un enchaînement contrôle poitrine – volée du plus bel effet. « J’ai surtout bénéficié d’un très bon ballon de Tanner (Tesseman). Il m’a vraiment mis un très très bon ballon. J’ai contrôlé, j’ai tiré et c’est rentré, donc c’est positif.  Rémy Descamps m’a dit que le gardien (de la Real Sociedad) m’avait donné le but parce qu’il avait plongé (rires). »

En l’absence de Loïs Openda, d’Ernest Nuamah et de Pavel Šulc, l’OL est obligé de bricoler offensivement. Khalis Merah fait du mieux qu’il peut mais manque de présence devant le but adverse. Ce qui n’est clairement pas le cas de son aîné, qui a inscrit son quatrième but de la saison et aurait même pu en inscrire un cinquième sans la parade d’Unai Marrero en fin de match.

Dans le dur physiquement et n’arrivant plus vraiment à faire ces appels en profondeur dont il avait le secret la saison passée, Corentin Tolisso n’est-il finalement pas la solution la plus viable devant ? « En l’absence de Pavel et Loïs, il faut que tout le monde dépasse ses fonctions. C’est le rôle que j’essaie d’avoir aussi. Si je peux aider l’équipe en marquant des buts, c’est positif. « 

Personne ne s’en plaindra et jeudi soir, Alexandre Lacazette devait avoir le sourire de voir son pote réaliser un geste de grand attaquant. « C’est peut-être des restes de quand j’ai gardé en benjamins où j’étais numéro 9, et mon idole, c’était Sonny Anderson (rires). Mais non, je suis content. Après, j’ai beaucoup aussi à regarder Alex (Lacazette) pour dire la vérité, même si c’est un autre niveau. » Cela a permis à l’OL d’éviter une nouvelle défaite, mais aussi a confirmé que même amoindri, Corentin Tolisso reste l’identité de ce groupe.

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