Aulas (Photo by Philippe DESMAZES / AFP)

Jean-Michel Aulas veut continuer de faire grandir le football féminin

En marge de la présentation de Lindsey Horan, ce mercredi, Jean-Michel Aulas a évoqué ses ambitions pour améliorer la compétitivité du football féminin en France.

En ce début d'année 2022, Jean-Michel Aulas est sur tous les fronts à l'Olympique lyonnais. Après un mercato agité notamment lors de la dernière semaine avec le départ de Bruno Guimarães et les arrivées de Romain Faivre et Tanguy Ndombele, le club lyonnais s'est également montré actif concernant sa section féminine.

Equipe la plus titrée en Europe mais également dans le monde, l'Olympique lyonnais féminin se veut être un moteur dans le développement du football chez les femmes. Ce mercredi, en marge de la présentation de la joueuse américaine, Lindsey Horan (lire ici), Jean-Michel Aulas, le président du club rhodanien, a évoqué ses projets pour améliorer la compétitivité du football féminin dans l'hexagone. Le patron de l'Olympique lyonnais est également revenu sur les propos d'Ada Hegerberg. Cette dernière pointant du doigt la candidature française pour l'Euro 2025 (lire ici).


Définir les sujets à traiter pour l'avenir


Nommé à la tête de la commission du football féminin de haut niveau après la création de cette dernière en décembre dernier, Jean-Michel Aulas va avoir un poids supplémentaire dans les futurs décisions concernant le football féminin en France. "Cela s'apparente à une sorte de Ligue à l'intérieur de la fédération. On m'a demandé d'en prendre la présidence. J'ai accepté avec joie. C'est une commission de dix personnes définissant la stratégie de la fédération pour répondre à certains sujets", a expliqué le président de l'Olympique lyonnais, mercredi.

Après cinq succès consécutifs en Ligue des champions, l'Olympique lyonnais a cédé son trophée la saison dernière en s'inclinant en quart de finale face au Paris Saint-Germain. Pour la première fois depuis cinq ans, ce n'est pas un club français qui a remporté cette compétition puisque le FC Barcelone s'est imposé en finale. Une première pour un club espagnol depuis la première édition lors de la saison 2009-10.

Une conséquence d'un investissement important des clubs européens dans le football féminin. "On sait que les pays européens et notamment l'Angleterre, investissent beaucoup pour le futur, a constaté Jean-Michel Aulas avant de revenir sur les propos de sa joueuse. Je dirai que c'est un petit peu maladroit de la part d'Ada Hegerberg en me mettant un peu dans une position inconfortable. J'ai trouvé une parade auprès de la fédération en disant que la Norvège a annoncé le même jour sa candidature en confrontation avec la France pour organiser l'Euro féminin".


Améliorer la formation des jeunes filles


Devant son auditoire, Jean-Michel Aulas a également évoqué son souhait d'améliorer la formation des filles. Le patron de l'Olympique lyonnais a annoncé "qu'il y a une évolution au sein de la FIFA pour aligner les indemnités de formation qui existent chez les garçons mais pas chez les filles". Et de poursuivre : "Pour l'instant, cela a comme conséquence, sur les transferts où il pourrait y avoir une partie qui irait au club formateur. C'est en cours de discussion à la FIFA, mais on discute pour qu'une partie des transferts des garçons financent cette période de formation des féminines", a déclaré le président du club rhodanien.


Un sponsoring élevé


Sport le plus populaire en France, le football a rapporté de nombreux trophées aux hommes ces dernières années. En revanche, chez les féminines, l'armoire à trophée est vide contrairement à d'autres sports comme le handball ou le basket. Toutefois, le président de l'Olympique lyonnais veut souligner "le niveau d'affluence dans les stades, infiniment supérieur aux autres sports qui ont pourtant des médailles plus régulièrement en France", a-t-il affirmé. Jean-Michel Aulas "s'est félicité de la montée en puissance du football féminin qui se voit aussi par les sponsors. Aujourd'hui, le sponsoring de Lyon ou encore à Paris est très supérieur.  On a des revenus de sponsoring parfois supérieur à des clubs de Ligue 2", a déclaré le président lyonnais.

Jean-Michel Aulas s'est montré dithyrambique à propos de la D1 française en tançant quelque peu sa joueuse norvégienne: "Ada se plaignait du niveau de qualité des autres clubs et on voit cette année qu'il y plusieurs clubs qui sont du niveau du PSG et l'OL. Bordeaux, Montpellier, Paris FC et Fleury ont fait des efforts. La compétition est plus relevée que les autres années grâce notamment aux efforts que l'on a déjà fait", a indiqué le patron du club rhodanien.

Alors que le football féminin ne cesse de vouloir grandir, Jean-Michel Aulas, lui, sera la figure de ce développement. A la tête de la commission du football féminin de haut niveau, le président de l'Olympique lyonnais aura comme ambition d'améliorer et de développement ce sport dans l'hexagone.

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