OL Féminin
OL Féminin (Photo by Olivier CHASSIGNOLE / AFP)

L’OL attaque la 1re de ses quatre finales avec le FC Zürich

Facile vainqueur à l’aller, l’OL accueille le FC Zürich avec le plein de confiance et d’ambition. Ce rendez-vous européen est le premier match d’un marathon de quatre qui s’annonce décisif pour la suite.

Sérénité et confiance. Ce sont les deux mots qui sont les plus revenus mardi lors de la conférence de presse de Sonia Bompastor et Perle Morroni. Avec une série de quatre victoires depuis le retour de la trêve de novembre, les joueuses de l’OL se sont remises les têtes à l’endroit avant le sprint décisif de décembre. La latérale gauche a concédé que les Fenottes "s’étaient dit les choses. Les leaders ont un peu remis les pendules à l’heure en disant qu’on devait faire beaucoup mieux et c’est comme ça qu’on s’est remobilisée. On est une équipe solidaire pour le meilleur et pour le pire." Depuis le début de la saison, le négatif est bien souvent plus présent que le positif au sein du groupe lyonnais.

Les blessures ont forcément eu un impact que ce soit dans les têtes ou dans le jeu. Malgré une invincibilité en championnat, l’OL était loin du grand OL de ces dernières années avec des victoires étriquées et le sentiment que le sujet n’était pas si maitrisé qu’à l’accoutumé. Finalement, le "déclic" dont se défendent les Lyonnaises a eu lieu il y a deux semaines et ce déplacement à Zurich. Dos au mur avec un seul point en deux matchs, les joueuses de Sonia Bompastor avait livré un match complet et retrouvé une efficacité offensive qui s’est confirmée contre le Paris FC (3-2) puis samedi contre Dijon (8-0). Le symbole d’une identité retrouvée ?


Un sprint déterminant pour la suite


Toujours très exigeante avec elle-même et ses joueuses, l’entraîneure lyonnaise a préféré pointer "une exigence défensive à élever ainsi qu’un jeu de possession plus fluide", consciente peut-être que l’adversité rencontrée ces dernières semaines, hormis le Paris FC, n’était pas sujet à l’emballement. Il règne malgré tout de la confiance dans l’environnement lyonnais après avoir activé le levier du dialogue pour remonter la pente psychologique.

Ce mercredi, l’OL rentrera avec un objectif, celui de gagner. Cela fait bien sûr partie de l’ADN des Fenottes comme l’a rappelé Perle Morroni mais plus que jamais, tout autre résultat qu’une victoire contre Zürich serait un réel faux pas. Malgré la victoire en Suisse, les Lyonnaises n’ont toujours pas leur destin entre les mains pour la qualification. Toujours 3es à un point de la Juve et trois d'Arsenal, elles visent un sans-faute sur la phase retour pour continuer le chemin vers le doublé. La première étape commence ce mercredi (18h45) au Parc OL.

"On est sur une semaine importante avec deux matchs. C’est assez simple de motiver les joueuses car aujourd’hui on a encore besoin de points pour viser la qualification en Ligue des champions. Une victoire face à Zürich est primordiale, a confirmé Bompastor. La meilleure façon de préparer Paris est de gagner en Ligue des champions et de faire un match abouti."


Zürich en pensant au PSG ?


Car oui, le mois de décembre lyonnais ressemble aussi bien à un marathon avec cinq matchs en l’espace de trois semaines qu’à un sprint. "On rentre dans une phase très importante de la compétition, a confié Alice Sombath à Olympique-et-Lyonnais. Nous allons enchaîner les matchs face aux grosses équipes, que ce soit en championnat ou en Ligue des champions". Une partie de la saison de l’OL se joue sur ces quatre prochains matchs et sans faire injure à l’équipe suissesse, nombreux sont ceux qui attendent avec impatience dimanche et le choc contre le PSG. Une rencontre qui pourrait déjà s’avérer décisive dans la course au titre avec potentiellement cinq points d’avance en cas de victoire.

Au sein du club, on préfère "prendre les matchs les uns après les autres" mais ce sont quatre finales qui l’attendent avec donc Zürich, le PSG, Arsenal et la Juventus d’ici au 21 décembre. Le passé lyonnais a montré que ces rendez-vous importants stimulaient avant tout les Fenottes. Le renouveau observé ces dernières semaines ne sera confirmé qu’à l’issue de ce mois de décembre. Un mois où l’on en saura plus sur cet OL version 2022-2023.

3 commentaires
  1. undeuxtrois - mer 7 Déc 22 à 11 h 33

    Le plus dur est presque déjà passé. L'OL doit gagner contre Zurich et éviter une défaite contre le PSG. Une victoire contre la Juve assurera les quarts, et en mars prochain, l'histoire sera différente avec, normalement, tout l'effectif à disposition, ce qui ne sera pas de trop si l'on table sur une deuxième place (après, on peut toujours se prendre à rêver d'une victoire à Arsenal mais je n'y crois pas, pas assez d'armes offensives). A nouveau, l'équipe frôle la catastrophe mais pourrait s'en sortir de justesse avant de récupérer des joueuses qui feront la différence. Ce serait cependant une bonne chose de tirer les conséquences d'une telle hécatombe médicale, de la mauvaise construction de l'effectif, et des limites indéniables du staff.

    1. Foot Toujours - mer 7 Déc 22 à 18 h 02

      Je te trouve un peu sévère avec le staff et la construction de l'effectif.
      1- La profondeur de banc de l'OL est enviée (aussi) par un grand nombre de nos nos adversaires européens
      2- Les blessures de longues durée, touchent aussi d'autres grandes joueuses de grands clubs. Les causes sont multiples (équipement individuel, trop de matchs de haut niveau, pas assez de repos, relative faiblesse des filles)
      3- Formation pas suffisamment développée dans les autres clubs en France pour sortir des attaquantes performantes, donc appel à des étrangères qui sont déjà bien sollicitées en équipes nationales.
      4- Une EDF incapable d'assurer des rotations pour les matchs sans enjeux afin d'aguerrir des espoirs
      5- Aucun championnat digne de ce nom entre U19 et Pro.... toujours pour aguerrir des jeunes joueuses
      Conclusion : sans relève ni nouveaux talents, se sont toujours les mêmes qui jouent (au plus haut niveau)... et qui parfois se blessent.
      Tu vois, personnellement c'est à la fédé que je jette la pierre, parce qu'elle ne fait pas ce qu'elle a annoncé en 2019 lors de la CDM en France. Ce sont des escrocs qui se sont fait réélire sur un programme de développement du foot féminin totalement fictif...... !

  2. mmc1789 - mer 7 Déc 22 à 17 h 34

    En commençant par "le plus dur est presque déjà passé", tu navigues dans un flou total .. Raconte-nous un peu tes faits d'arme, pour parler avec suffisance des limites du staff champion d'Europe des clubs ..

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