Ce mercredi, l'OL se déplace sur la pelouse d'Anderlecht pour son premier match de Ligue Europa. Si les Lyonnais restent sur un nul frustrant au Paris FC, son adversaire est lui en pleine reconstruction.
Cela lui a fait remonter des souvenirs. Ce lundi, sur le plateau de "Tant qu'il y aura des Gones", Nicolas Puydebois a ressorti la boite à souvenirs au moment de reparler d'Anderlecht. Un club forcément particulier pour notre consultant, qui a disputé son premier match de Ligue des champions avec l'OL sur la pelouse bruxelloise. C'était en 2003 et les choses ont bien évolué au sein des deux clubs. Ce mercredi, la première journée de Ligue Europa ne mettra pas aux prises deux mastodontes de championnat français et belges, mais deux clubs en quête de leur lustre d'antan. Si l’état des lieux lyonnais n’est plus à faire, petit coup de projecteur sur la situation d’Anderlecht, à la veille de ce premier match de Ligue Europa.
Un directeur sportif et un coach passés par la Ligue 1
Comme l'OL, le club belge doit faire face à la longue disette de titres. Après avoir doniumé les débats pendant les années 2000, Anderlecht n'a plus été champion depuis 2017, année de ses derniers trophées sur la scène nationale. Victime d'une certaine instabilité, le RSCA doit faire face à une concurrence accrue en Belgique avec notamment l'émergence de l'Union Saint-Gilloise, futur adversaire de l'OL, de Bruges mis aussi de La Gantoise toujours là malgré des difficultés. Alors, durant l'été, le club de l'Ouest de Bruxelles a choisi de miser sur un duo passé par la Ligue 1.
Au poste de directeur sportif, Antoine Sibierski a débarqué en provenance de Troyes. "Il est arrivé quelques mois avant la fin de la saison dernière, donc il a pu prendre ses marques, nous a confié Florent Malice, suiveur des Mauves pour le site Walfoot. Il a connu un été intense avec 15 départs et 11 arrivées." Une équipe complète qui a débarqué pour permettre à Anderlecht de rejouer les premiers rôles, mais les effets tardent logiquement à se faire sentir. "Il y a des recrues dont les supporters attendaient beaucoup et ça commence à en inquiéter certains. Et le gros problème pour mercredi est que le meilleur joueur (Ilías Koutsoupiás) ne pourra pas jouer car il n'a pas pu être inscrit à temps sur la liste."
Une défense de fer, une attaque dans le dur
Un coup dur pour Vitor Bruno, débarqué durant l'été et qui tente donc de mettre en place ses intentions de jeu. Ayant suivi Sergio Conceiçao pendant de très longues années en qualité d'adjoint, notamment à Nantes, le Portugais reste sur une expérience mitigée à Porto en 2024-2025. Deux ans plus tard, le voilà en Belgique avec l'ambition d'imposer sa patte. "Anderlecht prenait des solutions temporaires qui se transformaient en solution durables ces dernières saisons. Donc, le choix a été fait de miser sur un coach avec des idées. La mayonnaise n'a pas totalement pris encore", poursuit le spécialiste du football belge dans "Tant qu'il y aura des Gones".
Actuellement septième du championnat, l'ancien club de Julien Duranville a avant tout réussi son premier objectif : "se qualifier pour la Ligue Europa, après avoir raté le coche ces dernières années, notamment la saison passée." Pour contrer l'OL, Vitor Bruno devrait logiquement s'appuyer sur une assise défensive plutôt performante. S'il faut relativiser le bilan en raison de l'adversité, Florent Malice souligne qu'Anderlecht "n'a pas pris de but sur six matchs, preuve que Bruno a eu plus de facilité à mettre en place une solidité défensive qu'offensive." Ne refusant pas le jeu, les Mauves ont "un peu de mal à marquer", avec seulement quatre buts en six journées de Jupiler Pro League. Il ne reste plus qu'à espérer que l'air européen ne leur donne pas des idées.

Oulah pendant deux secondes en lisant le titre je pensais être passé à côté d’une nouvelle au sujet du limogeage de Fonseca. Mais non il s’agit bien du coach d’Anderlecht 🤪