Arrivé à 13 ans à l'Olympique lyonnais, Alain Caveglia est ensuite parti à 19 ans à Gueugnon. Après d'autres expériences à Sochaux et au Havre, il revient à Lyon en 1996. A 52 ans, l'ancien milieu offensif c'est confié à l'OL sur son aventure lyonnaise mais également sur sa proximité avec les supporteurs.
Formé à l'Olympique lyonnais, Alain Caveglia a disputé 102 matchs de Ligue 1 avec l'OL. Parti en 1987 à 19 ans pour Gueugnon, le milieu offensif s'est confié au club sur les raisons de ce départ. "On dit souvent que je le club ne voulait pas me garder, ce qui n’est pas tout à fait vrai. Je jouais en Division 3, avec la réserve, et je voulais un contrat. Sauf qu’à cette période-là, les contrats pour les jeunes (aspirants ou stagiaires) étaient très rares. Dans le même temps, j’ai eu deux propositions (Chaumont et Gueugnon), alors je suis parti, a-t-il raconté. J’ai choisi Gueugnon car c’était proche de Lyon et aussi parce que j’y connaissais bien certaines personnes."
Il est ensuite revenu à Lyon en 1996 en provenance du Havre. "C’est Bernard Lacombe qui m’appelle et me demande si ça m’intéressait de revenir à l’OL. J’avais plusieurs clubs qui me sollicitaient mais mon choix a été vite fait. J’ai d’abord eu beaucoup de fierté car j’avais toujours dit que je reviendrai." Il explique que son retour a été quelque peu compliqué. "Ensuite, pendant les matchs de préparation, j’ai commencé à avoir pas mal de pression. Je revenais dans ma ville, devant toute ma famille et mes amis. D’ailleurs, pour mon premier match à domicile, contre Strasbourg, j’ai été nul, a-t-il admis. Contrairement à ce qu’on peut penser, il n’y a jamais eu de sentiment de revanche dans mon retour, car l’OL voulait me conserver chez les jeunes."
"Lyon c'est ma ville"
Né à Vénissieux, celui qui a été désigné capitaine de l'OL en juin 1997, a toujours été très attaché à son "club de cœur." "Lyon c’est ma ville. Quand j’entends aujourd’hui Anthony Lopes, je ressens un peu la même chose que lui. J’étais comme les supporteurs. J’étais allé dans les mêmes tribunes qu’eux. On dit toujours qu’ils se reconnaissaient en moi, mais moi aussi je me reconnaissais en eux. Je ressentais les choses comme un supporter. Je me sentais un peu en mission, surtout quand j’étais capitaine, a-t-il expliqué. La proximité était plus facile qu’aujourd’hui, sans les réseaux sociaux par exemple. Tout s’est fait naturellement. J’avais une relation privilégiée avec les Bad Gones, mais ce n’était pas Alain Caveglia tout seul, c’était tout le groupe qui était proche des supporteurs."
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