Dimanche soir, l’OL s’est incliné face à Clermont (1-2). Si la 6e défaite lyonnaise a été entachée de plusieurs décisions contestables, elle ne doit pas faire oublier une première mi-temps où tout est allé à l’envers.
Ce devait être le match du rebond, celui qui devait enfin être le déclic pour sortir la tête de l’eau. Dimanche soir, les plus de 43 000 spectateurs présents au Parc OL n’attendaient qu’une chose : voir enfin l’OL triompher cette saison, qui plus est face à un concurrent direct pour le maintien, Clermont. Après 100 minutes, ce fut une nouvelle fois la douche froide pour tout un stade avec une sixième défaite (1-2) en neuf matchs de championnat. Avec trois points au compteur, la formation lyonnaise est désormais seule dernière de Ligue 1 et compte déjà cinq points de retard sur le barragiste et six sur le premier non relégable. Un gouffre et pourtant, il n’est pas question d’évoquer le maintien chez John Textor. "Il n’y a pas de risque de relégation, juste d’une saison médiocre."
À l’instant T, vivre un exercice loin des attentes européennes serait déjà une victoire tant l’espoir de jours meilleurs mis en avant par le propriétaire et Fabio Grosso ne semble pas perceptible sur le terrain. Il y a bien eu un souffle de révolte au retour des vestiaires et du triple changement opéré par le coach italien. Mais le mal était déjà fait depuis longtemps. "Nous n'avons pas commencé comme on le voulait, nous n'étions pas dedans, et on l'a payé cher, a constaté Anthony Lopes après la rencontre. Maintenant, si chacun fait son truc de son côté, on n'arrivera pas à s'en sortir."
Le milieu baladé sur le deuxième but clermontois
Comme à son habitude, l’OL a en effet eu du mal à entrer dans sa rencontre alors qu’il aurait dû avoir la langue pendue, à la recherche de ces trois points qui fuient le club depuis le début de la saison. Mais en cruel manque de confiance, les Lyonnais ont donné l'impression d'être anesthésiés par l’enjeu. Et quand tout va mal, rien n’est donné. Les joueurs le savent et en ont eu un peu plus la preuve dimanche soir avec des décisions arbitrales clairement en défaveur. Fabio Grosso et Anthony Lopes n’ont pas voulu en faire une excuse principale de la défaite, mais la première mi-temps aurait pu être différente sans certains coups de sifflets.
Le premier en validant le but de Mohamed Cham alors que tout un stade avait vu Nicholson s’amener le ballon de la main sur son contrôle de la poitrine. "Je trouve ça assez incroyable qu’avec un ballon qui vient de l’arrière, on arrive à faire un contrôle de la poitrine, s’est questionné Lopes. Ce fait de jeu ne nous a clairement pas aidés." La validité ou non de l’ouverture du score clermontoise fera encore parler ce lundi entre Rhône et Saône.
Mais cela n’explique pourtant pas la suite de l’action où Dejan Lovren a été baladé par le passeur clermontois dans la surface. Cham, laissé seul au deuxième poteau, a lui eu tout le loisir de placer sa tête. Oui, l’arbitrage de Mr Delajod est forcément à pointer du doigt, mais les errements défensifs durant tout le premier acte tout autant. Dans un système hybride avec Ainsley Maitland-Niles mi-relayeur, mi-milieu droit, l’OL n’a pas existé pendant vingt minutes, sanctionné par cette ouverture du score. Bien mieux après ce but encaissé, la formation lyonnaise est toutefois trop friable pour espérer quelque chose. Que ce soit offensivement avec un manque de génie, que défensivement avec des espaces béants.
L'OL ne se sauvera que par lui-même
Sur le but du break clermontois, Anthony Lopes n’est pas forcément exempt de reproche avec une position un peu avancée. Mais avant ça, Yohann Magnin avait eu toute la liberté de se mettre en position de frappe. En trois passes côté droit, le milieu de l’OL avait été effacé avec une lecture du jeu et de l’espace à revoir. Un cas à montrer dans toutes les écoles de foot pour expliquer comment aspirer un bloc adverse.
Clermont n’en demandait pas tant pour connaitre sa première victoire de la saison. Alors oui, il y a des faits de jeu contestables comme cette main défensive de Caufriez dans la surface après une barre de Lacazette, peu avant la pause. Mais en faisant de telles erreurs individuelles et collectives, l’OL sait qu’il ne peut pas se réfugier totalement derrière l’arbitrage. Il aurait d'ailleurs tort de le faire avec trois points en neuf matchs.

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