Présent en conférence de presse ce mercredi, Dejan Lovren n'a pas mâché ses mots concernant le groupe de l'OL. Satisfait des progrès de ses jeunes ouailles, le défenseur croate regrette encore un certain manque de maturité.
À l'image de ce qu'il délivre sur le terrain, Dejan Lovren n'est pas du genre à faire semblant même face aux caméras. Quand l'OL pouvait manquer de caractère durant la première partie de saison, le club lyonnais a trouvé avec qui parler en la personne du Croate. Rugueux sur le terrain, mais correct, le défenseur a rapidement pris le pli de la situation actuelle entre Rhône et Saône. "Je savais que ça allait être dur, mais je savais que je pouvais aider, a-t-il répondu mercredi à la question de savoir s'il s'attendait à cet environnement. Je crois que l’OL peut toujours être plus haut. Je préfère gagner contre Lorient en disant qu’on n’a pas fait un match exceptionnel, car on a besoin de prendre de la confiance et ça vient avec les succès."
"Je suis malade d'alterner le bon et le moins bon"
Et les succès viennent avec quoi ? Pas en claquant des doigts d'après le défenseur central. À 33 ans, Dejan Lovren n'a mis que quelques semaines à devenir l'un des cadres de l'effectif et n'est jamais le dernier à rappeler ses jeunes ouailles à leurs responsabilités. À force de parler et rabâcher tout le temps, le défenseur ne va-t-il pas en avoir marre ? C'est la clé du succès pour le vice-champion du monde qui ne cache malgré tout pas sa frustration. "Parfois, c'est bien, parfois moins bien. On a besoin de changer. C’est comme les montagnes russes et je suis malade de ça. Si on ne comprend pas qu’on a besoin de changer les choses et de ne pas faire les mêmes erreurs, ça va être compliqué. Il faut bien regarder sur la vidéo ce qui est mal fait. On a besoin de parler à chaque fois. On est très jeune, on ne comprend pas peut-être, mais j’essaye de parler avec les jeunes et le coach. On fait parfois des erreurs d’amateur et c’est inacceptable pour un club comme l’OL."
Croyant en des jours meilleurs à Décines, Dejan Lovren joue ce rôle de grand-frère que souhaitait Laurent Blanc. Mais il l'assure, le renouveau lyonnais ne passera que par une cohésion commune. "On a besoin de tout le monde".

Il n'est plus possible de poster des commentaires pour l'instant: Il y a trop d'abus et de dérives avec l'actualité