En train de faire des miracles avec l’OL, Paulo Fonseca semble avoir une vraie capacité à diriger des formations que personne n’attend. Une limite pour aller voir plus haut ?
"Presque un magicien". Ce sont par ces mots que Nicolas Puydebois a récemment décrit Paulo Fonseca sur le plateau de "Tant qu’il y aura des Gones". Notre consultant ne semble pas être le seul à penser ça. Les supporters de l’OL ne peuvent que s’incliner devant le travail fait par le Portugais depuis huit mois. Avec les départs de Cherki, Lacazette ou encore Mikautadze, on promenait l’enfer à cette formation lyonnaise, maintenue en Ligue 1. Pourtant, après 23 journées de championnat et malgré la défaite à Strasbourg, elle est troisième avec cinq points d’avance sur l’OM. Elle peut très sérieusement penser à une fin de saison en boulet de canon. Fonseca a réussi à instaurer un état d’esprit compétitif dans un groupe qu’il décrivait lui-même comme "moins talentueux". N’est-ce finalement pas dans ce schéma que le Portugais est le plus fort ?
"J'ai envie de faire progresser les joueurs"
Avec bientôt deux décennies de coaching, Fonseca a fait quelques miracles. Avec Paços de Ferreira, il a terminé troisième du championnat portugais. À Braga, il a soulevé la Coupe du Portugal en 2016 et fait d’un beau parcours européen. Des équipes que personne n’attendait et dans lesquelles on retrouve quelques similitudes avec cet OL version 2025-2026. "Ce qui est important dans toutes les équipes, à Paços, à Braga, ici, et à Lille, c'est de créer une identité, de créer une façon de jouer qui est facile à voir, qui est facile à identifier, nous a-t-il répondu dans l'entretien à Olympique-et-Lyonnais. Le process, pour moi, c'est le plus important, parce que j’ai une autre envie qui est de faire progresser les personnes qui travaillent avec moi, les joueurs."
Cela semble plus facile avec des éléments ayant moins de vécu et donc plus malléables. Les échecs à Porto et à l’AC Milan montrent que la gestion d’égo est peut-être ce qui empêche Paulo Fonseca d’aller voir plus haut aujourd’hui…
