Deuxième et dernier match de l’intérim de Jorge Maciel ce dimanche à Brest. Le Portugais est tout à fait prêt à ensuite laisser le costume à Carlos Vicens.
Si l’adage « jamais deux sans trois » se vérifie, le duel entre Brest et l’OL ce dimanche (17h15) s’achèvera par un nul 1-1. Sur les deux rencontres dirigées par Jorge Maciel lors des passations entre Pierre Sage et Paulo Fonseca et de Paulo Fonseca à Carlos Vicens, l’Olympique lyonnais a partagé les points avec Ludogorets et la Real Sociedad sur le même score. Un intérim qui se terminera donc ce 8 octobre à Francis-Le Blé.
La fin d’une courte expérience pour le technicien portugais, qui aura tout de même vécu une semaine pas comme les autres. Car le départ soudain de son compatriote a bouleversé un club qui, jusqu’à là, menait sa barque sans trop de vagues extrasportives. Dans ce contexte, l’idée a été d’impliquer encore un peu plus les cadres et de resserrer le groupe pour faire corps dans « un état d’esprit de mission« , ainsi qu’il l’a expliqué samedi.
« Je ne suis pas l’adjoint qui se dit que dans deux, trois ans, il veut être n°1 »
Et lui dans tout ça ? Il semble prendre sa fonction telle qu’elle l’est, une tâche éphémère dans une période de transition. Il n’a visiblement jamais pensé à obtenir plus. « J’ai déjà occupé ce rôle (de numéro 1) à deux reprises, à Benfica (avec la réserve en 2019, NDLR), où cela s’est très bien passé, et au VAFC (en 2023), où ce fut moins concluant. Je ne sais pas ce que je ferai ensuite. Quand Paulo est parti, on a évoqué cette question. Je ne suis pas l’adjoint qui se dit que dans deux, trois ans, il veut grimper à l’échelon au-dessus, insistait-il. Les choses arriveront naturellement.«
L’homme de 41 ans, qui a confié être bilingue français, anglais, portugais et espagnol, se plaît dans son côté travailleur de l’ombre, pour peu que les conditions de travail soient bonnes. « Je préfère être adjoint à ce niveau plutôt qu’entraîneur principal dans une équipe où l’on n’a pas beaucoup de maîtrise, où l’on ne prend pas de plaisir. Ce que je sais, c’est que le plus possible, j’irai là où je pourrai être moi-même, affirmait-il. C’est le plus important. La dernière expérience était très importante pour ma carrière, mon apprentissage. En partant de Lille, j’ai fait une erreur selon moi : quand on rejoint un endroit, il faut vraiment avoir envie d’y aller. Il ne faut pas chercher à fuir une situation. »
Malgré tout, sa fonction, bien que ponctuelle, l’a obligé à adapter son positionnement vis-à-vis de ses troupes. « Ce n’est peut-être pas le plus voyant, mais le rôle de l’assistant, au niveau du leadership, est plus difficile que celui de numéro 1. Pourquoi ? Car c’est lui qui fixe les règles, et ses adjoints doivent s’adapter et réfléchir à ce qu’il attend d’eux. La position est donc différente, c’est à toi de trancher et de poser le cadre, expliquait le Lusitanien. Il faut que la relation entre tous soit très franche et directe. Sur ça, rien n’a changé. Mais peu importe ta place, tu dois absolument garder la capacité à regarder les joueurs droit dans les yeux et à leur dire les choses. »
La suite s’écrira-t-elle avec l’OL pour Jorge Maciel ?
En fin de contrat en juin 2027, Jorge Maciel prolongera-t-il avec l’OL ? Cela dépendra sans doute de sa collaboration avec le staff de Carlos Vicens. Et pourquoi pas d’une éventuelle opportunité professionnelle. Ces derniers jours nous ont prouvé que dans le football, il était extrêmement compliqué de se projeter. Il se plaît dans sa vie lyonnaise et « se sent considéré » ici, mais à la question de rester la saison prochaine, le natif de Barcelos a répondu « on verra ».
Dans l’immédiat, sa préoccupation est surtout de savoir comment décrocher un premier succès aux commandes de la formation rhodanienne. Et ensuite, de passer du temps avec ses proches pour se ressourcer. « Mon avenir après Brest, c’est comment je vais aider le coach qui va arriver. Ce qui nous aide dans ce milieu, c’est d’être honnêtes les uns envers les autres. Dès que les choses sont claires pour tout le monde, elles deviennent beaucoup plus simples. »
Il poursuit : « J’ai la chance d’exercer un métier que j’aime et que j’ai choisi. C’est un choix de vie qui était un rêve depuis longtemps. Mais on sait que dans cette profession, tes valises sont toujours prêtes, a-t-il rappelé. C’est notre quotidien. Je vis très bien cette décision d’être un entraîneur au sens large. » Un entraîneur qui, après avoir été sous la lumière des projecteurs pendant une semaine, retrouvera une fonction qu’il affectionne.






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