Ajaccio’s Tunisian midfielder Mohamed Larbi (L) shoots to score a goal during the L1 football match Gazelec Ajaccio (GFCA) against Lyon (OL) on December 20, 2015, at the Ange Casanova stadium in Ajaccio, on the French Mediterranean island of Corsica. AFP PHOTO / PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

OL : le 3-5-2 ? Plus jamais ça

On pensait avoir tout vu lors de la phase aller. Hubert Fournier a tenu à nous offrir un cadeau pour ce dernier match de 2015 avec un nouveau dispositif. On s'en passerait.

Il faut le rappeler encore une fois, l'OL devait faire sans plusieurs cadres pour se déplacement au Gazelec Ajaccio : Jallet, Bisevac, Umtiti (donc 3/4 de la défense), Valbuena et Lacazette (et Fekir) pour ne citer qu'eux. Cela fait certes beaucoup, mais de là à changer de système, avec une équipe en plein doute ?

Jouer contre nature, l'OL ne sait pas faire

Gazelec OL 352 jpg

Comme on peut le voir sur cette image, l'OL évolue en 3-5-2, avec un choix de jouer très offensif pour les latéraux.

 

Pour cette rencontre donc, Hubert Fournier avait décidé de dispoer son onze de départ en 3-5-2, tactique très prisée en Italie. En revanche, ce n'est pas dans l'ADN footballisque français. Et cela s'est vu pour les Gones. Positionnés assez bas (une récupération faite à 38 mètres, en deçà des standards habituels), les Lyonnais ont essayé de privilégier dans un premier temps le jeu direct et long, avec la paire Beauvue-Cornet faite a priori pour ce genre de jeu. D'ailleurs, au bout de 15 minutes, le Gazelec domine largement à la possession (59% contre 41% pour l'OL), chose assez rare pour être soulignée, tout comme les 41% de passes vers l'avant. Clairement, les Rhodaniens jouaient plus le contre que d'habitude. Le problème, c'est qu'ils ne savent pas faire du tout. Surtout qu'avec une défense composée de Bako Koné, Yanga-Mbiwa et Gonalons, la confiance n'était pas au top pour ces trois-là, notamment pour contenir les attaques corses. Quoi de plus facile alors pour Ajaccio que de prendre leurs adversaires à leur propre plan de jeu, en contrant tout en passant sur les côtés (à 81%). Où sont les latéraux de l'OL me diriez-vous ? Nous les avons cherché aussi durant la rencontre. Pour rappel, contre Montpellier avec une défense à 4, les latéraux défensifs étaient pris dans leur dos. Alors dans un 3-5-2 ... En outre, sur le plan offensif, les joueurs de côté n'ont pas apporté les centres espérés lorsqu'une équipe joue le contre. Quant aux milieux, l'équipe jouant bas, ils n'étaient pas en soutien de leurs attaquants après les longs ballons (Clément Grenier seulement à quelques reprises). Tout ceci ressemble à un cercle vicieux ...

Les duels, facteur clé

Gazelec OL 3vs3 jpg

Anomalie lyonnaise du match (parmi tant d'autres), les défenseurs centraux se sont souvent retrouvés à jouer des un contre un, sans couverture ou soutien.

 

Ce qui a sauté aux yeux dans ce match, c'est la capacité des Corses à dominer Lyon dans les duels, dans toutes les zones de jeu. Cela s'est retranscrit aussi bien dans le nombre de ballons gagnés (142 contre 138) que dans les fautes commises (22 fautes contre 12, les joueurs lyonnais ont été gentils). Devant, Kader Mangane a fait parler sa puissance face à Beauvue et Cornet, de même qu'Amos Youga au milieu, Malbranque semblant par exemple bien dominé. Surtout, les trois de derrière ont été en permanence en un contre un face aux attaquants gaziers. Zoua et Tshibumbu ont eux aussi posé d'énormes problèmes aux pourtant costauds Yanga-Mbiwa et Koné, tandis que Gonalons devait s'occuper de Larbi, et on a vu ce que cela a donné. Avec des couloirs libres (Bedimo trop haut, Tolisso pas à son poste), et des centraux avec un marquage chacun, difficile de résister défensivement pour les hommes de Fournier. Ce n'est donc pas surprenant que les deux buts d'Ajaccio proviennent d'actions partant du côté et se finissant dans l'axe, l'équipe étant sur un fil (où sont les milieux en soutien ?). Symbole de ce marasme, Capitaine Gonalons a pourtant été propre, avec 21 ballons gagnés et seulement 9 perdus. Mais dans ceux-ci, il y a la mauvaise relance qui entraîne le premier but (sans compter son loupé pour intervenir sur Larbi), et sa glissade sur la deuxième réalisation (après un long ballon encore une fois). Cependant, personne ne veut accabler Gonalons ...

Il n'est plus possible de poster des commentaires pour l'instant: Il y a trop d'abus et de dérives avec l'actualité

Score'n'co - Lyon Capitale
d'heure en heure
réseaux sociaux
X Facebook youtube Twitch instagram bluesky tiktok linkedin
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut