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OL - Mattia De Sciglio : "Une expérience très positive"

Le défenseur international italien Mattia De Sciglio (28 ans), prêté cette saison par la Juventus, aimerait poursuivre son bail avec l’OL. En attendant d’être fixé sur son sort, ce passionné de photographie profite, en dehors de son quotidien de footballeur, du charme et des atouts de la ville de Lyon.

Lyon Capitale : Vous avez toujours voulu devenir footballeur professionnel ?

Mattia De Sciglio : Oui. Quand j’avais 2 ou 3 ans, je me rappelle les dimanches matin, je réveillais mon père pour aller jouer avec le petit ballon (sourire). À 5 ans, j’ai commencé à jouer dans une équipe de ma ville. J’ai réalisé mon rêve de devenir footballeur professionnel tout de suite. Quand j’étais enfant, mes copains m’appelaient le mur car, jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai joué au poste de défenseur central.

Votre famille est passionnée par le football ?

Je suis fils unique. Mon père aime le football mais il a pratiqué la savate boxe française. Ma maman était également une sportive, elle a fait de la natation.

Pourquoi avoir accepté de venir à l’OL ?

Je voulais avoir une expérience à l’étranger. La saison passée, j’ai très peu joué à la Juventus (Italie), mon but était d’avoir du temps de jeu et de disputer l’Euro (11 juin - 11 juillet 2021). Quand l’option OL s’est présentée à moi, j’ai accepté immédiatement.

La sélection, c’est un réel objectif ?

C’est mon but. Je veux reprendre ma place au sein de l’équipe nationale. Cette année, il y a une compétition (l’Euro) vraiment importante et prestigieuse et je veux être de la partie.

"Jusqu’à l’âge de 16 ans, mes copains m’appelaient le mur"

La présence de Rudi Garcia, qui connaît bien le football italien, a-t-elle compté dans votre choix ?

Oui, parce qu’il connaît le championnat italien et il parle ma langue donc c’est une bonne chose pour moi. Il me fait penser à Massimiliano Allegri, l’entraîneur qui m’a lancé à l’AC Milan. Rudi Garcia donne beaucoup de confiance et c’est très important pour les joueurs.

Pour quelles raisons n’avez-vous pas réussi à vous imposer à la Juventus Turin ?

J’ai eu des blessures, des problèmes physiques. Même quand j’étais opérationnel, j’ai peu joué, mais j’ignore pourquoi. En janvier dernier, je devais aller au Paris Saint-Germain, j’allais presque signer là-bas mais la Juventus a arrêté les négociations.

Selon vous, quels sont vos points forts et vos points faibles ?

Je pense que mon point fort, c’est la capacité à lire le jeu, à anticiper. C’est quelque chose que je savais déjà faire quand j’étais petit. J’ai également cette faculté à jouer à droite et à gauche. Je suis polyvalent. Concernant mes points faibles, on peut toujours s’améliorer. Allez, je dirai peut-être de marquer. Bon, je suis un défenseur mais, aujourd’hui, les latéraux montent plus et je dois essayer de marquer (sourire).

Quel est votre regard sur votre première saison en France ?

Je suis en train de faire une bonne saison avec de bons matches. C’est ma première année, je dois prendre confiance, je découvre un autre football. Mais, de manière générale, c’est une année très positive pour moi.

"En France, j’ai trouvé un championnat plus dynamique, plus rapide avec plus d’espaces"

Quelles sont les différences notables entre le championnat français et le championnat italien ? Avez-vous été surpris par le niveau de la Ligue 1 ?

Le championnat italien est plus tactique, plus défensif… C’est la mentalité italienne. En France, j’ai découvert un championnat plus dynamique, plus rapide avec plus d’espaces. Je trouve également la Ligue 1 plus amusante. En France, les petites équipes jouent, ça peut aller dans tous les sens, alors qu’en Italie, elles vont davantage défendre. C’est plus compliqué.

On dit souvent qu’en France, les joueurs travaillent beaucoup moins… Sauf quand ils partent à l’étranger. Vous l’avez constaté ?

Effectivement, je l’ai observé. Je crois que cela fait partie de la mentalité française. En Italie, on travaille énormément et, si tu fais la même chose ici, beaucoup de joueurs vont râler. Quand je parle avec mes amis de l’équipe nationale qui jouent à l’étranger et également en France, ils constatent la même chose.

Tout le monde dit au club à votre sujet que vous avez une vraie culture du travail. Cela vient d’où ?

C’est à la fois ma mentalité et ma culture italienne mais aussi ma volonté de m’améliorer chaque jour. Je fais de la prévention lors des entraînements mais aussi à la maison. Pour arriver le plus loin possible, notamment au niveau de l’âge, et être le plus performant, ça passe par tout ce travail.

Vous en parlez avec la jeune génération ?

Je suis une personne discrète. J’aime plus donner l’exemple sur le terrain que parler (sourire).

Quelles sont les différences entre la Juventus Turin et l’Olympique lyonnais ?

Ce sont deux clubs qui ont écrit l’histoire en Italie et en France et qui ont gagné de nombreux titres. Ils se ressemblent. Sur le terrain, aujourd’hui, ils sont très proches. Je n’oublie pas que la saison passée, on a été éliminés en Ligue des champions par l’OL (sourire). Ici, j’ai trouvé un club très bien organisé, un stade magnifique où j’avais déjà joué lors de l’Euro 2016, le centre d’entraînement est aussi très beau et fonctionnel. C’est pour cela que je suis heureux de porter ce maillot.

"Lyon est une belle ville tranquille"

À tel point que vous souhaitez poursuivre votre aventure à l’OL ?

Oui, j’aimerais rester. Je ne sais pas ce qu’il va se passer entre la Juventus et l’OL, cela va dépendre d’eux. Je me sens bien ici, la ville est très jolie. C’est dommage car, avec la crise sanitaire, je ne peux pas en profiter à 100 % mais c’est une belle ville tranquille. Elle est bien située, près de la montagne, de la mer et de l’Italie. C’est vraiment magnifique.

En dehors du football, vous avez d’autres passions ?

Quand tu sors du centre d’entraînement et que tu rentres à la maison, il y a des moments où tu dois couper, t’aérer la tête, te relaxer. J’aime aller me promener au parc de la Tête d’Or, c’est un bel endroit. J’adore arpenter la ville pour prendre des photos car je suis passionné de photographie. J’apprécie aussi de manger au restaurant mais, en ce moment, c’est malheureusement impossible.

En raison de la pandémie, qui a engendré de grosses pertes financières, le club a demandé aux joueurs et joueuses une baisse de salaire en échange d’actions de l’entreprise (OL Groupe). Au-delà de cet aspect contractuel, estimez-vous qu’il est important de faire un effort en tant que joueur professionnel ?

Je suis d’accord. C’est un moment difficile et on ne sait pas quand il prendra fin. Je crois que nous, joueurs, devons être exemplaires car nous sommes des privilégiés. On doit tout faire pour aider le club et ceux qui sont dans la difficulté.

À ce sujet, à l’OL, la fondation met en œuvre de nombreuses choses pour aider les autres, et notamment les enfants malades.

Je trouve ça vraiment formidable. Toutes les choses mises en place permettent de donner le sourire à de nombreux enfants.

2 commentaires
  1. chiesaninho - sam 24 Avr 21 à 0 h 34

    Pour lui, c'est sûr...

  2. poussin - sam 24 Avr 21 à 8 h 24

    "une expérience très positive" pas pour tout le monde , à commencer par les supporters et à finir par Bard . Un joueur moyen qui n'a clairement pas le niveau d'un international et qui a barré la progression de Bard. Chouchou de Garcia qui a réclamé sa venue auprès de juni a été à mon avis une des cause de leur discorde . trop cher pour être conserver , il aura eu beaucoup de temps de jeu pour un joueur prêté . trop à mon goût puisqu'il va retourner chez lui , enfin je l'espère .

Les commentaires sont fermés

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