Lyon’s French midfielder Coretin Tolisso (L) and Lyon’s Spanish midfielder Sergi Darder jubilate at the end of the French L1 football match between Nancy (ASNL) and Lyon (OL), on August 14, 2016 at the Marcel Picot Stadium, in Tomblaine, eastern France. / AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG

OL : débuts difficiles, mode d'emploi ?

Comme depuis quelques années, l'OL trouve encore le moyen de mettre à mal son début de saison. Entre blessures, méformes et collectif déficient, l'inquiétude grandit à la veille de débuter la Ligue des champions.

Quatre buts pris à Dijon il y a un peu plus de deux semaines, encore trois ce samedi au Parc OL. Quand en plus l'attitude collective qui se dégage n'inspire pas la confiance, les questions autour de l'équipe se multiplient. Plus que sur Bruno Genesio, nous parlons ici des joueurs.

Du mal à durer ?

Sur les deux dernières parties lyonnaises, le scénario est globalement le même. Un bon début de match, ponctué à chaque fois d'une ouverture du score assez rapide (surtout contre Bordeaux), puis une baisse de rythme, lente mais progressive, jusqu'à s'approcher du fond. Ce fut bien plus tôt contre les Girondins. Est-ce un problème physique ? Certains joueurs, voire certains collectifs, peuvent avoir du mal à encaisser la préparation physique en début de saison, ce qui se ressent dans la production d'un match, jamais complète jusqu'à présent. Concrètement, cela se symbolise par un manque flagrant d'agressivité de la part des joueurs. On a vu cet aspect tout au long du match contre les hommes de Jocelyn Gourvennec, l'équipe adverse ayant tout le loisir de faire tourner et développer son jeu, sans subir aucun pressing rhodanien.

Les joueurs adverses sont à 2 mètres minimum de leur vis-à-vis, sans être attaqués. Résultats, les Gones sont en retard pour intervenir, ce qui provoque des fautes, des cartons (comme le rouge de Max Gonalons notamment) et surtout des buts encaissés ! Comment ne pas pointer l'agressivité des joueurs de l'OL sur les deux premiers buts concédés contre Bordeaux (Sertic TOUT SEUL sur le coup franc, Malcom qui a le temps d'armer à l'entrée de la surface), sans parler de ceux contre Dijon. Certes, le nombre de plus en plus importants de joueurs blessés n'est pas là pour redonner confiance au collectif, fragile dans ces moments-là et qui n'a pas besoin de grand chose pour flancher. Critiqué pour sa saison dernière en demi-teinte, qui peut dire aujourd'hui que Christophe Jallet serait moins utile que Rafael actuellement ? C'est bien son expérience qui manque, d'autant plus lorsque des cadres comme Gonalons craquent samedi dernier. Malgré tout, l'espoir existe pour la suite.

Revenir à de la certitude

Dans ces phases difficiles, l'entraîneur s'appuie sur les fondamentaux, simples mais efficaces. Ici, il s'agirait d'abord de resserrer le bloc équipe, et non de changer de système d'un seul coup (qui n'est pas le problème de l'OL actuellement). On a pu le voir notamment à Dijon, les lignes sont assez espacées, que ce soit entre les joueurs d'un même secteur ou alors entre deux lignes (le penalty concédé par Nicolas Nkoulou en est une belle illustration, le Camerounais étant en retard). Nul besoin de changer de système, il faut faire avec les quelques certitudes qui existent, que ce soit pour Genesio ou dans la tête des joueurs (les quelques repères existant ne doivent pas être bousculés). La nouveauté peut-être destructrice dans ce cas-là (on se souvient du PSG l'an dernier à Manchester City en Ligue des champions ...). Faire en sorte que les lignes soient plus compactes donc, mais aussi augmenter son intensité défensive. En Ligue des champions (même si certains diront "ce n'est que Zagreb"...), toute erreur de ce genre est sanctionnée. Si le côté gauche défensif de Lyon est aussi délaissé que lors des deux précédents matches, c'est que le latéral gauche (Jérémy Morel en l’occurrence) est laissé bien seul.

Tantôt secondé par Alex Lacazette ou Aldo Kalulu, le repli défensif n'était pas bien effectué par ces deux-là (et quand il l'était, cela pouvait même amené un but comme celui de Malcom contre Bordeaux). De même, sur le plan offensif, les hommes du président Aulas ont quand même montré de belles choses depuis le début de saison. Lorsque l'OL jouait à son niveau, l'écart avec ses adversaires était criant (et c'est peut-être ce qui a déstabilisé les joueurs par la suite). A base de combinaison à trois, en une touche de balle et dans les intervalles, les Gones ont des solutions pour mettre en difficulté ses adversaires. Pour cela, il faudra compter sur Sergi Darder, souvent à l'origine des actions, mais aussi sur une plus grande mobilité de ses coéquipiers offensifs. Multiplier les appels, décrocher, dédoubler, sont autant de possibilité dont est capable l'Olympique lyonnais. Mais pour cela, le technicien lyonnais devra faire avec le peu de solutions offensives à sa disposition. Tout en simplicité. Et en efficacité.

 

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