Ce vendredi soir (20h30) au Parc OL, deux des équipes les plus offensives du championnat s'affrontent avec l'OL et l'OGC Nice. En jeu, la deuxième place du championnat.
On attend ce match depuis une semaine des deux côtés. Depuis que Monaco a perdu et cédé son fauteuil de dauphin aux Lyonnais (à égalité certes) et que les Niçois sont revenus à deux points de ce duo. Deux équipes très joueuses, tournées vers l'attaque (2e et 3e attaques de Ligue 1) qui possèdent en plus des individualités en feu en ce moment avec Ghezzal et Ben Arfa. Que le spectacle commence.
Nice ne va pas attendre
Une chose devrait déjà satisfaire Bruno Genesio dans l'approche et la préparation de son match : l'OGC Nice ne viendra pas au Parc OL pour attendre dans son camp et défendre, comme font bon nombre d'équipe de Ligue 1 quand elles viennent à Lyon. Et pour cause, ce n'est pas du tout la philosophie de jeu que prône Claude Puel envers ses joueurs. Quelques chiffres tout d'abord pour prouver ces intentions : les Aiglons sont la 3e attaque de France avec 50 buts (juste derrière l'OL et ses 54 réalisations), 3e en terme de passes décisives avec 31 offrandes (encore une fois juste derrière Lyon et ses 34 assists) et surtout cadrent 42% de leurs tirs (juste derrière le PSG, mais loin devant l'OL). Privilégiant un jeu de possession (environ 54% en moyenne), au sol, les Niçois savent à la fois garder le ballon, le faire circuler et préparer leurs actions, ou alors jouer vite vers l'avant en situation de contre.
Pour cela, l'ancien technicien lyonnais bénéficie de joueurs qui collent parfaitement à son plan de jeu : un "petit" milieu de terrain atypique en Ligue 1 avec le trio Seri - Mendy - Koziello, très mobile et à l'aise dans les intervalles, qui est à la fois le poumon de l'équipe et le pourvoyeur de ballon pour sa ligne d'attaque non moins talentueuse. Avec Plea, Germain (10 buts en Ligue 1) et surtout Ben Arfa (16 buts et 4 passes décisives en championnat), l'OGC Nice possède trois joueurs capables de retourner n'importe quelle défense de l'Hexagone. Il est d'autant plus difficile de les contrer que l'équipe de la Côte d'Azur n'est pas stéréotypée : elle a plusieurs cordes à son arc, avec le jeu court, sur les côtés, dans l'axe, le jeu rapide, ce qui la rend illisible pour l'adversaire. En revanche, Nice peut être mis en difficulté si on les empêche de développer ce jeu.
Lyon ne doit pas attendre
Au match aller, on s'en souvient, l'OL avait sombré 3 à 0 à l'Allianz Riviera. Ce n'était certes pas les mêmes joueurs dans la même forme que celle actuellement pour les Lyonnais, de même que le même entraîneur, mais on avait retenu un enseignement de cette rencontre. Effectivement, les Gones avaient rapidement délaissé le pressing et par conséquent laissé les Azuréens développer leur jeu à leur guise, sans réelle opposition. Grave erreur. Ce genre d'équipe n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle ne se sent pas pressée, et que la technique collective peu se manifester sans opposition. D'ailleurs, on observe depuis le début de saison que les Sudistes n'y arrivent pas quand ils affrontent des adversaires agressifs (on le voit avec les fautes commises par exemple), pressant directement à la source, c'est-à-dire au milieu de terrain.
Interrogé par O&L en conférence de presse, Bruno Genesio a souligné cet aspect-là du match à venir, une clé selon lui. "Je pense oui, effectivement, que le point fort de cette équipe est le milieu de terrain. Ils ont des joueurs très bons techniquement et tactiquement. Et plus on aura l'occasion de gagner des duels dans ce secteur, moins on sera en danger et plus on pourra poser de problème à Nice". Pour ce faire, les Rhodaniens devront presser directement à la perte du cuir, afin de récupérer le ballon très haut, de jouer si possible par les côtés, de manière à ne pas concéder d'occasions et pour créer le danger devant les buts de Cardinale. Le trio Seri - Mendy - Koziello est en difficulté quand on lui rentre dedans, et sans eux, les attaquants n'ont pas de ballons. Si Hatem Ben Arfa arrive à s'exprimer pleinement, et à enchaîner exploit sur exploit, c'est aussi parce que son milieu le met dans les meilleures conditions possibles, de même que Valère Germain. Le technicien rhodanien le sait, d'où la volonté de ne pas mettre en place de "plan anti-Ben Arfa". Il faudrait plutot un "plan anti-Nice" et pour cela, l'OL doit surtout jouer son jeu.

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