Une semaine après avoir perdu à Prague, l’OL retrouve le Sparta ce mardi à Décines. Dans l’obligation de gagner, la formation lyonnaise ne pourra plus vraiment se cacher derrière une stratégie défensive, comme ce fut le cas à l’aller.
Tomber pour mieux se relever ? C’est ce qu’espère tout un club ce mardi soir à Décines pour la manche retour du troisième tour de qualification de la Ligue des champions. Une semaine après avoir pris une insolation à Prague avec une défaite 2-1, l’OL est dorénavant dos au mur. Si l’objectif de retrouver la coupe aux grandes oreilles est encore très loin, l’espoir pourrait s’arrêter bien plus vite que prévu. Se faire sortir par le Sparta Prague aurait des allures de fiascos. Peut-être pas dans la même catégorie que Maribor ou Astra Giorgui car le pedigree du Sparta est un cran au-dessus, mais tout de même…
Ne pas se jeter totalement à l’abordage
Une réaction est attendue, que ce soit chez les joueurs, méconnaissables depuis plusieurs matchs, mais aussi de la part de Paulo Fonseca. L’entraîneur portugais est sous le feu des critiques depuis une semaine. Le revers en Tchéquie y est certes pour quelque chose, mais c’est avant tout sa composition de départ qui a largement fait causer. Un 3-4-2-1 qui n’a pas porté ses fruits, surtout défensivement, avec une certaine passivité. Pourtant, au moment d’une remise en question, le Portugais a surtout pointé l’attitude de ses joueurs plus que de sa stratégie. "Je suis surtout déçu par la prestation défensive. On peut parler du système, mais c’était la meilleure stratégie pour ce match. Cette défaite, ce n’est pas une question de système." Une façon de ne pas perdre la face ? Reconnaitre ses erreurs est aussi source d’une certaine grandeur, mais ce ne fut pas le cas mardi dernier. En voulant assurer à l'aller sans y arriver, l'OL a eu un peu de chance. Celle de n'avoir qu’un but à remonter pour remettre les compteurs à zéro et cela est presque un petit miracle.
Nuamah et/ou Fofana d’entrée ?
On ne peut pas changer le passé et cette défaite est bien là. Toutefois, on peut tenter d’assurer le présent et l’avenir. Et fort logiquement, des changements sont attendus. Dans l’attitude, mais aussi dans le dispositif. En étant dos au mur, l’OL n’a pas d’autre choix que de se montrer plus offensif. A l’excès ? Certainement pas. Comme l’a rappelé Clinton Mata, "il n’y a qu’un but d’écart" et l’heure ne sera pas à se jeter à l’abordage. Car il faut déjà assurer une certaine assise défensive face à un Sparta Prague qui risque de chercher la verticalité. Moussa Niakhaté va faire son retour dans le onze, néanmoins, il va falloir emballer ce match.
En voyant Loïs Openda plutôt bien s’en sortir en n’ayant eu que des miettes, on ne peut qu’avoir un peu d’optimisme pour ce retour. Car l’OL espère retrouver ses ailes. Ernest Nuamah et Malick Fofana sont-ils assez prêts pour être lancés d’entrée ? Fonseca l’espère "avec une semaine d’entraînement supplémentaire". A Prague, on a pu voir que le passage en 4-3-3 avait permis d’avoir une formation plus entreprenante. C’est ce que tout le monde attend mardi soir. Que ce soit avec Fofana, Nuamah, Duranville ou Boudache.

". On peut parler du système, mais c’était la meilleure stratégie pour ce match".
Quel ego , être a ce point dans le déni ne le grandit pas .