OL - U17 : Alexis, le dernier joyau des Martial

Il est le cousin de Johan et Anthony Martial, joue à l’OL et n’a que 16 ans. Il adore défendre, est capable de se projeter en attaque et marquer des buts, comme il le faisait à Sarcelles avant de venir à Lyon. Voici le portrait d’Alexis Martial.

Alexis Martial. Martial, un nom connu par les amateurs de foot et par les supporters lyonnais. Pour Alexis, né en 2001, c’est en région parisienne dans le 95 que tout commence. Gamin, il se passionne pour le foot qu’il pratique avec ses amis dès qu’il en a l’occasion. Rien d’étonnant pour un enfant qui baigne dans une famille passionnée par le ballon rond, le « titi » Parisien débute au nord de Sarcelles dans le club du FC Écouen, toujours dans le Val-d’Oise, à l’âge de 6 ans. « Je voulais débuter plus tôt mais je m’étais cassé la clavicule un an auparavant en jouant au foot dans la rue avec mon ami d’enfance », explique Alexis. Après avoir fait ses gammes à Écouen, il change de club quelques années plus tard pour atterrir à l’AAS Sarcelles. Un club connu pour avoir vu passer Riyad Mahrez notamment. Fan de Thierry Henry, c’est en attaque qu’Alexis évolue à ses débuts, avant de redescendre au poste de numéro 10 puis de milieu relayeur. Repéré par plusieurs clubs français et suite à ses bonnes prestations en région parisienne, il participe aux détections de Clairefontaine et passe les premiers tours avec succès. Par la suite, Lyon, attentif à sa situation, n’attendra pas le tour final pour verrouiller la venue du joueur dans son académie. À la suite d’un tournoi, en évoluant au poste de défenseur central, le joueur a convaincu les recruteurs rhodaniens. « Forcément, mon cousin Anthony (Martial) m’a recommandé d’intégrer le centre de formation de l’OL. À l’époque il jouait à Monaco mais il m’a dit beaucoup de bien du club, que j’allais progresser ». Polyvalent, le jeune espoir a charmé les recruteurs de l’OL et son entourage a accepté son départ dans la capitale des Gaules. Alexis valide ensuite l’offre et rejoint l’Olympique lyonnais pour la saison 2014-2015, il sera logé à l’internat du club.

Un troisième footballeur chez les Martial

La carrière lyonnaise d’Alexis avait pourtant démarré avec quelques difficultés. Loin de sa famille et dans un nouvel environnement, l’adaptation a été longue à digérer pour le garçon de 13 ans. « C’était compliqué. J’étais le seul Parisien à être à l’internat, tu connais quasiment personne au club alors que les autres jeunes de Lyon se connaissent déjà. On était une dizaine à ne pas être de Lyon, il y avait des Stéphanois, des Grenoblois, des joueurs de Thonon. On vivait ensemble à l’internat donc on a su tisser des liens pour s’entraider. Mine de rien, ça forge un mental », témoigne t-il. Ainsi, le jeune garçon prendra du galon lorsqu’il sera sous la houlette de Cyrille Dolce, formateur U15 à l’OL. « La première fois qu’il m’a dirigé, il m’a directement indiqué que je n’allais pas jouer milieu défensif avec lui, mais que j’avais davantage de qualités pour être défenseur central ». C’est pourtant au milieu qu’il sera relancé par Dolce après une blessure à la cheville. Durant son absence, la nouvelle charnière centrale a convaincu l’entraineur, ce dernier donne alors une dernière chance à Martial au milieu où il donnera satisfaction. Le joueur, lui, est élogieux envers son ancien entraîneur. « Il a lancé ma carrière lyonnaise et m’a fait grandir. Il inculque aux joueurs l’ordre, le respect, la rigueur. Il est comme un père avec nous ». En fin de saison, son équipe remporte le célèbre tournoi U15 de Neuville. Sous les yeux de Stéphane Roche, directeur du centre de formation à l’époque et aujourd’hui à la tête des U19 à Lyon, le Sarcellois se révèle. Surclassé, il passera directement avec les U17 la saison suivante.

Si sa saison avec Cyrille Dolce fut capitale pour la suite de sa formation lyonnaise, sa première année avec Armand Garrido a été bien plus compliquée. Dans un groupe majoritairement composé de "2000" qui a vu arriver des recrues au milieu et en défense centrale, les deux postes d’Alexis, ce dernier n’a pas disputé la moindre minute avec les U17 la saison dernière. Le joueur est touché moralement mais parvient à garder la tête haute et se réfugie dans le travail. « Armand Garrido m’a fait évoluer à sa manière. Il peaufine le joueur, il le fait évoluer et tu le sens à la fin de la saison que tu as pleinement progressé à ses côtés. Ce qui est incroyable, c’est qu’il peut te « piquer » au moment ou tu t’y attends le moins. Je me souviens d’un atelier, on faisait des transversales. D’un coup, il se tourne vers moi et il me dit « t’es pas prêt ». Comme ça ! Si tu fais mal un atelier, si tu n’es pas appliqué, il peut te faire courir pendant une heure. On comprend vite qu’il fait ça pour notre progression », se remémore Alexis. « Certes, je n’ai pas joué mais mentalement le coach Armand m’a transformé ». Durant cette période, Martial aurait pu sombrer et voir en lui le doute s’installer. Dans les moments difficiles, il a pu compter sur le soutien de sa famille. Ses parents, souvent présents sur Lyon malgré leur vie à Paris. Sa grande soeur, la première personne qu’il appelle lorsqu’il doit se confier. Et bien évidemment ses cousins, Johan et Anthony, qui embrassent depuis plusieurs années une carrière de footballeur professionnel et peuvent le conseiller dans les bons moments comme dans les périodes plus compliquées.

« Geubbels ? Il me disait, il y a deux ans qu’il jouerait avec les professionnels à 16 ans »

Cette saison, Alexis Martial évolue avec les U17 en championnat et s’entraîne la plupart du temps avec Stéphane Roche chez les U19. Sur le terrain, il joue devant la défense, au milieu et ses 11 matchs depuis le début de saison témoignent de sa régularité dans le groupe de Pierre Chavrondier qui en a fait une de ses pièces maitresses. Timide de nature, le joueur est un autre homme sur le terrain et démontre toute sa force de caractère, ce qui lui vaut de porter régulièrement le brassard de capitaine. Avec déjà trois buts au compteur cette saison, le milieu évoque sa relation avec son entraîneur adjoint Gueida Fofana : « Il est exceptionnel et d’une gentillesse rare. Lorsqu’il nous parle, on a envie de se transcender pour lui. En tant que milieu, il me guide, me donne des conseils. Je me retrouve en lui donc je ressens ma progression. À ses côtés, Pierre Chavrondier est un parfait chef d’orchestre pour mener le groupe ».

Mature malgré son jeune âge, le milieu défensif écrit sa propre histoire, à son rythme et avec détermination pour atteindre ses objectifs. Sans se focaliser sur son nom de famille, lui, le cousin d’Anthony, formé à Lyon, passé par Monaco, transféré à Manchester United et aujourd’hui en équipe de France. Son autre cousin, Johan, défenseur central et grand frère d’Anthony, est bien connu de la Ligue 1 dans laquelle il a évolué durant plusieurs saisons avant de partir en Israël poursuivre sa carrière. « Oui, on parle pas mal football durant les fêtes de fin d'année généralement (rires). Même si on a pas forcément l’occasion d’être tous ensemble avec les carrières de chacun ». Actuellement, Alexis est dans sa deuxième année en tant qu'aspirant à l’Olympique lyonnais. « Mon objectif est de pouvoir porter les couleurs de l’OL au Groupama Stadium, signer professionnel dans mon club formateur », explique-t-il. Comme son cousin Anthony par le passé, Alexis souhaite vivre le monde professionnel à Lyon. Comme Willem Geubbels, son pote, qui obtient du temps de jeu alors qu’il est lui aussi de la génération 2001. « Il me disait, il y a deux ans qu’il allait jouer en professionnel à 16 ans. Il fallait être audacieux pour avoir ces propos. Du coup, je ne suis pas surpris et je suis fier de le voir jouer en pro si jeune. D’ailleurs, Anthony avait démarré au même âge à Lyon», ajoute Alexis. Pour l'heure, il se focalise sur les play-offs à décrocher avec les U17 cette saison et veille à poursuivre sa progression au sein de son club formateur. Décidément, les Martial ont bien le football dans les gènes.

2 commentaires
  1. GaelG_FWI - jeu 14 Déc 17 à 13 h 24

    Oui, tu es le seul. A part la couleur de peau ils ont pas grand chose en commmun. Mbappé a un visage très rond (c'est pour ça que son surnom est Donatello), Alexis a un visage beaucoup plus fin et un peu rectangulaire comme son cousin Anthony.

  2. ol-91 - jeu 14 Déc 17 à 22 h 37

    Mais par le jeu, c'est Aouar qui ressemble à M'Bappé.

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